Modalisme
Définition du modalisme

Il n'y a qu'un seul Dieu; Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont trois modes ou manifestations par lequel le même Dieu se manifeste aux hommes.

Origine du modalisme

Le monothéisme est bien ancré dans les Écritures, cf. 1Co.8:6, Ep.4:6 et 1Ti.2:5 même les démons le reconnaissent, cf. Ja.2:19

1 Corinthiens 8:6 néanmoins pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.


William Branham

Ephésiens 4:6 un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous.

1 Timothée 2:5 Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme,

Jacques 2:19 Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent.

Maintenant il faut concilier cela avec le fait que la Bible appelle Dieu Jésus aussi, cf. Jn.1:1, 20:28 et que le Saint-Esprit est associé au Père et au Fils d'une manière qui est impensable pour la plupart à lui refuser aussi la divinité.

Dans cette perspective certains en sont venus à croire que le Christ, Fils de Dieu, et Dieu le Père n'étaient qu'un seul Dieu : pas dans le sens que Dieu puisse être appelé Fils de par sa nature ou de toute éternité, mais qu'il aurait reçu ce titre de Fils au moment de son incarnation. Ainsi, tout ce que le Christ a enduré dans sa chair, ils l'ont attribué au Père : conception et naissance virginales, passion, mort et résurrection, et tout ce que les Écritures nous apprennent du Christ selon la chair. C'est pourquoi on les surnommait aussi patripassiens (pater + passus = le Père qui souffre, en référence à la croix).

C'est en appliquant Ro.9:5 à Christ que Noetus, évêque de Smyrne au 4ème siècle, en est venu à la conclusion que puisque Christ est au-dessus de tous, il n'y a personne au-dessus de lui, pas même Dieu le Père, par conséquent, il doit donc être Dieu le Père lui-même!

Version de la Bible Colombe

Ro.9:5 de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de tous, Dieu béni éternellement, Amen!

Note de la Bible Colombe

On peut traduire aussi

Ro.9:5 de qui est issu le Christ selon la chair. Que le Dieu qui est au-dessus de toutes choses soit béni éternellement.

C'est ainsi que lui et Sabellius ont développé le concept modaliste de la divinité qui consiste en 3 manifestations du même être divin dans l'Ancien Testament (Dieu Yahvé) = pendant l'incarnation (Jésus) et dans le Nouveau Testament (le Saint-Esprit).

Les modalistes se basaient aussi sur Ésaïe 45:5

Je suis l'Éternel et il n'y en a point d'autre. Hors de moi, il n'y a point de Dieu.

et Jean 14:11

Je suis dans le Père et le Père est en moi.

Il y a eu même un pape, Callixte 1er qui avait adhéré à cette doctrine.

Pour eux, c'étaient des preuves que le Père, le Fils et le Saint-Esprit étaient la même personne. Ils revenaient constamment avec ces versets au point que certains commentateurs du temps dirent que pour eux on croirait que les Écritures se résument à ces versets.

Jn.10:30 est aussi un verset de prédilection chez les modalistes:

Moi et le Père nous sommes un

. A ce passage nous pourrions répondre tout d'abord que Jésus ne dit pas: Moi et le Père je suis un mais nous sommes un, indiquant par l'emploi du pluriel nous qu'il se distingue du Père en tant qu'individu. Nous sommes aussi appelés à être un sans pour autant perdre notre personnalité, cf.Jn.17:20

Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole,
21 afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
22 Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, -
23 moi en eux, et toi en moi, -afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.

Les croyances des modalistes produisaient des situations assez bizarres; comme celle où Jésus sur la croix s'écrie en fait à lui-même : pourquoi me suis-je abandonné.. C'était le principal argument contre soutenu par les pères de l'Église était que le Fils a été séparé du Père à la croix, donc il s'agit bien de deux personnes distinctes.

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? Mt.27:46.

De plus Jean cite Jésus disant explicitement que le témoignage de 2 est vrai, le sien et celui de son père, montrant par là qu'il est bien une personne distincte du Père, voir Jn.8:17-18

Il est écrit dans votre loi que le témoignage de deux hommes est vrai; 18 je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m'a envoyé rend témoignage de moi. 19 Ils lui dirent donc: Où est ton Père? Jésus répondit: Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père.

Jésus ici se distingue nettement de Dieu, son Père céleste, il dit que lui et le Père sont deux, deux personnes aussi distinctes que deux hommes sont deux personnes distinctes, ce qui fait que son témoignage est vrai. Si le Fils n'était qu'une autre manifestation du Père il n'aurait se servir de ce passage de l'Ancien Testament pour appuyer son témoignage.

On pourrait citer aussi

Jn.17:3 La vie éternelle c'est qu'il te connaisse, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.

Encore une fois ici, il est clair que l'expression "le seul vrai Dieu" se réfère seulement au Père puisque le Fils, Jésus-Christ, est mentionné tout de suite après. Jésus le Fils de Dieu n'est pas le Fils de lui-même mais de son Père qui a déclaré du ciel

Celui-ci est mon Fils bien-aimé Mt.17:5 !

Le modalisme aujourd'hui

Tombée en désuétude pendant des siècles, cette doctrine a pris un second souffle au 20e siècle, en particulier par l'entremise de William Branham, mais un second souffle tout de même mitigé, par rapport à l'ensemble de la chrétienté.

J'ai lu la biographie de

.
J'avais rencontré des gens faisant partie de son groupe. Il est né dans la plus grande pauvreté, ne pouvant avoir accès à l'éducation, à l'église ou à la Bible puisque ses jeunes parents vivaient dans une cabane dans les collines du Kentucky. Dieu a donc dû lui donner des révélations pour se faire connaître à lui. Il a longtemps résisté, ne sachant pas quoi penser de ces révélations puisque personne dans son entourage pouvait lui expiquer ce qu'il vivait. Un jour, il s'est retrouvé à l'hôpital après avoir inhalé des gaz toxiques à son travail. Les docteurs n'avaient plus aucun espoir de sauver sa vie. Le Seigneur lui a parlé une fois de plus et cette fois-ci, il a décidé de lui obéir et lui donner sa vie. Dieu l'a guéri, à la grande surprise du docteur qui, même s'il n'était pas chrétien, avait reconnu que Dieu avait visité Branham. Il est ensuite devenu prédicateur dans le milieu baptiste pendant plusieurs années. Après avoir perdu sa femme et son fils dans une tragédie, un ange est venu le consoler et lui révéler qu'il allait avoir un grand ministère de guérison. Il prêchait que ce que les docteurs appelaient "cancer", il l'appelait "diable", la foi tue la maladie et l'incrédulité la ressuscite. Il s'est associé au mouvement pentecôtiste. Il s'en est dissocié vers la fin des années 1950 quand il s'est mis à enseigner le modalisme. Vers la fin de sa vie il s'était mis à étudier les astres. C'est donc un mélange de vérité et d'erreur. J'ai connu un pasteur qui a délaissé les enseignements de Branham et qui a ramené sa congrégation à l'écoute de la Bible seulement.


Note sur Ro.9:5

Ro.9:5

le Christ, qui est au-dessus de tous, Dieu béni éternellement, amen.

Certains y voient une doxologie, il n'associe pas le Christ à Dieu dans ce passage. Car disent-ils, ce n'est pas dans les habitudes de Paul d'appeler Jésus, Dieu, d'autant plus que le contexte parle du rétablissement d'Israël. Paul ne faisait pas un exposé de christologie, mais plutôt bénissait Dieu pour les promesses faites à Israël.

Ro.1:25 est au autre exemple d'une doxologie par Paul,

au lieu du créateur, qui est béni éternellement.

Cependant d'autres érudits disent que si c'était une action de grâces, le terme "béni" serait placé devant "dieu", comme dans Mt.23:39, Lu.1:68, Ep.1:3, 1Pi.1:3. Ceux-ci trouvent que ce serait un endroit incongru pour y insérer une doxologie.

Pour sa part, Irénée de Lyon, un des premiers pères de l'église, cite dans son livre contre les hérésies II 6:2, Ro.9:5 en rapport avec Dieu le Père.

La Bible Colombe, comme on a vu, a traduit le passage comme s'il se référait à Jésus mais a tout de même mis dans sa marge une traduction qui réfère Dieu au Père comme étant une doxologie.


Branham s'appliquait à lui la prophétie suivante:

Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l'Éternel arrive, ce jour grand et redoutable. Malachie 4:5

A propos de sa photo avec une auréole, selon lui c'était l'ange qui l'accompagnait qui produisait ce phénomène qui a été confirmé par plusieurs témoins.

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