Imposition des mains en signe de condamnation

Lé.24:10 Le fils d'une femme israélite et d'un homme égyptien, étant venu au milieu des enfants d'Israël, se querella dans le camp avec un homme israélite. 11 Le fils de la femme israélite blasphéma et maudit le nom de Dieu. On l'amena à Moïse. Sa mère s'appelait Schelomith, fille de Dibri, de la tribu de Dan. 12 On le mit en prison, jusqu'à ce que Moïse eût déclaré ce que l'Eternel ordonnerait. 13 L'Eternel parla à Moïse, et dit: 14 Fais sortir du camp le blasphémateur; tous ceux qui l'ont entendu poseront leurs mains sur sa tête, et toute l'assemblée le lapidera. 15 Tu parleras aux enfants d'Israël, et tu diras: Quiconque maudira son Dieu portera la peine de son péché. 16 Celui qui blasphémera le nom de l'Eternel sera puni de mort: toute l'assemblée le lapidera. Qu'il soit étranger ou indigène, il mourra, pour avoir blasphémé le nom de Dieu.

Voici une application intrigante de l'imposition des mains. Un métis blasphème le nom de Dieu durant une querelle avec un israélite. On sent que c'est grave et on l'amène à Moïse pour savoir ce qu'il décidera. Moïse n'est pas certain alors il va consulter Dieu. Dieu dit à moïse de lui faire subir le même sort que s'il avait blasphémé ses parents, cf. Lé.20:9. Il se manifeste ainsi comme le Père de la nation d'Israel, cf. Es.63:16.

Lé.20:9 Si un homme quelconque maudit son père ou sa mère, il sera puni de mort; il a maudit son père ou sa mère: son sang retombera sur lui.

Esaïe 63:16 Tu es cependant notre père, car Abraham ne nous connaît pas, et Israël ignore qui nous sommes; c'est toi, Eternel, qui es notre père, qui, dès l'éternité, t'appelles notre sauveur.

Les témoins d'un crime - ici un crime contre l'un des dix commandements ; le blasphème du nom de Dieu - devaient tous poser leurs mains sur la tête du coupable.

Kenneth Copeland pense que c'est peut-être pour montrer que les témoins acceptent le verdict rendu sur cet homme qu'ils lui imposent les mains sur la tête.
Le Targum de Jonathan ajoute que les juges aussi ont posé leurs mains sur la tête du coupable. Maimonides dit la même chose et observe que les mains n'étaient imposés sur aucun criminel à part les blasphémateurs ; et que ceci était fait pour démontrer que l'autre belligérant avait porté un témoignage exact, et que le belligérant blasphémateur avait prononcé une sentence juste sur lui-même ; et qu'en péchant, il avait amené cette culpabilité et cette punition sur lui-même ; ainsi donc, ils avaient l'habitude de dire, comme certains écrivains l'observent, «que ton sang soit sur ta tête, et nous ne serons pas punis pour ta mort, tu en as été la cause.»
- John Gill
Les Juifs disaient que parmi tous les criminels qu'on exécutait, on imposait les mains seulement sur les blasphémateurs et que cela était fait avec des paroles à cette intention : «que ton sang soit sur ta tête, car c'est toi-même qui l'a occasionné. Qu'aucun blâme ne soit porté sur la loi, les juges, le jury ou les témoins ; si tu as blasphémé, toi seul en supporteras les conséquences.»
- Matthew Henry









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