Les adventistes sont-ils des légalistes ?


C'est ainsi qu'ils sont perçus par les autres chrétiens parce qu'ils insistent sur l'observance du sabbat et des règles alimentaires sans toutefois s'embarquer dans le suivi de toutes les règles cérémonielles caractérisant l'observance de la loi mosaïque concernant les sacrifices puisqu'ils reconnaissent le sacrifice efficace une fois pour toutes de Jésus-Christ.
Ils se veulent ainsi ceux qui ressemblent le plus aux apôtres et au Seigneur Jésus-Christ lui-même. Ils rappellent que Jésus et les 12 apôtres observaient le sabbat. Ils citent que Pierre, même après la Pentecôte, faisait bien attention à son alimentation, se garder de manger quoi que ce soit d'impur selon la loi mosaïque comme nous le démontre la vision de la nappe que Dieu lui avait envoyé. (Ac.10:9-16)

Dans cet entourage apostolique localisé à Jérusalem, des milliers d'autres juifs s'étaient greffés à l'église et continuaient à aller au temple régulièrement pour y prier. Luc rapporte qu'ils étaient tous très zélés pour la loi. Les autres apôtres ont encouragé l'apôtre Paul à leur prouver qu'il observait lui aussi la loi (Ac.21:17-26)
Les avantages d'un mode de vie sain
Il a été reconnu parmi ceux qui mènent des études que les adventistes sont un des groupes dont l'espérance de vie est la plus longue à cause de leur choix de mode de vie. Puisque le corps humain est le temple de Dieu, l'Eglise adventiste prône une réforme sanitaire incluant une alimentation saine, l'entretien du corps par l'exercice physique, l'abstinence de boisson alcoolisée, de tabac et toute autre substance nuisible. À ce titre, il a été développé le « plan de cinq jours » visant à aider les fumeurs à se libérer de la dépendance tabagique. Plusieurs recherches indiquent que l'espérance de vie des adventistes est supérieure à la moyenne de la population des pays développés (4 ans de plus chez les femmes et 7 ans de plus chez les hommes).

Je cite ici un blog d'un sociologique non adventiste qui a bien connu ce milieu pour y avoir grandi et qui n'est pas d'accord qu'on les considère comme des légalistes, je lui laisse la parole, comme on dit, il faut avoir les deux côtés de la médaille pour se faire une idée équilibrée.
Les adventistes, comme nous l’entendons souvent, sont-ils des légalistes ? Avant de répondre à cette question faisons le point sur ce que renferme le qualificatif de légaliste. Forment-ils une armée d’individus dont les pratiques sont régentées par des règlent austères qui empêchent l’épanouissement et qui figent leurs croyances et ascèses ? Les commentateurs qui parlent de l’Eglise Adventiste comme d’un ensemble légaliste mettent l’accent sur l’importance que donne l’adventisme aux règlements, en particulier ceux du pentateuque, qui semblent avoir une place forte dans le discours adventiste. Pour eux l’adventisme est avant tout une religion de la règle, des obligations, des normes, des contraintes. Il y a une sorte de soumission à une législation qui dans l’adventisme conditionnerait l’obtention du salut. D’où l’idée de légalisme.

Cette critique s’amplifie chez les autres églises protestantes qui pensent que l’adventisme minimise l’impact de la grâce dans sa théologie et conditionne l’accès au salut principalement par des actes d’obéissance aux règlements, bref à des œuvres (Cf. Gérard Dagon, Les sectes à visage découvert, vol.2, Dozulé, Barnabas, 1997). Mais ce n’est pas tout. Dans les cercles protestants la critique se fait plus vive et le qualificatif de légaliste acerbe en raison de la nature des règlements. En effet, l’insistance sur des points du pentateuque comme le régime alimentaire et le sabbat, font de l’adventisme aux yeux de commentateurs une religion aux principes caduques. Cette caducité serait pour eux due à la mission du Christ qui transcenderait les interdits des repères légalistes. (Cf. Eric Fuchs, Les Adventistes du septième jour, Neuchâtel, Delachaux et Niestlé, 1963, etc.). Comble du comble, même les critiques que l’ont peut rattacher au catholicisme considèrent que l’adventisme prône un retour trop radical à une vision passéiste du légalisme (Cf. Chanoine Th. A. Ruygrok, La Confession auriculaire : les bienfaits de l'Église envers tout le genre humain, réponse aux protestants, adventistes, évangélistes, etc., Avignon, Aubanel père, 1956 ou encore Cyrille de Dinan, Pourquoi je ne suis pas adventiste du septième jour, Paris, Librairie St-François, 1950). Ces éléments sont des représentations qui alimentent des incompréhensions sur l’adventisme. Cependant ont peut déjà affirmer que qualifier l’Eglise Adventiste de légaliste, au sens rigide qui vient d’être présenté, dénote d’une méconnaissance de cette organisation religieuse aujourd’hui.

Un simple regard sur l’évolution des croyances adventistes permet de noter rapidement la plus grande place laissée au concept de « grâce » qu’opposent les critiques (au légalisme supposé dans l’Eglise Adventiste) et qui est si important dans le protestantisme. Ellen G. White que site la critique pour parler de légalisme a été une chantre de la grâce dans l’adventisme (Cf. Ellen G. White, Le meilleur chemin, Dammarie-Les-Lys, 1981. Ancien titre : Vers Jésus, id, 1951). De plus après un vif débat interne à l’adventisme Alonzo Trévier Jones et Ellet Joseph Waggoner ont diffusé dès le XIX l’importance de la grâce au sein de l’adventisme pour en faire une vérité évidente. Leur ouvrage commun au titre évocateur, La foi vivante (traduction en 1989 chez Vérité Présente), est une forte illustration.

La place de la grâce dans la théologie adventiste s’est installée de manière prépondérante dès son origine. Celle-ci ne s’est pas développée dans l’adventisme en concurrence avec les éléments du pentateuque. Au contraire, une lecture du Nouveau Testament, avec le prisme de la grâce, a entrainé dans l’adventisme une redécouverte de principes de l’Ancien Testament. Ainsi ce n’est pas en lisant le Lévitique que l’adventisme justifie son choix d’avoir une alimentation sélectionnant des éléments purs et impurs, mais dans la biographie d’acteurs du Nouveau Testament, dont l’Apôtre Pierre. De même, ce n’est pas en référence à la Genèse ou à l’Exode que l’Eglise Adventiste décide d’observer le sabbat, mais par la lecture qu’elle a de l’exemple de la vie du Christ Lui-même. C’est l’insistance sur la grâce contribua de façon déterminante dans l’adventisme à revenir à des éléments du pentateuque. Les éléments retenus dans l’adventisme du pentateuque sont simplement ceux dont la présence dans le Nouveau Testament, ont pour les adventistes été maintenus pas les premiers apotres et le Christ après la résurrection. Ce sont donc des éléments originel du christianisme tel que le Christ l'aurait fondé et surtout comme il a été édifié pa les premiers chrétiens, dont Paul .

Ces deux exemples (alimentation et sabbat) montrent que l’accent mis sur des points considérés comme légalistes sont des lectures à partir du principe de grâce. Il est vrai cependant que dans la chronologie de leur apparition dans l’adventisme (ce qui est loin d’être évident à construire) certains arrivèrent avant une lecture en termes de grâce. Ce qui est plus important à retenir, c’est la relecture, l’interprétation nouvelle et dynamique que permet le concept de grâce actuellement dans l’adventisme.

Dire de la théologie adventiste qu’elle est légaliste est donc erronée. Elle n’a pas une vision qui oppose grâce et loi au détriment du premier. C’est d’ailleurs la grâce qui permet de relire la loi. Si bien que les exégètes adventistes ne parlent plus des dix commandements comme des injonctions, mais reviennent au sens premier et parlent de plus en plus des « dix paroles ». L’adventisme propose dans sa théologie finalement une passerelle, un équilibre qui lui est singulier entre grâce et loi. Cet équilibre veut responsabiliser les individus sur toutes les dimensions de leur pratique religieuse et leur ascèse (moralité, santé, relationnel…).

Si dans la théologie adventiste, contrairement à ce qui est dit, on ne peut pas considérer l’adventisme comme légaliste. Qu’en est-il du comportement des individus ? Là je vais faire rapide et simple surtout si vous êtes habitués à lire ce blog. Evidemment non. Les adventistes ne sont pas des clones qui obéissent radicalement à des injonctions. Des variabilités dans les comportements existent. Des oppositions, des contradictions traversent l’Eglise Adventiste. La présence de la règle n’empêche pas les individus d’exprimer leur spécificité. Là rien ne vaut le fait d’aller observer cette pluralité dans une communauté. Un exemple : le sabbat. Certains peuvent jouer au foot le samedi et choquer d’autres adventistes qui pensent que ce jour est mis à part pour la méditation ! Dans la même règle (le sabbat) une variété de comportements existe. En bref, l’idée de légalisme enlève cette pluralité adventiste qui est si flagrante, en prétendant que les adventistes, sans marge de liberté, obéissent à des loi anciennes dans l'optique d'avoir par des actes le salut.
source: http://www.dixmai.com/archive/2007/07/03/alors-dis-moi-c-est-quoi-un-adventiste-4-des-legalistes-prem.html

Mon appréciation personnelle maintenant.

J'ai rencontré mes premiers adventistes en 1977 avant même les évangéliques qui m'ont présenté la Bonne Nouvelle quelques semaines plus tard. J'avais deux haïtiens dans mes cours avec lesquels je m'entendais bien et ils étaient membres de cette église. Après avoir rencontré les évangéliques, je me suis rapidement rendu compte qu'il y avait des points de divergence très fort qui les empêchaient d'être à l'aise ensemble. C'était surtout à propos de l'observance du sabbat (lire ici une étude sur ce sujet), sur l'annihilationisme (lire ici une étude sur ce sujet) et sur les règles alimentaires brièvement évoquées sur cette page.

Je les considère comme des chrétiens qui, comme chez les autres dénominations, sont rendus à divers points dans leur sanctification, certains sont plus zélés que d'autres, plus amoureux du Seigneur. Ceux que j'ai connus ne donnent pas l'impression de chrétiens malheureux et brimés, chargés sur le poids d'une règle rigide à suivre. Ils reconnaissent le bien-fondé d'une bonne alimentation comme nous devrions tous le faire d'ailleurs, chrétiens ou pas.

Toutefois, à cause des écrits de Paul, spécialement Romains 14 cité plus bas intégralement, je ne puis accepter pas qu'on me demande de m'abstenir de certaines nourritures et qu'on me juge sur les jours que je choisis de travailler et de me reposer, je respecte toutefois les adventistes et autres sabbatistes qui le font par conviction sans porter de jugement. En prenant le samedi de congé, ils donnent une chance à leur corps de recharger ses batteries. Le Seigneur nous a fait ainsi, on travaille 6 jours et on se repose un jour. En vieillissant on a plus besoin de repos, maintenant je me repose 3 jours sur 7 ; repos dans le Seigneur, pas dans l'oisiveté, cela me donne plus de temps pour servir le Seigneur, comme par ce site web, par exemple.

J'ai travaillé plus de 25 ans le samedi, je pratique la coiffure comme gagne-pain. Depuis 2008, j'ai cessé de travailler le samedi, je fais seulement 4 jours par semaine, cependant c'est pour ménager mes articulations, ce n'est pas par conviction religieuse. Je ne refuse pas non plus de nourriture spécifique (comme le porc occasionnellement, par exemple, bien cuit et dégraissé) même si j'ai à coeur de bien m'alimenter. Je ne fume pas, mais il arrive rarement que je prenne une bière (jamais deux) ou un verre de vin en mangeant, cela en accord avec ce que Paul recommandait à Timothée pour aider sa digestion. Ma santé est excellente malgré mes 50 ans passés, les seules pilules que je prends sont une couple de vitamines.

Je vous laisse avec ces paroles pleines de bon sens de l'apôtre Paul.

- Le Webmestre

Ro.14:1 Faites bon accueil à celui qui est faible dans la foi, sans discuter des opinions. 2 Tel croit pouvoir manger de tout; tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes. 3 Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu lui a fait bon accueil. 4 Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de le soutenir. 5 Tel juge un jour supérieur à un autre; tel autre les juge tous égaux. Que chacun soit pleinement convaincu dans sa propre pensée. 6 Celui qui se préoccupe des jours s'en préoccupe pour le Seigneur. Celui qui mange, c'est pour le Seigneur qu'il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c'est pour le Seigneur qu'il ne mange pas; il rend aussi grâces à Dieu. 7 En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. 8 Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur, Soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. 9 Car Christ est mort et il est revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants. 10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? Nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. 11 Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu. 12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. 13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; usez plutôt de votre jugement pour ne pas mettre devant votre frère une pierre d'achoppement ou une occasion de chute. 14 Je sais et je suis persuadé dans le Seigneur Jésus, que rien n'est impur en soi; mais si quelqu'un estime qu'une chose est impure, alors elle est impure pour lui. 15 Si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour. Ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort. 16 Ce qui est bien pour vous ne doit pas être un sujet de calomnie. 17 Car le royaume de Dieu, c'est non pas le manger ni le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. 18 Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes. 19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle. 20 Pour un aliment, ne détruis pas l'oeuvre de Dieu. En vérité tout est pur; mais il est mal pour l'homme, quand il mange, de devenir une pierre d'achoppement. 21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s'abstenir de ce qui pour ton frère est une cause d'achoppement, de chute ou de faiblesse. 22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve! 23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu'il mange est condamné, parce que sa conduite ne résulte pas de la foi. Or tout ce qui ne résulte pas de la foi est péché.




Voici les autres passages bibliques cités dans ce texte.

Ac.21:17 A notre arrivée à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie. 18 Le lendemain, Paul se rendit avec nous chez Jacques, et tous les anciens y vinrent aussi. 19 Après les avoir salués, il se mit à raconter en détail ce que Dieu avait fait au milieu des païens par son ministère. 20 En l'écoutant, ils glorifiaient Dieu. Puis ils lui dirent: Tu vois, frère, combien de dizaines de milliers de Juifs ont cru, et tous sont zélés pour la loi. 21 Or, on leur a fait croire que tu enseignes à tous les Juifs qui sont parmi les païens, à se détourner de Moïse, en leur disant de ne pas circoncire leurs enfants et de ne pas suivre les coutumes. 22 Qu'en est-il donc? Certainement la multitude se rassemblera car on saura que tu es venu. 23 C'est pourquoi fais ce que nous te disons. Il y a parmi nous quatre hommes qui ont fait un voeu; 24 prends-les, purifie-toi avec eux et charge-toi de la dépense, pour qu'ils se rasent la tête. Alors, tous sauront qu'il n'y a rien de vrai dans ce qu'on leur a fait croire sur ton compte, mais que, toi aussi, tu te conduis en observateur de la loi. 25 Quant aux païens qui ont cru, nous avons jugé bon de leur prescrire qu'ils se gardent des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de l'inconduite. 26 Le lendemain, Paul prit ces hommes, se purifia avec eux et entra dans le temple. Il annonça à quel moment les jours de leur purification seraient achevés et l'offrande présentée pour chacun d'eux.




Ac.10:9 Le lendemain, comme ils étaient en route et qu'ils approchaient de la ville, Pierre monta sur la terrasse, vers la sixième heure, pour prier. 10 Il eut faim et voulut prendre de la nourriture. Pendant qu'on la lui préparait, il eut une extase. 11 Il vit le ciel ouvert et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s'abaissait vers la terre; 12 il s'y trouvait tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. 13 Une voix lui dit: Lève-toi, Pierre, tue et mange. 14 Mais Pierre dit: Non, Seigneur, car je n'ai jamais rien mangé de souillé ni d'impur. 15 Et pour la seconde fois la voix se fit entendre à lui: Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. 16 Cela arriva jusqu'à trois fois; et aussitôt après, l'objet fut enlevé dans le ciel.






Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









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Nous sommes dimanche 23 juillet 2017