Les théories de l'expiation
Au sein du christianisme, diverses théories ont été élaborées pour illustrer le fonctinonement de l'expiation Les Églises et dénominations peuvent diverger selon la métaphore qu'elles considèrent conforme à leur point de vue théologique. Cependant, tous les chrétiens assurent que Jésus est le sauveur du monde et qu'à travers sa mort, les péchés de l'humanité ont été pardonnés.

La théorie de la rançon


La première métaphore, résumée par la théorie de la rançon à Satan, fut avancée par le théologien du IVe siècle Grégoire de Nysse et basée sur des versets tels que Marc 10:45: « Car le Fils de l'homme est venu (...) pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » Dans cette métaphore, Jésus libère l'humanité de l'esclavage de Satan et ainsi de la mort, en donnant sa propre vie comme rançon. La victoire sur Satan consiste à échanger les vies de l'imparfait (l'humanité) contre la vie du parfait (Jésus). On donne comme métaphore que Jésus était l'appât et sa divinité l'hameçon qui l'a fait remonter du séjour des morts. Cette théorie est tombée en désuétude par la suite. D'ailleurs la Bible ne mentionne pas à qui la rançon a été versée.

La théorie du Christ victorieux


Elle est une variation du concept de la rançon payée à Satan. Soumise par le prêtre luthérien Gustaf Aulen (1879-1978), La théorie du Christ victorieux voit Jésus non pas comme étant utilisé comme une rançon mais plutôt comme triomphant de Satan dans une bataille spirituelle et libérant ainsi l'humanité esclave, de son geôlier.

La théorie de la satisfaction


Le théologien du XIe siècle Anselme de Cantorbéry a critiqué très sévèrement la théorie de la rançon payée à Satan. Il a énoncé sa propre théorie, appelée la théorie de la « satisfaction ». Selon cette image, l'humanité a une dette, non pas envers Satan, mais envers Dieu lui-même. Un souverain est capable de pardonner une insulte ou une offense en sa qualité personnelle, mais parce qu'il est souverain, il ne le peut pas si l'État a été déshonoré. Anselme affirmait que l'offense envers Dieu est si grande que seul un sacrifice parfait pouvait satisfaire à cette situation, et Jésus étant à la fois Dieu et homme, est ce sacrifice parfait.

La théorie de la substitution pénale


Une variation de la théorie de la satisfaction est celle de la « substitution pénale » qui est communément soutenue par les protestants. Au lieu de considérer le péché comme un affront à l'honneur de Dieu, cette théorie le voit comme une violation de la loi morale de Dieu. Mettant l'accent sur Romains 6:23 (le salaire du péché c'est la mort), la substitution pénale considère l'homme pécheur comme étant soumis au courroux de Dieu, et l'œuvre salvatrice de Dieu se substituant à la place du pécheur, supportant la malédiction à la place de l'homme (Galates 3:13).

La théorie gouvernementale


Cette autre variante de la théorie de la satisfaction a été élaborée par Hugo Grotius. Celle-ci voit Jésus comme recevant une punition en tant qu'exemple public de jusqu'à quel point Dieu va pour faire respecter l'ordre moral.

La théorie de l'influence morale


Une dernière théorie est celle de la guérison, associée à Pierre Abélard au XIe siècle et Paul Tillich au XXe siècle. Selon elle, la mort de Jésus sur la croix démontre l'étendue de l'amour de Dieu pour nous, et touchée par ce remarquable acte d'amour, l'humanité réagit et est transformée par la puissance du Saint-Esprit. Cette conception est adoptée par la plupart des théologiens libéraux sous le nom de théorie de l'influence morale. Elle forme aussi la base de la théorie de René Girard du « désir mimétique ».

Conclusion


Chacune à leur façon, ces théories reconnaissent l'étendue et la profondeur de l'expiation. Il n'y a rien de tel ailleurs.

À la lumière du Nouverau Testament, la situation de l'homme déchu est désastreuse, elle est exprimée de bien des manières pour nous faire réaliser la gravité de sa situation ; il est perdu, il s'en va en enfer, il va périr, il sera jeté dans les ténèbres du dehors. Le moyen que Dieu a choisi pour secourir l'homme sera aussi exprimée de plusieurs manières dans les Écritures ; l'expiation parle de rançon, de propritiation, de justification, de rédemption, de salut.

Il y a du bon dans chacune des théories même dans celles qui vont trop loin. Comme la Bible le dit : Examinez toutes choses et retenez ce qui est bon. La théorie de la rançon montre que ça l'a coûté cher à Dieu de nous racheter ; son propre Fils.

La théorie du Christ victorieux rappelle que Jésus a défait le péché et Satan et qu'Il nous fait participer à sa victoire. La théorie de la satisfaction rappelle que la colère de Dieu s'est détournée de nous grâce à l'oeuvre de Jésus. Sa mort nous a rendus propices. La théorie de la substitution pénale souligne le fait que le péché mérite la mort et que Jésus sans péché, est mort à notre place. Enfin, la théorie de l'influence morale rappelle l'amour de Dieu pour nous.





Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









Vous êtes sur la page :



Et vous êtes arrivé de la page :


Cliquez ici pour y retourner



Nous sommes lundi 23 Octobre 2017