La fellation

Les pratiques de la fellation et du cunnilinctus sont de plus en plus courantes dans notre société depuis que l'accès à la pornographie est rendu si aisé via l'internet. Bill Clinton a fait beaucoup parler de lui parce qu'il aimait cette pratique.

Nathalie Nolin dans le Journal de Montréal édition du mardi 8 juin 2004 rapporte que «La pratique de la fellation est tellement répandue chez les adolescentes que des conseils scolaires et des directions d'école francophone et anglophone et le Département de la santé publique d'Ottawa (capitale du Canada) ont décidé d'intervenir.

Le sexe oral

Pour repousser un garçon trop entreprenant ou encore pour faire partie du clan, de plus en plus d'adolescentes vont jusqu'à prodiguer des fellations des compagnons de classe ou à des élèves plus âgés.

Marie-Claude Turcotte, infirmière au Département de la santé publique d'Ottawa: «Parfois des jeunes filles vont faire une fellation à un gars pour ne pas perdre leur virginité. Pourtant le sexe oral est une relation sexuelle en soi. De plus, elles pensent qu'en ne faisant pas l'amour avec pénétration, elles courent moins de risque de tomber enceintes ou de contracter des MTS. Pourtant, si le sexe oral n'est pas pratique avec protection, la transmission de MTS est possible».

La fellation n'est pas considérée comme un acte sexuel par plusieurs. Cette hypothèse pourrait expliquer pourquoi certains d'entre eux banalisent cette pratique. Des anglophones utilisent l'expression «to do a Bill Clinton»... c'est très révélateur quand on sait qu'il a lui-même nié qu'une fellation était un acte sexuel. Pour ceux qui considèrent suivre les traces de Bill Clinton, sachez que le risque de contracter l'infection à VIH existe à l'occasion d'une fellation, même sans éjaculation. En 1994, en France, 32 cas de contaminations par le VIH au cours de fellations, réalisées sans éjaculation, ont été recensés. Le virus du Sida, comme pour les autres MTS (Maladies Transmises Sexuellement) comme le chlamydia, le streptocoque et le staphylocoque, peuvent se transmettre par une lésion - visible ou non à l'oeil nu - pouvant saigner au niveau de la bouche, lésion produite par une gingivite ou un brossage des dents un peu trop agressif, juste avant le rapport sexuel. Même en l'absence d'éjaculation, du virus peut se trouver au niveau du méat, à l'extrémité du pénis. Concernant le contact de la main avec du sperme ou avec le sexe, il n'y a pas de risque tant qu'il n'y a pas de lésion cutanée.

Une femme m'a rapporté avoir attrapé des boutons dans la bouche quelques jours après avoir pratiqué une fellation, y a-t-il un rapport? Si le pénis n'est pas bien nettoyé avant, il y reste peut-être un peu d'urine ou peut-être encore d'autres bactéries pouvant causer des problèmes. Même chose pour le cunnilingus, là je me rappelle qu'un docteur m'avait dit qu'il rencontrait des cas où cela donnait des champignons à l'intérieur du vagin. Ça dépend aussi du système immunitaire de chacun, chez la personne où il est déficient, elle va attraper tous les microbes dans son environnement.

Voici un court texte de l'Agence Science-Presse : "Le sexe oral pourrait être fatal.

Les personnes qui pratiquent le sexe oral avec plusieurs partenaires différents ont 250% plus de risques de souffrir du cancer de la gorge que les autres. Les chercheurs croient que le sexe oral transmet le virus du papillome humain (VPH), le virus impliqué dans la majorité des cancers du col de l’utérus. Cette nouvelle découverte devrait encourager le condom pour se protéger durant les relations sexuelles orales. Les cancers des amygdales et de la gorge affectent près de deux personnes sur 100 000 aux États-Unis. Un nouveau vaccin qui protège de la plupart des sources agressives du VPH est maintenant offert aux jeunes filles pour prévenir le cancer du col de l’utérus. Les scientifiques ne savent cependant pas si ce vaccin pourrait aussi être efficace contre le cancer de la gorge."
Source: http://www.cyberpresse.ca/article/20070531/CPACTUEL/70530143/-1/CPACTUEL

Le french kiss peut apporter aussi son lot de bactéries, l'herpès simplex se transmet aisément ainsi. Ce n'est pas une indication que nous devrions nous abstenir de s'embrasser avec la langue dans le couple. J'y vois plutôt un signe de s'en tenir qu'à son conjoint marié!

Sur le plan spirituel, la relation sexuelle ne se limite pas à la pénétration, Jésus la fait commencer même au niveau de la pensée dans Matthieu 5: 28

«Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur. 29 Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. 30 Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne.»

Si certains passages bibliques traitent de la sexualité en général, ce n'est pas évident d'en trouver traitant spéfiquement de la fellation et du cunnilinctus (ou cunnilingus):

Pr.30:18-20 Il y a trois choses qui sont au-dessus de ma portée,
Même quatre que je ne puis comprendre:
La trace de l'aigle dans les cieux,
La trace du serpent sur le rocher,
La trace du navire au milieu de la mer,
Et la trace de l'homme chez la jeune femme.
Telle est la voie de la femme adultère:
Elle mange, et s'essuie la bouche,
Puis elle dit: Je n'ai point fait de mal.

Ce proverbe d'Agur pourrait y faire allusion. C'est le fait que la femme soit adultère qui est remis en question ici, pas le fait qu'elle mange et s'essuie la bouche. Dans le contexte conjugal je n'ai pas trouvé de passage explicite.

Bien entendu, il ne s'agit pas ici d'entrer dans la description expérimentale de l'acte mais de s'interroger si la fellation est convenable dans la vie conjugale chrétienne. Certains découragent cette pratique tandis que d'autres sont plus nuancés et soulignent l'importance du consentement et du respect mutuel qui découlent de l'amour. Quand c'est dans un couple marié et que les deux sont d'accord je ne vois pas de problème tant que cela ne met pas en danger la santé ou l'équilibre psychologique de chacun. Tim Lahaye conseille :

«Les conjoints doivent y prendre mutuellement plaisir. Nous ne pensons pas, cependant, que cela doive tenir lieu de coït ; si cela doit avoir une place dans le mariage, nous suggérons que ce soit limité au prélude.»

Je n'irai pas jusque là, si la femme est indisposée par ses menstruations ou une grossesse encore, la masturbation manuelle ou buccale de son mari est envisageable tant qu'elle y consent librement. Et si elle y prend plaisir en faisant jouir son mari ainsi et que c'est réciproque pourquoi mettre des conditions de toute façon?

«Que ferait Jésus à ma place» est une question utile à bien des égards mais sur le plan conjugal j'éprouve de la difficulté à l'appliquer puisqu'il est demeuré célibataire, préférant se rendre eunuque pour le royaume des cieux.

Tim Lahaye rapporte dans son livre L'Acte conjugal que les trois quarts des ecclésiastiques étaient d'accord avec cette pratique et qu'environ la même proportion des couples l'a essayé, certains ayant éprouvé un sentiment de culpabilité par la suite probablement en raison de préjugés personnels pour ce qu'ils estiment être des raisons hygiéniques ou spirituelles.

Hébreux 13:4 Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères.

Quelle est la différence entre un impudique et un adultère?

Un impudique décrit celui qui a des relations sexuelles sans être marié tandis qu'un adultère est celui qui a des relations sexuelles avec une autre personne que son conjoint marié.

1 Thessalonic 4:5 sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu;

Le contexte se réfère à l'impudicité, v.3

Romains 1:27 et de même les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

Ici il est question d'homosexualité

Ephésiens 5:5 Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou impur, ou cupide, c'est-à-dire, idolâtre, n'a d'héritage dans le royaume de Christ et de Dieu.

Colossiens 3:5 Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l'impudicité, l'impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie.

La fellation est-elle une impureté, une passion, un mauvais désir ou simplement une expérience sensorielle intéressante ? Ce sont des passages à méditer.

La bouche a plusieurs fonctions, elle sert à parler, à ingurgiter la nourriture et à embrasser:

Ec.3:1 Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux:... un temps pour embrasser, et un temps pour s'éloigner des embrassements

Tant qu'embrasser ne devient pas embarrasser...




Une chrétienne a posé cette question sur ce sujet très délicat qui interpelle beaucoup de chrétiens et chrétiennes mais que peu osent mentionner. C'est donc à son honneur.

Elle aimerait savoir s'il est convenable de faire une fellation à son époux qui le lui demande souvent. Elle ne pense pas que Dieu approuve, mais elle n'en est pas certaine. Voici ma réponse.

Le sexe est un type de nourriture :

Pr 30:20  Telle est la voie de la femme adultère: elle mange, et s’essuie la bouche, puis elle dit: Je n’ai point fait de mal.

Alors les pratiques sexuelles sont comme des différents plats. Comme pour les aliments, les goûts sont variés et doivent être respectés.

Romains 14:1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions. 2 Tel croit pouvoir manger de tout : tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. 3 Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli.

Par exemple, si j'aime un bon steak, je vais demander à ma conjointe si cela lui plairait aussi avant de lui en mettre un dans son assiette. Si elle n'aime pas la viande, je ne lui obligerai pas d'en manger parce que j'ai envie de manger un bon steak. Par respect pour elle, je vais lui demander quelle sorte de salade elle aimerait pour dîner, même si je n'aime pas, par exemple, manger cru ce qui est vert. Voyant que je la respecte, elle sera touchée et peut-être qu'un jour, d'elle-même, elle m'offrira de nous préparer un bon steak. Je peux même prier pour cela, mais jamais je le lui redemanderai, et encore moins le lui imposer, car elle sait maintenant ce que j'aimerais avoir comme repas. En tant que mari et leader dans le couple, je me dois de lui montrer l'exemple dans l'amour et le respect, car ce qui compte le plus c'est de refléter le caractère de Jésus, mon leader et mari spirituel aussi qui s'est oublié lui-même et a dit « Non pas ma volonté, mais la tienne ». Un bon époux dira aussi la même chose à sa femme. Et si c'est une femme de Dieu, elle sera aussi portée à dire la même chose par amour. Mais cela doit toujours venir de la personne, l'amour ne s'impose jamais.

Donc, si on transpose cela dans un autre registre de nourriture, dans le domaine des pratiques sexuelles, les principes sont exactement les mêmes. La Parole de Dieu laisse au couple marié l'entière liberté de partager ce qu'ils aiment comme pratique sexuelle exclusivement entre eux, du moment que l'autre ne se sent pas dégradé(e), humilié(e) ou en danger physiquement. Par exemple, si l'un des conjoints ou les deux ont besoin de ressentir de la douleur pour éprouver du plaisir, une visite à l'infirmerie du Saint-Esprit est urgente pour renouveler leur intelligence et restaurer leurs âmes blessées par le péché sexuel (viols, abus, violence, pornographie, etc).

Concernant la pratique de la fellation maintenant, puisque cela est votre question,  elle n'est pas nommée spécifiquement dans les Écritures, alors on ne peut donc pas l'interdire ou l'approuver par un passage biblique. Ce serait compréhensible qu'une femme à qui on aurait forcé de faire des fellations à des gens qui ne manifestaient aucun amour envers elle, ait des flashbacks désagréables et ressente du dégoût à la pensée de pratiquer une fellation dans un tout autre contexte, un contexte béni de Dieu dans le mariage. Cela manifesterait alors un besoin de prier pour la restauration de l'âme de la femme abusée sexuellement. Les principes bibliques d'amour et de respect s'appliquent. Dans le lit conjugal, comme dans tous les autres domaines de la vie maritale, on communique posément avec respect pour apprendre à se connaître et l'amour nous motive à faire ce qui plaît à notre partenaire pour la vie. C'est le genre de sujet qu'on doit aborder et discuter en dehors du lit, quand on est à tête reposée et que l'harmonie règne dans le couple, pour que le lit conjugal demeure un havre de paix et d'amour. Si votre mari vous a déjà manifesté qu'il aimerait cela, vous devriez maintenant lui faire remarquer que vous êtes bien au courant de ses envies et qu'il vous laisse à l'aise de manifester votre amour sans pression ni sans montrer de l'insatisfaction. Vos ébats sexuels doivent être des moments intimes de grand plaisir mutuel.

La fellation est une forme de baiser très intime, et comme tout notre corps appartient au partenaire, c'est ce que nous lisons dans 1Co.7:4 « La femme n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est le mari; et pareillement, le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme ». Certaines épouses peuvent aimer faire des fellations et d'autres non. Dans votre cas, vous n'avez pas précisé si vous aimiez ou non, mais seulement exprimé la pensée que cela vous semblait contraire aux Écritures, ce qui n'est pas le cas. C'est donc à vous, en tant qu'épouse, que revient le choix de poser votre bouche où vous en avez le désir pour manifester votre amour, qui est le don de soi volontaire. Si ce type de baiser vous rend inconfortable, mal à l'aise, un mari amoureux de sa femme et qui cherche à plaire à Dieu, vous respectera en cela et apprendra à apprécier les façons que vous, en tant que son épouse, aimez manifester votre amour.

Le sexe se doit d'être l'expression ultime de l'amour et si on ne respecte pas les goûts et les aversions du conjoint, on n'est pas dans l'amour et on déplaît alors à Dieu.

Vous avez donc parfaitement le droit de refuser de faire une fellation si cela vous déplaît personnellement.

De votre côté, vous pouvez aussi exprimer librement à votre mari ce que vous appréciez pour être excitée et vous sentir aimée de lui. Il a le même droit que vous de vous mentionner ce qu'il aime et ce qui le refroidit comme pratique sexuelle.

Si votre mari est chrétien aussi, je vous encourage de prier ensemble à ce sujet, afin d'avoir la paix de Dieu dans votre couple et dans vos pratiques sexuelles. Si votre mari n'est pas chrétien, je vous encourage aussi à prier pour lui, pour que Dieu se révèle à lui et que vous ayez une vie épanouie à tous les niveaux ensemble.

Soyez bénis dans votre vie conjugale!

- Le Webmestre

Voici un autre texte sur cette délicate question.






Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









Vous êtes sur la page :



Et vous êtes arrivé de la page :


Cliquez ici pour y retourner



Nous sommes mardi 22 août 2017