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Le bambou

Au service du Maître

«Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix et qu'il me suive.» Luc 9:23

Sur la colline du Rah, en Inde, les arbres de valeur sont en général marqués du nom de leur propriétaire. Pour conduire l'eau des montagnes jusque dans les villages de la plaine, on se sert de tuyaux de bambous qu'on ajuste bout à bout, après les avoir creusés et complètement vidés.
Un superbe bambou s'élevait parmi beaucoup d'autres sur les pentes de la montagne. Sa tige sombre et luisante faisait contraste avec son feuillage clair et léger, dont chaque feuille se balançait à la brise du soir. Nous l'admirions lorsqu'un léger murmure de son feuillage se fit entendre et nous pûmes discerner les paroles suivantes: "Vous admirez ma haute stature et mes branches gracieuses, disait-il; mais je n'ai pas de quoi m'enorgueillir! Tout ce que je suis, je le dois à mon Maître et à ses tendres soins. C'est lui qui m'a planté sur cette colline et mes racines n'ont qu'à plonger jusqu'aux sources cachées où elles boivent sans cesse l'eau vive qui me nourrit".

Voyez-vous là-bas ces arbres misérables et desséchés? Leurs racines n'ont pas encore atteint les sources d'eau vive; depuis que les miennes ont trouvé les eaux cachées, je n'ai manqué de rien. Avez-vous remarqué les caractères tracés sur ma tige? Regardez de près et vous verrez qu'ils sont taillés dans le vif. Cette opération a été douloureuse et je me demandais parfois pourquoi il me fallait souffrir autant. Mais c'est la main de mon Maître qui tenait le couteau, et lorsqu'il eut fini, je m'aperçus, avec un tressaillement de joie indicible, que c'était "son propre nom" qu'il avait incrusté sur ma tige ... Je compris alors combien il m'aimait; il voulait faire voir à tous que je lui appartenais en propre. N'ai-je pas de quoi me glorifier d'avoir un tel Maître?

L'arbre parlait encore, que nous aperçûmes le Maître lui-même, une hache tranchant à la main, debout près de nous. Il regardait avec amour cet arbre qu'il avait planté.

"J'ai besoin de toi, lui dit-il, veux-tu te donner à moi sans réserve?"

"Maître, répondit l'arbre, je suis tout à toi, mais en quoi pourrais-je bien t'être utile?"

"J'ai besoin de toi, répéta le Maître, oui j'ai besoin de toi pour porter mon eau vive là où le terrain est aride et desséché."

"Mais comment ferais-je cela Maître? Je puis vivre de ton eau par mes racines, tendre mes bras vers ton ciel pour boire tes ondées rafraîchissantes, mais comment abreuver les autres puisque je ne prends que l'eau nécessaire à ma subsistance?"

La voix du Maître prit une intonation d'ineffable tendresse lorsqu'il lui répondit: "Je ne puis me servir de toi qu'à une condition, c'est que tu y consentes joyeusement; je voudrais dans ce but t'abattre et te dépouiller de tes branches, puis t'emporter loin d'ici sur une colline solitaire où il n'y aura personne pour t'entourer et t'aimer ... rien que de l'herbe et des ronces. Je serais obligé de me servir de ce cruel couteau pour enlever de ton coeur tous les obstacles qui obstruent le passage de l'eau vive qui doit couler en toi et par toi pour parvenir à d'autres. Tu penses que tu en mourras? C'est vrai, tu mourras, tu perdras ta propre vie, mais c'est seulement ainsi que mon eau bienfaisante pourra couler continuellement à travers de ton être. Tu perdras ta beauté, ta grâce, ta parure, ta fraîcheur, mais en retour tu désaltéreras de pauvres âmes assoiffées qui en béniront le Maître sans peut-être faire attention à toi ... Consens-tu à ce dépouillement, à cette mort?"

Je retins ma respiration pour entendre la réponse du pauvre arbre.

"O Maître, tout ce que j'ai est à toi, dit-il, je te le dois! Si tu as besoin de moi, je donnerai joyeusement ma vie pour toi! Si par ma mort tu peux faire circuler dans d'autres âmes ce fleuve d'eau rafraîchissante, oui, je consens à mourir. Je suis à toi, fais de moi ce que tu veux, Maître bien-aimé."

L'expression du Maître devint plus tendre encore lorsque, prenant en main sa hache, il fit tomber à terre l'arbre magnifique. À chaque coup, celui-ci murmurait tout bas: "Comme tu voudras, Maître".

Ensuite le Maître le dépouilla de sa superbe couronne de verdure! Et le pauvre arbre resta triste et dénudé...

Le visage illuminé et rayonnant d'amour, le Maître se retourna vers lui, le prit sur ses épaules et l'emporta bien loin sur la montagne.

Par amour pour son Maître, l'arbre consentit à tout, murmurant seulement: "O Maître, où tu voudras!".

Lorsqu'ils furent arrivés dans un lieu éloigné et solitaire, le Maître s'arrêta et prenant en main un instrument muni d'une lame tranchante, il l'enfonça dans le coeur même de l'arbre, car il voulait y creuser un canal pour que sa source d'eau vive pût couler, sans entrave, jusqu'au terrain desséché et altéré. Plein d'amour et de profonde tendresse, il frappa à coups redoublés le coeur de son arbre, jusqu'à ce qu'il l'eut ouvert d'un bout à l'autre. Puis il le souleva de terre et le porta comme un blessé mourant à l'endroit où jaillissait une source d'eau claire comme du cristal, mais ignorée de tous. Il en plaça une des extrémités dans cette eau jaillissante, qui put dès lors couler à travers le coeur de l'arbre, couler sans bruit et sans arrêt .... Le Maître était pleinement satisfait.

Il alla chercher d'autres arbres sur la colline verte, mais il en eut plusieurs qui, par crainte de la douleur, s'inclinèrent en dehors du chemin, tandis que d'autres au contraire dirent: "Maître, nous nous confions en toi, fais de nous ce que tu voudras".

Le Maître recommença la même opération sur chacun d'eux. À mesure qu'un nouvel arbre était à sa place, la source d'eau vive jaillissait à travers tous ces coeurs brisés pour atteindre la terre desséchée où ceux qui mouraient de soif purent enfin boire à longs traits.

La bonne nouvelle se répandit rapidement: "L'eau vive est arrivée, la longue disette est terminée; venez tous, venez vite!".

Toutes ces âmes altérées vinrent boire l'eau qui les fit revivre. À cette vue le coeur du Maître déborda de joie, et se tournant vers son arbre, il lui dit avec tendresse: "Regrettes-tu ta solitude et tes souffrances? As-tu payé trop cher la joie d'apporter l'eau vive à ces âmes qui se mouraient?".

"O Maître, mon Maître, répondit l'arbre, mille fois non, et si j'avais plusieurs vies, je les donnerais toutes pour avoir le bonheur d'être à ton service et de réjouir ton coeur".

Ce Maître n'est autre que le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu qui est venu sur la terre pour sauver les hommes pécheurs et perdus que nous sommes tous. Jésus n'a pas hésité à donner sa vie pour les misérables que nous sommes. Il a été jusqu'à la croix où Il a enduré la colère de Dieu contre le péché. Il a pris ainsi sur Lui le poids de notre culpabilité, de notre condamnation. Son sacrifice sanglant est le prix payé pour nous offrir le plein pardon de Dieu et la vie éternelle. Il n'y a pas de plus grand Amour. Et pour tous ceux qui l'acceptent, il est une nouvelle vie. Non pas une vie sans soucis, sans difficultés, sans souffrances et épreuves, mais une vie pleine de l'Amour de Dieu, de la joie vraie et durable d'appartenir au Seigneur Jésus et de Le servir humblement et fidèlement. Il n'y a pas de plus grande joie que de se donner complètement au Seigneur Jésus, de Lui remettre toute sa vie jusque dans les moindres détails.

Si tu n'as pas encore accepté le Seigneur Jésus dans ta vie, ne tarde plus. Demain, il sera peut-être à jamais trop tard! Aujourd'hui c'est un jour de grâce où tu peux recevoir gratuitement le salut de Dieu en invitant Jésus dans ta vie comme Sauveur et Seigneur. Et si tu es déjà chrétien, que tu possèdes la vie de Dieu en toi, mets-toi au service du divin Maître sans réserve. Donne-Lui tout et pas seulement une partie de ton coeur, de ta vie. Tu ne le regretteras jamais. Ne passe pas à côté des précieuses bénédictions de Dieu pour tous ceux qui L'aiment et Le servent dans le renoncement d'eux-mêmes.






Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









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Nous sommes samedi 16 décembre 2017