BDSM Bondage Domination Sado-Masochisme
BDSM et idolâtrie

Les relations bdsm sont des relations totales, très prenantes, très exigeantes, et en cela fascinantes. Les pratiques et jeux sexuels varient, mais supposent toujours une implication personnelle forte, bouleversant et transformant ceux qui s’y adonnent. De plus, le retour en arrière vers des relations « normales » est souvent vécu comme un appauvrissement, paré d’ennui. Ces relations ne sont pas anodines.
Que celui qui n’éprouve aucun attrait passe son chemin. Mais j’invite ceux qui vivent ce genre de relations ou éprouvent une attirance pour le bdsm sous quelque forme que ce soit à questionner non directement leurs pratiques mais ce qu’elles impliquent et comment leur relation avec Dieu en est affectée.

La soumission

Que cherche le soumis/la soumise ? Par sa totale docilité, il cherche à prouver son amour à celui/celle qui domine. N’est-ce pas l’une des attitudes que Dieu nous demande à Son égard ? Que l’on songe à Abraham prêt à sacrifier Isaac sur l’autel divin (Gn 22), ou à cette phrase de l’épitre de Jacques « Soumettez-vous à Dieu » (Ja.4:7), ou encore à cette exhortation de Paul dans l’épitre aux Colossiens « Persistez dans une parfaite soumission à la volonté de Dieu » (Col.4:12). Au contraire de la crainte et l’adoration de Dieu qui nous fait chercher à accomplir toujours Sa volonté, la soumission quasi-inconditionnelle à un autre être humain consiste tout simplement accepter qu’un simple humain devienne notre divinité.

Il faut reconnaître que les relations de soumission/domination sont très fortes, et peuvent contenir beaucoup d’amour. En entrant dans cette soumission, le soumis/la soumise réveille la tendresse du dominateur/de la dominatrice. Il est comblé en accomplissant les désirs de l’autre. Parfois on entend le terme de « soumination ». C’est lorsque le soumis dirige en fait le jeu, justement au moyen de sa docilité. Il faut noter aussi que le dominateur/ la dominatrice dépense de l’énergie pour dominer totalement, cerner parfaitement son soumis/sa soumise.

Lorsque la Bible recommande aux chrétiens de se soumettre les uns aux autres, elle les exhorte à des relations pacifiques et réciproques, placées sous le regard de Dieu. Or la soumission du bdsm ne suppose que l’abnégation d’un seul et il n’est pas question de se placer sous le regard de Dieu, mais de jouir d’une révolte contre la morale classique. On est loin du conseil de Paul

« Rendez continuellement grâce à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ » (Eph.5:20-21).



La soumission, c’est rendre un culte à un autre que Dieu et prendre plaisir à faire non Sa volonté mais celle d’un autre humain. Le soumis/la soumise est en recherche d’amour, cette quête est légitime et l’amour humain est une chose merveilleuse. Il/elle tente de provoquer un amour plus fort que l’amour humain habituel, donc de trouver auprès de quelqu’un l’amour total que seul Dieu peut nous offrir.

Le plaisir des sévices

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3:16).

Par amour, Jésus-Christ est allé jusqu’à la mort. Le masochiste se place au service d’un humain et non du dessein de Dieu.

Celui qui a souffert pour nous, c’est Jésus-Christ. Les apôtres nous invitent à accepter les souffrances et épreuves qui se présentent à nous, quitte à aller jusqu’au martyre. N’y a-t-il pas détournement de ce pour quoi Jésus-Christ a souffert ? Il a souffert pour que nous soyons rachetés de nos péchés. Nous pouvons déposer tout fardeau sur lui. En choisissant de tels sévices, nous refusons les souffrances du Christ pour nous et, par orgueil, nous en acceptons d’autres pour souffrir pour le plaisir de quelqu’un. Accepter, voir provoquer avec délice d’autres souffrances, c’est se choisir un autre maître que Jésus-Christ.

Il y a souvent une valeur éducative dans ces supplices, il s’agit de soumettre sa volonté à celle du Maître, de la Maîtresse, de progresser, de s’endurcir. Or ce maître/cette maîtresse sont par jeu imprévisibles et souvent insatiables, les jeux progressent jusqu’à des mises en scènes macabres ou des humiliations de plus en plus fortes. En même temps le supplicié achète ainsi la grâce du maître/de la maîtresse. Nous sacrifions à une autre divinité.

La domination

Le dominateur/la dominatrice est souvent plus détaché que le soumis/la soumise, gardant des airs mystérieux pour asseoir son prestige et cultivant son imprévisibilité pour mieux écraser.

Lorsque Paul parle des relations homme/femme dans le Nouveau Testament, il associe soumission féminine à amour masculin (Ep.5:22-27). Il n’est pas question de domination. La Bible ne recommande pas au mari de dominer sa femme, mais de l’aimer. Or le dominateur/la dominatrice ne cherche pas à aimer plus, mais bien à dominer plus.

A un moment ou à un autre, le dominateur/la dominatrice laisse libre cours à sa méchanceté. En général, elle n’est pas dirigée contre le soumis/la soumise. Les personnalités dominatrices sont des personnes humiliées, qui ne peuvent pardonner ou se laisser guérir par le Christ. Le dominateur/la dominatrice se venge d’une humiliation chronique ou ancienne : certains se vengent de leur éducation, d’autres du racisme, certaines femmes veulent surmonter ainsi le sexisme dont elles sont victimes etc. Au lieu d’entrer dans le pardon et la réconciliation avec le Christ, le dominateur/la dominatrice surmonte sa propre humiliation par l’orgueil, la division dans le genre humain semée par le grand diviseur (étymologiquement diabolos signifie diviseur) perdure ainsi. Le dominateur/la dominatrice, au service du diable, ne peut s’en échapper que par le pardon divin, et en apprenant lui-même à pardonner. Sinon, il est comme le serviteur qui refuse de pardonner (Mt.18:21-34). Il doit demander à Dieu la grâce de pardonner toutes les humiliations subies afin de ne pas soi-même continuer à humilier. Il remet une petite dette, alors que Dieu lui remet toutes ses dettes.

Que l’on me pardonne si mes propos semblent trop virulents. Je ne voulais pas aborder le bdsm sous l’angle des pratiques, qu’un puritanisme païen suffit à récuser. Je voulais souligner que ces pratiques impliquent fortement ceux qui s’y adonnent et qu’ils y cherchent un amour très fort, mais qu’ils se fourvoient. Les sévices divers sont des sacrifices païens, injures à la Passion du Christ, le soumis/la soumise adore une divinité factice, le dominateur/la dominatrice fait le jeu du diable. Les adeptes de ces jeux détruisent profondément leur capacité de s’attacher à Dieu et celle d’aimer leur prochain.

Le ciel resplendit de joie pour un pécheur qui se convertit (Luc 15:10), qui rompt avec les divisions semées par le diable. Dieu n’aime pas les tièdes (Ap.3:16). Que l’adoration ne soit plus déviée mais tournée vers Lui.

- Axelle


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