Rendez à César ce qui revient à César, et à Dieu ce qui revient à Dieu.


Qui ne connaît pas cette célèbre citation de Jésus ? On l'applique à toutes les sauces pour signifier qu'il faut reconnaître le mérite de telle ou telle personne. Le sens original intenté par Jésus diffère toutefois, voici le contexte:

Marc 12:12 Les chefs des prêtres, les spécialistes de la Loi et les responsables du peuple cherchaient un moyen d'arrêter Jésus. Mais ils avaient peur des réactions de la foule. En effet, ils avaient bien compris que c'était eux que Jésus visait par cette parabole. Ils le laissèrent donc, et se retirèrent.
13 Cependant, ils lui envoyèrent une délégation de pharisiens et de membres du parti d'Hérode pour le prendre au piège de ses propres paroles.
14 Ils vinrent lui dire: ---Maître, nous savons que tu parles vrai et que tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne regardes pas à la position sociale, mais tu enseignes en toute vérité comment Dieu nous demande de vivre. Dis-nous: avons-nous le droit de payer des impôts à César? Devons-nous le faire ou non?
15 Mais Jésus, sachant combien ils étaient hypocrites, leur répondit: ---Pourquoi essayez-vous de me prendre au piège? Apportez-moi une pièce d'argent, que je la voie!
16 Ils lui en apportèrent une. Alors il leur demanda: ---Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles? ---De César.
17 Alors Jésus leur dit: ---Rendez à César ce qui revient à César, et à Dieu ce qui revient à Dieu. Ils en restèrent tout déconcertés.

Les pharisiens et les hérodiens pensaient le piéger, ils s'imaginaient que Jésus serait perdant peu importe ce qu'il répondrait. S'il disait de payer l'impôt à César, il aurait descendu dans l'estime des juifs qui étouffaient sous la domination romaine. S'il disait de ne pas payer l'impôt à César, on aurait pu le dénoncer aux autorités romaines et le faire mettre en prison.

Parfois Jésus refuse de répondre ou répond par une autre question pour éviter les pièges (Marc 11:27-33), mais cette fois-ci, Jésus les décontenance en ne répondant pas directement à leur question.

Jésus pouvait être critique face à l'impôt, il n'hésitait pas à remettre en question sa légitimité même (Mt.17:24-37), mais cette fois-ci, il s'était bien garder de le faire car il avait discerné qu'on tentait de le pièger, voir le verset 15.

Matthieu 17:24 Lorsqu’ils arrivèrent à Capernaüm, ceux qui percevaient les deux drachmes s’adressèrent à Pierre, et lui dirent : Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes ?
25 Oui, dit-il. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, et dit : Que t’en semble, Simon ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des tributs ou des impôts ? de leurs fils, ou des étrangers ?
26 Il lui dit : Des étrangers. Et Jésus lui répondit : Les fils en sont donc exempts.
27 Mais, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l’hameçon, et tire le premier poisson qui viendra ; ouvre-lui la bouche, et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi.

Si Jésus montre ici qu'il est prêt à aller contre ses convictions personnelles pour ne pas scandaliser les gens, il ne fait cependant jamais de compromis avec le péché. Ce n'était donc pas un péché pour lui de ne pas payer l'impôt exigé par le temple. Jésus a toujours obéi à la loi de Dieu, il l'a accompli parfaitement (Mt.5:17-18) mais il a fréquemment transgressé la loi établie par les hommes (par exemple : Mt.15:1-9, Luc 6:1-11).

Matthieu 5:17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.
18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé.

En terminant, voici un passage complémentaire sur le rapport du chrétien avec les autorités.

Romains 13:1 Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu.
2 C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes.
3 Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l’autorité ? Fais-le bien, et tu auras son approbation.
4 Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal.
5 Il est donc nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience.
6 C’est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction.
7 Rendez à tous ce qui leur est dû: l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur.
8 Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi.
9 En effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
10 L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi.

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