L'épidémie de la cohabitation
Selon le U.S. Census Bureau, il y avait un million de personnes qui vivaient en union libre en 1970. Ce chiffre était passé ensuite à 3,2 millions en 1990 et en l'an 2000 à 11 millions. Maintenant, la moitié des Américains âgés de 35 à 39 ans vivent avec quelqu'un en dehors du mariage. Nous sommes vraiment devant un changement social majeur.

Des gens bien intentionnés commencent à se demander si nous devrions accepter la cohabitation comme une autre tendance sociale comme le fast food, les téléphones cellulaires et les vendredis décontractés.



Qui cohabite et pourquoi

En général, les gens qui cohabitent se retrouvent dans l'une des deux catégories suivantes:

1° Il y a premièrement ceux qui ont peu ou pas l'intention de se marier un jour. Ils veulent simplement jouir des avantages de vivre ensemble - la disponibilité sexuelle, les ressources financières combinées, les responsabilités du foyer partagées, et ainsi de suite. Cet arrangement permet une sortie rapide si les choses tournent au vinaigre.

2° Le second groupe est composé de ceux qui vivent ensemble dans un mariage à l'essai - un demi-pas vers l'autel. Ces gens se disent: «restons ensemble pour voir comment on s'entend». Ils trouvent prudent de faire un essai routier avant de signer des papiers.

Je ne veux pas trop simplifier un sujet complexe, mais je crois qu'il y a 3 raisons principales expliquant le report du mariage à plus tard ou l'abandon de l'idée de se marier.

1° Le mariage a perdu de son lustre dans notre société. En vérité, plusieurs personnes n'ont jamais vu un mariage réussi tellement c'est devenu une rareté. C'est compréhensible que les jeunes hésitent à faire le plongeon.

2° Au delà du manque de mariages modèles, des millions de gens ont beaucoup souffert à cause de mariages brisés. Un chercheur estime que le divorce a eu un impact sur 70% de tous les Américains - soit par leurs parents, soit qu'ils l'aient vécu eux-mêmes. Quand un mariage brisé répand la dévastation dans une vie, la victime peut en déduire que c'est très risqué de se marier.

3° La majorité des célibataires ont perdu confiance dans leur capacité à juger correctement une personne compatible qui conduirait à une relation à long terme. Cependant, leurs besoins de compagnie, de satisfaction sexuelle et de suffisance économique les motivent à chercher une personne avec qui une relation pourra être entretenue, au moins pour un temps.

Alors, pourquoi considérer le mariage ?

Nous pouvons certainement argumenter depuis un point de vue biblique, parce que plusieurs passages exhortent d'éviter l'immoralité sexuelle et de garder le mariage sacré (Hébreux 13:4, 1Corinthiens 6:18, 1Thessaloniciens 4:3). Mais soyons réalistes, plusieurs couples qui vivent ensemble n'ont que faire des principes bibliques, et même des gens orientés vers la foi ignorent souvent ce que la Bible dit. C'est pourquoi les recherches scientifiques sur le plan psychologique et social sont si importantes. Les résultats de ces recherches supportent fortement le mariage au détriment de la cohabitation. Considérez ce qui suit:

Les voeux maritaux servent de colle retenant les couples ensemble

De nombreuses études empiriques détruisent le mythe que la cohabitation est une bonne préparation au mariage, réduisant ainsi les risques de divorce. En fait, une étude impliquant 3,300 cas a révélé que les gens qui cohabitent avant de se marier ont un taux d'échec martial 46% plus élevé que ceux qui n'ont pas cohabité avant de se marier.

Pensez-y. L'accord fondamental sur lequel les unions libres sont basées c'est l'engagement conditionnel. Cette attitude dit en substance: «Je vais rester avec toi tant que ça va bien aller. Mais si on a des problèmes, ça ne tient plus.» Les relations qui commencent ainsi continuent de même dans le mariage. Quand ça se met à aller mal, ce qui est inévitable un jour ou l'autre, les conjoints se quittent.

Le mariage procure le plus de stabilité pour les enfants

Peu de gens vivant en union libre planifient avoir des enfants, mais cela se produit souvent. Plus du quart des mères non mariées cohabitent lors de la naissance de leur premier enfant. De plus, les deux tiers des enfants qui se retrouvent dans des familles reconstituées ont des parents qui vivent en concubinage plutôt que dans les liens du mariage. Ceci veut dire que chaque année, des milliers d'enfants naissent ou sont déplacés dans des familles où l'engagement entre maman et papa est mince ou du moins, officieux. Ces enfants, pendant leurs étapes développementales les plus vulnérables, sont privés de la sécurité qui provient de la connaissance que papa et maman se sont engagés l'un envers l'autre pour la vie. Encore pire, 75% de tous les enfants nés de parents concubins expérimenteront la séparation de leurs parents avant d'atteindre l'âge de 16 ans. Seulement un tiers des enfants nés de parents mariés vivront une telle expérience.

Le mariage offre la promesse de la permanence

La plupart des voeux de mariage incluent la promesse «d'aimer, honorer et chérir dans la maladie et la santé, l'abondance et la disette, jusqu'à ce que la mort nous sépare.» Voici une raison qui en illustre l'importance : les meilleures relations requièrent des partenaires qui sont vrais et authentiques - qui peuvent être eux-mêmes. La permanence promise du mariage permet exactement cela: «je vais rester avec toi même quand je vais te connaître vraiment, avec toutes tes imperfections et faiblesses.» Mais comment deux individus peuvent-ils être authentiques et vrais s'ils pensent que leur partenaire s'en ira au premier signe de trouble ? Avec l'engagement conditionnel des unions libres, les partenaires se demandent: «si je ne suis pas ce que mon partenaire s'attend de moi - s'il découvre mes fautes - va-t-il faire ses bagages et s'en aller ?»

Le mariage crée des individus plus en santé

Des multitudes d'études ont démontré que les gens mariés sont en meilleure santé émotionnelle, physique, financière et vocationnelle que les partenaires non mariés. Par exemple, les taux annuels de dépression parmi les couples en concubinage sont trois fois plus élevés que parmi les couples mariés. Et les femmes dans les unions libres sont bien plus portées à être abusées physiquement et sexuellement.

Les partenaires dans le mariage ont plus tendance à être fidèles

Il y a quatre fois plus d'infidélité parmi les hommes en union libre que parmi les hommes mariés. De plus, 1% des femmes mariées aura une aventure tandis que c'est le cas pour 8% des femmes en union libre.

Tenant compte de ces statistiques alarmantes au sujet de la cohabitation, nous pouvons dire avec confiance que le mariage à l'essai n'est pas nécessaire. Il existe maintenant des tests qui permettent de savoir dans une proportion de 80 à 94% de justesse quelles sont les unions maritales qui dureront et celles qui failliront. Ceci signifie que les couples peuvent savoir avant de se marier si leur union a ce qu'il faut pour durer. Avec cette information disponible, il est à espérer que la tendance à la cohabitation sera renversée.

- Neil Clark Warren, psychologue travaillant avec les célibataires et les couples depuis 35 ans.






Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









Vous êtes sur la page :



Et vous êtes arrivé de la page :


Cliquez ici pour y retourner



Nous sommes lundi 25 septembre 2017