Introduction à la Cène




L'attachement qui unit le Seigneur Jésus-Christ à son Église garde une part de mystère qui peut être perçu seulement par la foi quand le Saint-Esprit daigne le révéler à ceux qu'Il a choisi dans sa souveraineté.

Cet attachement est particulièrement profond et riche en signification dans les deux seuls rites que Jésus a laissé à son Église. Ces deux rites ramènent le chrétien à la croix où Jésus a porté leurs péchés et rendu le salut de leurs âmes possible.

Le baptême d'eau et le repas du Seigneur sont la manifestation extérieure, concrète et visible de la réalité intérieure, abstraite et invisible. Tout comme Dieu n'a pas voulu demeurer un concept abstrait pour les hommes mais est venu à notre rencontre en prenant un corps concret et visible en Jésus-Christ, de même il nous a laissé ces deux signes concrets et visibles de sa présence invisible en nous et de sa communion avec nous. Il a commencé son ministère avec l'un et l'a terminé avec l'autre. Les deux sont dans sa mort qui annonce aussi sa résurrection.
  1. Le rite du baptême d'eau est l'illustration du baptême de l'Esprit qui nous introduit dans le corps spirituel de Jésus-Christ, Ga.3:27, en nous crucifiant avec Jésus, en nous ensevelissant avec Lui et nous resuscitant avec Lui pour enfin nous asseoir au ciel avec Lui, Ro.6:3-7, Col.2:11-12, Ep.2:5-6. Sans l'action du Saint-Esprit, le rite n'a aucun effet.
  2. Le rite de la Sainte Cène, communément appelé aussi le repas du Seigneur nous rappelle la mort corporelle de Jésus et son sang qui a coulé pour nous afin de nous purifier de nos péchés.

    Jé.16:7 On ne rompra pas le pain, quand on mènera le deuil, pour consoler quelqu'un au sujet d'un mort. On ne lui offrira pas la coupe de consolation au décès de son père ou de sa mère.

    Lors de la dernière Cène, Jésus officiait son propre deuil, suivant la coutume centenaire voire millénaire observée après l'enterrement d'un être cher chez les sémites, à l'image des buffets qu'on sert souvent au salon mortuaire après la cérémonie. Voilà pourquoi Paul disait qu'on annonce la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne quand on prend le repas du Seigneur (1Co.11:26). De plus, Jésus associe le pain à son propre corps et le bon à son propre sang (Luc 22:19). Le repas du Seigneur illustre aussi la nourriture spirituelle dont nos âmes ont besoin régulièrement pour nous consoler (i.e. coupe de consolation Jé.16:7) dans nos propres difficultés jusqu'au retour de Jésus, c'est pourquoi, contrairement au baptême, le repas du Seigneur est repris régulièrement jusqu'à son retour. Cette nourriture est la Parole de Dieu qui nous enseigne la volonté de Dieu pour nos vies, cf. Mt.4:4, Jn.4:34. La Cène illustre que le Saint-Esprit Consolateur a fait de chacun de nous les membres d'un seul corps spirituel, celui de Jésus. C'est un grand symbole de communion (1Co.10) et d'unité, cf. 1Co.12.

Mt.20:22 Jésus répondit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, dirent-ils. 23 Et il leur répondit: Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui mon Père l'a réservé.

Dans ce dernier passage, l'image de la coupe est aussi évoquée, la coupe que Jésus servirait à la dernière Cène pour illustrer sa mort ; «ceci est mon sang», car le sang est aussi une évoquation de la mort. C'est pourquoi on l'appelle le baptême de sang. Jésus avait donc prophétisé que ses apôtres allaient tous mourir martyrs comme lui sans nécessairement que ce soit par la crucifixion.

Il y a 7 aspects du repas du Seigneur décrits en détail dans le menu de droite.

  1. En rapport avec le pain et le vin qui nous rappelle l'effort et la douleur que cela a coûté à Jésus.
  2. En rapport avec la présence ou l'absence de Jésus lors de la Cène
  3. En rapport avec le repas pascal qui nous rappelle notre délivrance du péché
  4. En rapport avec le repas du sacrifice de communion qui nous rappelle notre union en Jésus, les uns avec les autres.
  5. En rapport avec la dimension spirituelle et éternelle qui nous rappelle notre association à Jésus à sa mort sur la croix.
  6. En rapport avec le repas de la nouvelle alliance qui nous rappelle l'engagement que nous avons pris envers Dieu et Dieu envers nous d'être fidèles mutuellement.
  7. En rapport avec le repas des noces de l'Agneau qui nous rappelle l'espérance de notre union avec Jésus dans l'éternité.









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Nous sommes jeudi 25 mai 2017