La boîte noire de Darwin -
le défi biochimique à la théorie de l'évolution
Le défi biochimique à la théorie de l'évolution

Comprendre comment fonctionne une chose n'est pas pareil à comprendre comme elle est venue à l'existence. Par exemple, le mouvement des planètes dans le système solaire peut être prédit avec une précision époustouflante; cependant l'origine du système solaire est toujours controversée.

LA BOÎTE NOIRE DE DARWIN

La science a fait des progrès énormes dans la compréhension du fonctionnement de la chimie de la vie, mais l'élégance et la complexité des systèmes au niveau moléculaire ont paralysé les tentatives de la science pour expliquer leurs origines. Il n'y a eu virtuellement aucune tentative pour expliquer l'origine des systèmes biomoléculaires complexes, spécifiques, encore moins aucun progrès. Plusieurs scientifiques ont affirmé que les explications sont déjà à la portée de la main, ou le seront tôt ou tard, mis aucun support pour de telles affirmations ne peut être trouvé dans la littérature scientifique professionnelle. Plus important, il y a des raisons irrésistibles - basées sur la structure des systèmes eux-mêmes - de penser qu'une explication Darwinienne pour les mécanismes de la vie sera toujours hors de portée.

La boîte est ouverte

La biologie lilliputienne

LES LIMITES D'UNE IDÉE

La biochimie est l'étude de la base même de la vie: les molécules qui font les cellules et tissues, qui catalysent les réactions chimiques dans la digestion, la photosynthèse, l'immunité et plus. Le progrès époustouflant accompli par la biochimie depuis les années 50 est un tribut monumental à la puissance de la science pour comprendre le monde. Cela nous a apporté plusieurs bénéfices pratiques en médecine et en agriculture. Nous allons peut-être avoir un prix à payer pour notre connaissance. Quand les fondations sont déterrées, les structures qui reposent sur elles sont ébranlées; parfois elles s'effondrent. Quand des sciences comme la physique ont finalement découvert leurs fondations, les vieilles manières de comprendre le monde ont dû être mises de côté, révisées de long en large, ou restreinte à une partie limitée de la nature. Arrivera-t-il la même chose à la théorie de l'évolution par sélection naturelle?

Si vous cherchez dans la littérature scientifique sur l'évolution, et si vous concentrez votre recherche sur la question concernant la manière que les machines moléculaires - la base de la vie - se sont développées, vous allez trouver un silence complet et inquiétant. La complexité de la fondation de la vie a paralysé toute tentative de la science pour l'expliquer; les machines moléculaires élèvent une barrière encore impénétrable pour la portée universelle du Darwinisme. Pour découvrir pourquoi, je vais expliquer dans ce livre plusieurs machines moléculaires fascinantes, et ensuite demander si elles pourront jamais être expliquées par la sélection mutation / naturelle faite au hasard.

L'évolution est un sujet controversé. Plusieurs personnes pensent que remettre en question l'évolution Darwinienne doit équivaloir à épouser le créationnisme. Comme on le comprend habituellement, le créationnisme implique la croyance en une terre formée il y a seulement 10000 ans environ, une interprétation de la Bible qui est toujours très populaire. Pour la forme, je n'ai aucune raison de douter que l'univers soit vieux de milliards d'années comme le disent les physiciens. De plus, je trouve que pas mal convaincante l'idée d'un ancêtre commun pour tous les organismes et je n'ai aucune raison particulière de la mettre en doute. Je respecte grandement le travail de mes collègues qui étudient le développement et comportement des organismes à l'intérieur du cadre évolutionniste, et je pense que les biologistes évolutionnistes ont contribué énormément à notre compréhension du monde. Si le mécanisme Darwinien - la sélection naturelle opérant sur la variation - peut expliquer plusieurs choses, cependant, je ne crois pas qu'il explique la vie moléculaire. Je ne pense pas aussi que cela soit surprenant que la nouvelle science du très petit puisse changer la manière que nous envisageons le moins petit.

UN BREF RÉSUMÉ DE L'HISTOIRE DE LA BIOLOGIE

Une boîte noire est un terme saugrenu pour un appareil qui fait quelque chose, mais dont le fonctionnement interne est mystérieux - parfois parce que le fonctionnement ne peut être vu, parfois parce qu'il est tout simplement incompréhensible. Les ordinateurs sont un bon exemple d'une boîte noire. La plupart d'entre nous utilisons ces merveilleuses machines sans la moindre idée de leur fonctionnement interne. Même en ouvrant le couvert, toutes les pièces nous semblent sans queue ni tête. Il n'y a aucune connexion simple qu'on puisse observer entre les parties de l'ordinateur et les choses qu'il accomplit.

LA CHIMIE DE LA VIE

Avec la venue de la biochimie nous sommes maintenant capable de regarder au niveau fondamental de la vie. Nous pouvons maintenant faire une évaluation informée des pas requis pour produire des changements évolutionnistes. Il se trouve qu'il y a des fossés insurmontables au plus petit niveau de la vie.

Dans la première moitié du 20e siècle, plusieurs branches de la biologie ne communiquaient pas souvent entre elles. Il en résulta que la génétique, la systématique, la paléontologie, l'anatomie comparative, l'embryologie et les autres domaines ont développé leur propre vision de ce qui signifiait l'évolution. Inévitablement, la théorie de l'évolution a commencé à vouloir dire différentes choses pour différentes disciplines; une vision cohérente de l'évolution Darwinienne fut perdue. Au milieu du siècle, cependant les leaders des divers champs ont organisé une série de rencontres interdisciplinaires pour combiner leurs visions en une théorie cohérente de l'évolution basée sur les principes Darwiniens. Le résultat fut appelé «la synthèse évolutionniste», et la théorie appelé néo-Darwinisme. Le Néo-Darwinisme est la base de la pensée évolutionniste moderne.

Une branche de la science ne fut pas invitée à ces rencontres, et pour une bonne raison: elle n'existait pas encore. Les débuts de la biochimie moderne se sont produits seulement après que le Néo-Darwinisme fut officiellement lancé. Par conséquent, tout comme la biologie a dû être réinterprétée après que la complexité de la vie microscopique fut découverte, le néo-Darwinisme doit être reconsidéré à la lumière des avancements en biochimie. Les disciplines scientifiques qui ont fait partie de la synthèse évolutionniste étaient toutes non moléculaires. Cependant pour que la théorie Darwinienne de l'évolution soit vraie, elle doit tenir compte de la structure moléculaire de la vie. C'est le but de ce livre de démontrer qu'elle ne le fait pas.

LES NATIFS SONT AGITÉS

Lynn Margulis est un professeur universitaire distingué de biologie à l'Université de Massachusetts. Elle est hautement respectée pour sa théorie largement acceptée que la mitochondrie, la source d'énergie des cellules de plantes et d'animaux, a déjà été des cellules bactériennes indépendantes. Et Margulis dit que l'histoire va juger ultimement le néo-Darwinisme comme «une secte religieuse mineure du 20e siècle parmi la persuasion religieuse étalée de la biologie Anglo-Saxonne». À l'un de ses nombreux speechs publics, elle demanda aux biologistes moléculaires dans l'audience de nommer un seul exemple sans ambiguïté de formation d'une nouvelle espèce par l'accumulation de mutations. Son défi tient toujours et il n'a pas été relevé.

Le paléontologue Niles Eldredge décrit l'insatisfaction avec une interprétation Darwinienne des fossiles: «Pas étonnant que les paléontologues se soient esquivés de l'évolution depuis is longtemps. Elle ne semble jamais se produire. Quand nous voyons l'introduction d'une nouveauté évolutionniste, elle se produit habituellement d'un coup sec, et souvent sans ferme évidence que les fossiles ont évolué ailleurs! L'évolution ne peut pour toujours se produire quelque part ailleurs. Cependant c'est ce que les fossiles démontrent aux paléontologues cherchant à apprendre quelque chose au sujet de l'évolution.»

Pour essayer d'adoucir le dilemme, dans les années 70 , Eldredge et Stephen Jay Gould ont proposé une théorie qu'ils ont appelé «l'équilibre ponctué». La théorie postule deux choses: 1° pour de longues périodes la plupart des espèces ont encouru peu de changements observables; et 2» quand ces changements se sont produits, ils furent rapides et concentrés dans des petites populations isolées. Si tel fut le cas, alors les fossiles intermédiaires seraient durs à trouver, ce qui irait avec les fossiles découverts. Ils croient en une descendance commune mais pensent que c'est une mécanisme autre que la sélection naturelle qui est nécessité pour expliquer les changements rapides, à grande échelle.

Gould a été à la ligne de front d'une discussion d'un autre phénomène fascinant: «l'explosion du Cambrien». Des recherches minutieuses ont démontré seulement quelques fossiles de créatures multicellulaires dans les rochers vieux de plus de 600 millions d'années. Cependant dans des rochers juste un peu plus jeunes se trouvent une profusion d'animaux fossilisés, avec une multitude de formes corporelles, un «Big Bang biologique». Gould affirme que le taux rapide d'apparition de formes de vie nouvelle demande un mécanisme autre que la sélection naturelle pour son explication.

Les biologistes anglais Mae-Wan Ho et Peter Saunders se plaignent de la manière suivante: «Cela fait maintenant près de 50 ans que la synthèse néo-Darwinienne a été formulée. Beaucoup de recherches ont été faites à l'intérieur des paradigmes qu'elle définit. Cependant le succès de la théorie se limite à la microévolution, comme le changement adaptateur dans la coloration des papillons de nuit; ce qui est remarquablement peu à dire concernant les questions qui nous intéressent le plus, comme la manière que les papillons de nuit sont arrivés en premier lieu.»

Jerry Coyne, du département d'écologie et d'évolution de l'université de Chicago, arrive à un verdict non anticipé: «Nous concluons - de manière inattendue - qu'il y a peu d'évidence pour la vision néo-Darwinienne; ses fondations théoriques et les évidences expérimentales qui la supportent sont faibles».

Les mathématiciens se plaignent depuis des années que les nombres du Darwinisme ne font pas le compte. Hubert Yochey affirme que l'information nécessitée pour que la vie commence ne peut être développée par chance; il suggère que la vie a dû toujours exister, comme la matière ou l'énergie.

Pour tout dire, la théorie de Darwin a généré de la dissension depuis le temps où elle fut publiée, et pas seulement pour des raisons théologiques.

Avant d'aller plus loin nous devrions remarquer ce qui saute aux yeux: si on faisait un sondage auprès de tous les scientifiques du monde entier, la grande majorité dirait qu'ils croient à la véracité du Darwinisme. Mais les scientifiques, comme le reste du monde, basent la plupart de leurs opinions sur la parole de d'autres personnes. Aussi, et malheureusement, trop souvent les critiques ont été rejetées par la communauté scientifique de peur de donner des munitions aux créationnistes. Il est ironique qu'au nom de la protection de la science, la critique tranchante scientifique de la sélection naturelle ait été poussée de côté.

C'est le temps de mettre le débat de l'avant et de ne pas tenir compte des problèmes reliées aux relations publiques. C'est le temps de débattre parce que maintenant nous avons enfin atteint le fond de la biologie, et une résolution est possible.

«S'il peut être démontré qu'un organe complexe quelconque n'a pu possiblement être formé par des modifications infimes, successives et nombreuses, ma théorie tomberait alors complètement en morceaux.» - Darwin

Les critiques de Darwin ont suspecté que ce critère d'échec a été rencontré. Quel type de système biologique ne peut être formé «par des modifications infimes, successives et nombreuses»?

Eh bien, pour commencer, un système est qui irréductiblement complexe - composé de plusieurs parties bien agencées, interactives contribuant à sa fonction de base, où le retrait de l'une de ses parties provoquerait la cessation de fonctionnement. Un système complexe irréductible ne peut être produit directement (c'est-à-dire, par l'amélioration continuelle de sa fonction initiale, qui continue à marcher par le même mécanisme), par des modifications infimes, successives et nombreuses d'un système précurseur, parce que tout précurseur à un système complexe irréductible qui manque un morceau est par définition non fonctionnel.

Extraits que j'ai traduit du livre «Darwin's black box: «The biochemical challenge to evolution» par Michael J. Behe -1996

Dans son livre, Behe, un catholique romain, donne 3 exemples de système complexe irréductible qui prouve que l'évolution par sélection naturelle n'a pu avoir lieu et qu'il a fallu l'inversion une intelligence supérieure pour en accomplir le design: il s'agit du cil (la queue permettant à la cellule de se propulser), du système immunitaire et du système de coagulation sanguine.


Voici maintenant un interview de Michael Behe par Carl Wieland

Le Dr Michael Behe est professeur associée de biochimie à Lehigh University en Pennsylvania, USA. Son livre Darwin’s Black Box a causé toute une commotion parmi les Darwinistes suite à sa profonde attaque sur l'évolution «de l'horloger aveugle». Son livre souligne qu'un dessein intelligent se veut une explication logique et évidente des systèmes biochimiques qu'on retrouve dans ce que vit.

Même si les créationnistes bibliques peuvent se servir à bon escient de ses arguments puissants, le Dr Behe ne se place pas de notre côté. Quand je lui ai parlé brièvement au téléphone pour cet article, il a confirmé que «s'il y avait des bonnes preuves pour cela ( la vie provenant d'une sorte de processus évolutionniste ), je l'accepterais.» En tant que catholique romain, il dit qu'il n'a pas de difficultés théologiques avec l'idée que nous provenions du poisson via des ancêtres ressemblant à des singes.

Son objection, dit-il, est scientifique.

«Le mécanisme Darwinien ( la sélection par l'environnement, agissant par la chance héritée des erreurs ) ne semble pas être capable de produire ce qu'il clame être capable de produire».

Je savais qu'il avait louangé le livre de Michael Denton «Evolution: A Theory in Crisis». A l'époque, Denton était agnostique, il semblait s'opposer à toute l'idée qu'un type basique puisse se transformer en un autre. Est-ce que Mike Behe était convaincu, par exemple, que les reptiles s'étaient changés en oiseaux ? Il répliqua:

« Non … eh bien, je pense que cela devrait être décidé à partir de preuves. L'idée d'un ancêtre commun a du support, et aussi quelques problèmes. Maintenant, je suis prêt à accepter que c'est une hypothèse raisonnable de travail, mais je peux changer d'idée.»

Texte traduit et adapté de la revue Creation, juin 1998


Le cas du Dr Michael Behe démontre qu'on n'a pas besoin d'être créationniste pour trouver des incohérences dans la théorie de l'évolutionnisme, il faut être profondément aveuglé pour ne pas s'en apercevoir.










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