Voler, est-ce grave ?


7 ruses du malin pour vous convaincre de voler

Je parle de ruses, car il s’agit bien d’amener à voler, en s’appuyant sur les penchants malhonnêtes et honnêtes de chacun. Derrière un acte apparemment anodin, c’est l’occasion de le faire se détourner de Dieu, brèche ouverte dans sa conscience pour se préparer à d’autres transgressions.
Ruse n°1 : Minimiser et relativiser

Certes, il est inscrit « Tu ne voleras point » dans le décalogue, mais la raison humaine nous dit que ce n’est pas d’une gravité comparable à un meurtre par exemple.

L’on prétend sortir de la rigueur post-révolutionnaire de « qui vole un œuf, vole un bœuf » qui envoya Jean Valjean au bagne et épargne les escrocs en col blanc.

Ruse n°2 : Prôner une morale de circonstance

Si un fonctionnaire intransigeant refuse mes explications sur ma bonne foi et que je dois payer une amende injustifiée, n‘ai-je pas le droit de voler l’administration quand l’occasion se présentera ?

Si quelqu’un me trompe et que du fait de ses mensonges ou de sa malveillance je perds de l’argent ou un bien, ne pourrais-je pas l’arnaquer aussi ?

Si mes collègues obtiennent des promotions ou des avantages par copinage ou par des astuces malhonnêtes, n’aurais-je pas le droit d’en faire autant à la prochaine occasion ou au moins de me servir dans la caisse ou d’amener chez moi certains objets de mon bureau ?

Il y a vol et vol, je choisis de ne pas dépouiller une vieille dame qui est pauvre mais je prends sans souci un livre dans une salle d’attente d’un riche médecin. On peut préférer le vol anonyme, voler du linge d’une grande chaîne d’hôtel est moins culpabilisant que de les dérober chez un ami ou un voisin.

Ruse n°3 : Exploiter notre juste révolte contre les injustices sociales

Les injustices sociales, surtout quand nous les subissons, réveillent des sentiments de colère et de révolte. La tentation de se faire justice soi-même est grande. Celle de sortir du chemin balisé par la loi républicaine aussi.

Quand on est rejeté publiquement ou insinueusement, méprisé ou ridiculisé à cause de ses origines ethniques, de son âge ou de son sexe, la révolte est spontanée. Ajouter à cela une mauvaise rencontre, et on bascule dans un commerce douteux.

L’on peut aussi mal supporter de ne trouver aucune reconnaissance pour ses activités (mère au foyer, artiste, enseignant etc) alors que d’autres activités légales semblent anormalement lucratives.

L’on peut être scandalisé de l’étalage de richesses de certains.

Ruse n°4 : L’occasion crée le larron.

Voler est très courant. Peu de gens sont vraiment honnêtes, beaucoup ne s’abstiennent de voler que par fainéantise, manque d’imagination ou peur d’être ridicules s’ils sont pris.

Or on se rend vite compte que certains vols ne seront jamais découverts, alors pourquoi ne pas en profiter ?

Ruse n°5 : Le plaisir du vol

Celui qui vole éprouve du plaisir. Il se sent rusé, est fier de ne pas se faire avoir, se sent supérieur, invincible.

Ruse n°6 : Le piège

Parfois l’on dépense tellement que l’on est amené à continuer à voler. L’on prend de telles habitudes de vie qu’il devient difficile d’y renoncer. On ne veut plus faire d’effort pour acquérir ce que l’on sait obtenir facilement et avec le plaisir du contournement de la loi.

Ruse n°7 : Se donner bonne conscience

La ruse suprême pour conduire au vol ceux qui ne sont pas très intéressés par l’argent, ni par l’abondance de biens : les amener à voler non pour eux, mais pour donner aux autres, à leur famille, à leurs amis, aux nécessiteux. Ils auront la satisfaction de se croire généreux et de cultiver une bonne image d’eux auprès de ceux qui reçoivent leurs dons.

- Axelle









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