Les larmes
Ô vous qui passez par les chemins de cette vie, j'aimerais vous parler un instant des larmes. Dans ce triste monde, vous le savez, on pleure très souvent. Les occasions pour verser des larmes nous sont abondamment fournies.

Ah! que de fois, nous avons arrosé de celles-ci nos sentiers. Que de déchirements sur cette route de l'existence! C'est le départ non désiré des nôtres, c'est la séparation d'avec une mère bien-aimée ou quelqu'autre membre de nos familles. Nous avions vécu avec eux des jours heureux et pleins de charme. Mais soudain notre horizon s'est assombri, et ceux qui nous étaient chers nous ont dit: "Adieu". Alors, nous avons pleuré. Peut-être, avons-nous dû nous séparer d'une épouse bien-aimée, de celle que Dieu appelle dans sa divine Parole: "l'épouse de la jeunesse", ou "la femme de ton coeur". Oui, que de larmes ont été versées sur une route désormais solitaire! Je vois, multipliées comme le sable qui est au rivage des mers, des veuves, c'est-à-dire des épouses désemparées.

Ah! l'on pleure sans cesse dans ce vaste univers. On pleure la conduite d'un fils sur qui l'on fondait les plus vastes espoirs. On sanglote en pensant à une fille chérie. Elle partit un jour loin de la maison dans une direction inconnue. Depuis elle n'a jamais donné le moindre signe de vie et la place demeure toujours vide au foyer. Que d'époux infidèles, que d'épouses ont déserté la maison!

Le pauvre malade aussi, seul sur sa couche pleure sa misère. Chaque jour, il est le témoin impuissant des progrès de sa maladie. Il pleure sa santé ruinée, sa jeunesse perdue, sa fraîcheur disparue. Au bagne aussi l'on pleure, là-bas, bien loin, dans une terre d'exil, sur un sol inhospitalier, sous un climat meurtrier. On est oublié de l'humanité, mais on n'oublie pas les siens et ceux qui ont visité ces lieux, nous disent que ceux qui paraissaient les plus endurcis, y pleurent abondamment.

Ainsi, l'on pleure partout. Les larmes sont vieilles comme le péché et sans celui-ci jamais aucune créature n'en aurait arrosé la terre. Les pleurs sont la conséquence du péché. Ils ont pour origine l'entrée du mal dans le monde. Le péché entrant dans le monde, les larmes sont apparues aussi.

Il y a d'autres larmes et j'aimerais vous en entretenir un instant. D'abord, celles de la repentance. Toutes celles que j'ai énumérées précédemment, mort, séparation, exil, étaient dues aux redoutables conséquences du péché. Les larmes de la repentance sont versées sur le péché lui- même. Comprenez-vous cette différence?

Oh! chère âme qui passez sur le chemin des jours, quand on a fait de la peine à quelqu'un qui vous aime, qui est bon, qui nous a fourni des preuves multiples de son amour, quand, dis-je, on l'a offensé, quand on l'a méprisé, blessé dans son coeur devant tous, alors, oh! alors, on pleure.

Dans l'évangile selon Luc, une scène touchante nous est rapportée. Jésus était sur la terre. Il était entré dans la maison d'un nommé Simon, qui était pharisien; et voici qu'une pauvre femme de la ville, une pécheresse de profession, entre et se tient aux pieds de Jésus. Il nous est dit qu'étouffée par les sanglots, elle arrosait les pieds du Sauveur de ses larmes. Son coeur parlait au Seigneur Jésus de ses nombreux péchés.

Ah! combien ces larmes sont bénies. Ce sont les larmes d'un vrai repentir, d'un repentir sincère. Ce sont les larmes d'un pauvre pécheur qui se repent d'avoir offensé le Sauveur plein de grâce. Ces larmes-là n'engendrent jamais le regret ou le remords. Avez-vous, vous qui lisez cette petite feuille, avez-vous jamais versé aux pieds de Jésus, des larmes pour vos péchés, pour vos fautes cachées ou connues? Si tel n'était pas votre cas, si jamais encore vous n'avez versé une seule larme aux pieds du Sauveur tendre et débonnaire, arrêtez-vous, je vous en supplie, un instant et réglez avec le Seigneur Jésus la question si importante de vos péchés.

Que vous dira-t-il? Il vous dira qu'Il les a portés en Son corps sur le bois, qu'Il les a expiés, que ces péchés sont pardonnés et que la question n'en sera jamais plus soulevée. Le Seigneur Jésus vous communiquera les pensées de Son coeur et Il séchera ces larmes brûlantes d'un vrai repentir. Comme à la femme pécheresse qui était entrée dans la maison de Simon le Pharisien, Jésus vous dira: "Ta foi t'a sauvée, va t'en en paix". Et encore "Tes péchés sont pardonnés".

Et maintenant parlons, si vous le voulez bien, d'autres larmes. Savez-vous que Jésus, le Fils de Dieu, a pleuré? Dans ce même évangile selon Saint Luc, au chapitre 19, il est dit que Jésus s'approchant de Jérusalem, voyant la ville, pleura sur elle. Le Sauveur a pleuré sur le sort affreux d'un monde coupable. Il a donc pleuré sur vous aussi. Si Jésus a pleuré sur Jérusalem, c'est à cause du jugement qui allait fondre sur la ville qui, si souvent avait entendu les appels du Sauveur, sans jamais y répondre.

Le Seigneur Jésus a aussi pleuré au tombeau de Lazare. Il se trouvait alors, Lui, le Seigneur de gloire, en présence de la mort. La mort est la condition dans laquelle se trouve tout homme. L'apôtre Saint Paul écrivant aux chrétiens de l'Église qui était à Éphèse, leur rappelle qu'autrefois ils étaient: "morts" dans leurs fautes et dans leurs péchés. Rarement, il nous est rapporté que Jésus a crié. Mais dans cet évangile selon Saint Jean, Jésus cria à haute voix: "Lazare, sors dehors". Le mort sortit et Jésus dit: "déliez-le et laissez-le aller". Ce récit nous montre que l'homme est loin de Dieu. Mais si vous répondez aux appels du Seigneur Jésus vous aurez la vie éternelle.

Encore, le Sauveur adorable a pleuré dans le jardin de Gethsémané. Il s'en alla avec Ses disciples au-delà du torrent du Cédron, où était un jardin. Il y entra avec Ses disciples. S'éloignant de Ses disciples environ d'un jet de pierre, et s'étant mis à genoux Il priait. Un instant plus tard Sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre. Il était dans l'angoisse du combat. Qui est-Il Celui qui offre ainsi avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait Le sauver de la mort? C'est Jésus, le Saint et le Juste, c'est le Prince de la Vie. La croix et ses horreurs sont devant Lui. Il va entrer en contact avec le péché. Cela vous laisserait-il insensible? Quand nous voyons quelqu'un pleurer sur nous, nous sommes émus. Jésus a pleuré sur vous, pour vous, à cause de vous, et cela ne ferait pas vibrer une corde sensible dans votre coeur? Se peut-il que vous soyez indifférent aux larmes du Fils de Dieu? N'est-ce rien pour vous qu'un tel amour et une telle douleur?

Il me reste maintenant à vous dire qu'il y a deux lieux invisibles vers lesquels s'acheminent sûrement tous les humains. Il y a deux maîtres, il y a deux chemins, il y a deux avenirs. D'une part, il y a un avenir de bonheur. D'autre part, il y a un avenir de malheur. Le bonheur c'est le ciel, avec Jésus. Dans ce lieu de pure félicité, on ne pleure plus; n'est-il pas écrit: "Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux; et la mort ne sera plus; et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine". Cette part est la part du bienheureux racheté, de ceux qui ont mis leur confiance dans le Seigneur Jésus et dans Son oeuvre expiatoire accomplie sur la croix du Calvaire. Il jouira éternellement des splendeurs de la maison du Père. Ah! lecteurs, connaîtrez-vous les charmes et les joies de ce lieu béni? Le travail ne sera plus. La soif et la faim seront inconnues. La maladie, les infirmités, la mort auront disparu. Qui ne voudrait passer l'éternité dans une telle félicité, contemplant avec une admiration toujours renouvelée les beautés et les grâces de Celui qui fut ici-bas un Homme de douleur, mais qui est maintenant le Fils de l'Homme dans la gloire?

Je dois à la vérité de vous entretenir un instant, avant de quitter cet important sujet des larmes, du second lieu vers lequel se dirigent les humains. Les Saintes Écritures sont très sobres de détails au sujet de l'enfer; toutefois parlant de ce lieu il nous est dit qu'il fut préparé pour le diable et ses anges. Il est dit aussi: "Là seront les pleurs et les grincements de dents". Sur cette terre, nous l'avons considéré un instant ensemble, on se lamente sur les sinistres conséquences du péché. Le deuil, la maladie, la méchanceté font monter aux yeux les larmes? Mais en enfer, chère âme, je suis étreint en vous le disant, en enfer on pleure sur les conséquences éternelles du REFUS de la grâce de Dieu offerte maintenant à tout pécheur qui se repent.

Pourquoi ne choisiriez-vous pas en venant au Seigneur Jésus la bonne part? Vous aurez le salut, la paix et le pardon. Dieu offre ces choses gratuitement à l'âme humiliée et contrite. En venant à Jésus vous aurez "une consolation éternelle et une bonne espérance par grâce". La consolation éternelle, c'est l'assurance que vous n'irez jamais en enfer. La bonne espérance par grâce, c'est la certitude de passer l'infini de l'éternité avec le Seigneur Jésus Christ. Faites donc votre choix. Pourquoi mourriez-vous? Pourquoi aujourd'hui même ne vous mettriez-vous pas en règle avec Dieu? Pleurez maintenant sur votre misère. Il est dit: "Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés". Jésus a dit: "Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos". Que Dieu fasse que cela soit votre heureux partage.

- Maurice Capelle










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