Jésus – la présence qui guérit
Regardons de plus près l’histoire de cette femme guérie d’une « perte de sang » dans Luc 8 : 43-44. Jésus n’entreprit rien dans toute cette histoire. Elle s’approcha de Lui, ne fit rien de plus que de tendre un doigt pour toucher la bordure de Son vêtement et instantanément elle fut guérie. Elle avait découvert un secret. La puissance et la guérison émanent de Sa présence. Nous n’avons pas besoin d’une technique spéciale ni de faire des exercices spirituels pour être guéris. Ceci transparaît également dans Marc 6 : 56 : « On mettait les malades sur les places publiques, et on le priait de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchaient étaient guéris ». Aucun d’eux n’était un « athlète religieux ». Ils s’approchèrent simplement de Jésus.

La guérison de cette femme a un aspect très touchant. Elle était non seulement malade mais était également un cas social. Ses hémorragies la rendaient impure et personne ne voulait avoir à faire avec elle, par crainte de devenir impur également. Elle était un paria. Dans Lévitique 15 : 19, il est écrit que si une femme avait un flux, « quiconque la touchera sera impur ». Cette femme savait qu’en touchant le vêtement de Jésus, elle Le rendrait impur, mais elle pensa que personne ne le remarquerait. Néanmoins, Jésus le sut instantanément. Il sentit une force sortir de Lui et demanda : « Qui m’a touché ? ». La petite femme fut effrayée et terrifiée. Elle ne s’était pas attendue à une telle situation. S’Il savait qu’elle L’avait touché, Il savait également qu’Il avait été souillé. Elle se cacha alors dans la foule. Mais Jésus continua de demander qui L’avait touché. Pour finir, elle s’avança tremblante et apeurée et admit publiquement la vérité, le fait qu’elle avait été malade et pourquoi elle L’avait touché.

Jésus savait que tout le monde l’évitait. Son visage semblait si exsangue, pâle et malade. Tout son argent était passé dans les mains des médecins et elle ne pouvait plus se payer un traitement pour son anémie. Lorsqu’elle se tint devant Lui et qu’Il entendit son histoire, Il ne lui fit aucun reproche, Il n’avait aucune colère. Il la bénit : « Ta foi t’a guérie, va en paix ! » (Luc 8 : 48). Si elle L’avait souillé, Il la purifia. Voilà comment est Jésus ! Toujours ! Il prend notre impureté et nous donne Sa pureté.

« Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5 : 21).

Un érudit romain, Pline l’Ancien, qui vécut du temps de Christ, rapporta ce que les gens disaient sur les femmes souffrant d’hémorragie. Elles représentaient une menace. Leur condition pouvait avoir des répercussions néfastes de tout genre : rendre un vin nouveau aigre, faire tomber les fruits des arbres, faire mourir des ruches entières d’abeilles et donner la rage aux chiens. Si une femme comme celle mentionnée dans notre histoire avait jeté un regard furtif sur un bébé, ce dernier aurait pu être empoisonné. Cette pauvre femme qui toucha Jésus savait tout cela. Nous pouvons bien nous imaginer combien elle se sentit mal en osant toucher de ses doigts le vêtement de Jésus Christ.

Lorsque Jésus lui dit : « Ta foi t’a guérie, va en paix », Jésus révolutionna toutes les idées qui existaient sur Dieu. Pour les Juifs à cette époque, Yahweh était un être transcendant et terrifiant. On ne pouvait pas s’approcher de Lui sans grande précaution. Même les sacrificateurs devaient observer des conditions scrupuleuses de perfection rituelle. Puis Jésus vint et la puissance de guérison coula simplement de Lui, même pour les intouchables.

Les païens avaient de Dieu une idée encore plus vague. Ils pensaient qu’Il était un nuage de puissance inconnue, sans sentiments, indescriptible et immuable. Ce « quelque chose » était si pur, qu’il ne pouvait interférer avec la chair humaine ou le monde matériel. Sans passion, Il demeurait inaccessible. Néanmoins, le Fils de Dieu prit une forme humaine et bien qu’Il soit Dieu, Il étreignit même les lépreux. Nous voyons Dieu comme Il est de toute éternité – rempli de pitié, d’amour et de puissance. Lorsque la main tremblante d’une petite femme rejetée Le toucha, la vérité jaillit pour changer le monde à jamais : Dieu est amour.

En méditant sur cette histoire, on réalise que la vérité extraordinaire ne fut pas le miracle mais le fait que Jésus accepta cette femme telle qu’elle était, et mit en avant la dimension de Sa divinité en faveur de cette poussière d’humanité déchue. Le Prince de gloire avait le souci de parler à une âme oubliée.

Lorsque nous parlons de la présence de Dieu, cela signifie la présence de Dieu parmi nous, pas seulement Sa présence dans le Ciel. Sa présence est le Ciel. Il amène le ciel dans la vie de gens ordinaires.

CfaN organise des campagnes d’évangélisation parfois dans les pays les plus pauvres du monde, où certaines personnes ne possèdent rien de plus qu’une couverture. La foule peut compter des centaines de milliers de personnes incluant les plus pauvres parmi les pauvres mais Dieu vient toujours sur eux avec des bénédictions extraordinaires. Il a un intérêt spécial pour chaque individu, Il les sort du pire des marasmes et donne un sens à leur vie. Jésus dit : « La bonne nouvelle est prêchée aux pauvres » (Matthieu 11 : 5).

Que nous ayons à faire à une femme malade, à un maître comme Paul, à Saint Augustin, à Luther, à un roi ou à un paysan, le cœur même de la foi chrétienne est la présence et la proximité de Jésus. Il aimerait passer du temps avec vous et moi.

Reinhard Bonnke

source : http://www.bonnke.net/cfan/fr/selbst3

CFaN : Christ For all Nations





Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









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