Entretiens sur le tabernacle
Lire Exode 25 à 30 et 38

Le tabernacle que Moïse et les fils d'Israël ont construit au désert sur l'ordre de l'Eternel, était la demeure de Dieu au milieu de son peuple. 

Aucun détail d'exécution ne devait être laissé à la propre imagination de l'homme. Il fallait que tout soit fait selon la pensée de Dieu, que tout corresponde à la sainteté et à la majesté de Sa Personne. Pour cette raison, quand Moïse allait construire le tabernacle, il fut averti divinement en ces termes : "Prends garde... à faire toutes choses selon le modèle qui t'a été montré sur la montagne". Héb. 8:5, (citation reprise d'Exode 25 v. 40). 

Ceci avait une grande importance, car le tabernacle devait être une figure exacte des choses qui sont dans les cieux. C'est pourquoi l'étude de ces images est une source de bénédiction pour nous, croyants, gens de la maison de Dieu. 

Ce tabernacle terrestre était formé de trois parties: le parvis, le lieu saint et le lieu très-saint. 

Le parvis était une vaste cour de 100 coudées de long et de 50 coudées de large. A l'intérieur, près de la porte, était l'autel de l'holocauste puis à l'arrière plan se situaient les lieux saints. 

Dans la description des objets que nous donne l'Ecriture, le Saint-Esprit commence d'abord par l'arche, trône de Dieu, occupant le lieu très-saint; puis ensuite de ceux du lieu saint, pour terminer à l'autel de l'holocauste. 

Nous voyons là le chemin parcouru par notre adorable Sauveur, Fils de Dieu descendu de la gloire suprême et s'abaissant jusqu'à la mort, la mort de la croix, dont l'autel d'airain est une figure. C'est à la croix que nous voyons Dieu dans toute sa justice inexorable contre le péché et les péchés que nous commettons, mais aussi un Dieu sauveur plein de grâce et d'amour, justifiant par le sang de la croix, quiconque croit et reçoit Jésus pour son Sauveur personnel. 

L'Ecriture parle ensuite du parvis, en détail. Nous avons déjà vu sa dimension; regardons de plus près. La clôture qui en fermait l'enceinte était faite de tentures de fin coton retors, hautes de 5 coudées, suspendues par des crochets d'argent à des baguettes d'argent, lesquelles étaient fixées à des piliers reposant chacun sur une base d'airain. Il y avait 20 piliers pour le côté sud, 20 pour le nord, 10 à l'occident et 10 au levant. 

A l'orient, se trouvait une porte formée d'un rideau de 5 coudées de haut et large de 50 coudées. Ce rideau était fait de bleu, de pourpre, d'écarlate et de fin coton retors, en ouvrage de brodeur. Comme pour les tentures, il était fixé par des crochets d'argent et baguettes d'argent, à 4 piliers reposant sur leur base d'airain. 

Les 60 piliers portaient en outre, chacun un chapiteau d'argent. 
  

Quelles instructions peut-on tirer de tous ces détails ? 

L'orient fait penser à la belle prophétie de Zacharie en Luc 1:78-79: "l'Orient d'en haut nous a visités, afin de luire à ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, pour conduire nos pieds dans le chemin de la paix". Puis en Matthieu 4:16, citation d'Esaïe 9:2: "le peuple assis dans les ténèbres a vu uns grande lumière; et sur ceux qui sont assis dans la région et dans l'ombre de la mort, la lumière s'est levée". 

Oui, notre âme était dans les ténèbres, dans une mort morale, mais "le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît... a relui dans nos coeurs pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ". 2 Cor. 4:6. 

Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, c'est pourquoi la porte du parvis était large. Jésus a dit : "Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos". Matt. 11:28. Et aussi: "Moi, je suis la porte: si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé". Jean 10:9. 

Considérons bien cette porte, formée par le magnifique rideau brodé, porté par 4 piliers. Quatre évangiles attestent les gloires de cette personne adorable qui nous ouvre l'accès à toutes les bénédictions divines. 

Jean le déclare Fils éternel de Dieu, c'est le bleu: son origine céleste. Luc le présente comme Fils de l'homme, c'est la pourpre: sa domination universelle. En Matthieu, c'est sa gloire messianique: l'écarlate, chap. 27:28 et 2 Sam. 1:24. L'écarlate peut aussi nous faire penser au sang de Christ. Marc le présente comme Serviteur: le fin coton retors nous parle de sa pureté essentielle, comme aussi de sa vie sainte et pure en tant que serviteur. Lors de la transfiguration, "ses vêtements devinrent brillants et d'une extrême blancheur, comme de la neige, tels qu'il n'y a point de foulon qui puisse ainsi blanchir". Chap. 9:3. 

Toutes ces gloires magnifiques furent réunies et enfermées dans cette divine personne venue du ciel pour s'abaisser au niveau de l'homme, lequel est typifié par 1e nombre de la faiblesse humaine, les 5 coudées. Sa divinité se manifestait toutefois par ses actes de puissance miraculeuse. 

Comme nous l'avons déjà vu, les 4 piliers de la porte étaient semblables à tous les autres. Ils avaient une base d'airain, une baguette et un chapiteau d'argent. Christ est venu ici-bas, revêtant notre nature, pour s'occuper de nos péchés avec le Dieu saint et juste, et obtenir pour nous, par son sang, une rédemption éternelle, d'où l'airain et l'argent. O profondeur de l'amour insondable! Gloire au Fils du Très-Haut, Gloire à toi, saint Agneau! Possède notre coeur, il est ton salaire: Tu l'acquis, Dieu sauveur, sur le mont Calvaire. 

Celui qui répond à l'appel du Sauveur, entre en figure par la porte. Introduit ainsi dans le parvis, que voit-il alors? L'autel d'airain. Il apprend qu'une sainte victime, innocente, sans souillure, a été consumée là pour lui. 

Voyons cet autel. Il était fait de bois de sittim et plaqué d'airain. Le sittim (ou acacia) croît dans des lieux secs, arides. Christ a dit à une pécheresse: "Le salut vient des Juifs." Jean 4:22. Il était, Lui, la racine sortant d'une terre aride dont parle Esaïe 53:2. Et par la bouche de David, il dit: "Mon âme a soif de toi, ma chair languit après toi, dans une terre aride et altérée, sans eau". Psaume 63:1. 

Les planches de l'autel avaient 5 coudées de long et 3 coudées de haut. Trois est 1e nombre divin : "en lui (Jésus), toute la plénitude s'est plu à habiter, et par lui, à réconcilier toutes choses avec elle-même, ayant fait la paix par le sang de sa croix". Col.1:19-20. 

C'est une personne de la Trinité qui est devenue homme, s'abaissant volontairement jusqu'à la mort, et à la mort de la croix. Oui, pour des êtres souillés, haïssables. Amour impossible à comprendre, sujet éternel d'adoration, mystère que des anges désirent regarder de près. Quant au nombre cinq, nous renvoyons à ce qui a été dit précédemment. 

Cet autel était creux, formé simplement de quatre planches reposant sur une grille d'airain en ouvrage de treillis. Il y avait aux quatre extrémités de cette grille, un anneau d'airain pour y introduire des barres de bois de sittim plaquées d'airain. L'autel était donc porté par la grille. Celle-ci allait jusqu'au milieu, à l'intérieur, c'est là, au centre, que la victime était consumée. 

L'airain, ce métal très dur, nous parle de la justice inflexible de Dieu contre le péché. Lorsque son Fils bien-aimé a pris sur lui nos iniquités, plus nombreuses que les cheveux de sa tête, il fut abandonné. Il a connu les ardeurs de la colère divine; son coeur était alors comme de la cire, fondu au-dedans de ses entrailles. C'est ce que nous rappelle la grille. Du sein des souffrances indicibles, de l'abîme, des lieux ténébreux où toutes les vagues et les flots du courroux divin le submergeaient, il a crié: "Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi m'as-tu abandonné, te tenant loin de mon salut, - des paroles de mon rugissement ?" Ps.22:1. Le ciel fut d'airain. Le Dieu saint l'a traité, Lui qui n'avait fait que le bien, comme le mérite un criminel; et c'est nous qui devions subir ce jugement. Devant cet insondable amour, notre âme se prosterne et adore. 

L'autel était carré et avait quatre cornes à ses coins, lesquelles étaient tirées de lui. La corne est le symbole de la puissance. S'il peut paraître à l'œil profane de l'homme, que Christ a été crucifié en faiblesse, c'est bien dans la puissance de son amour qu'il s'est laissé clouer à la croix 

Au Ps. 118 v.27, nous lisons: "Liez avec des cordes le sacrifice aux cornes de l'autel". Nous ne voyons pas dans les ordonnances du Lévitique, qu'il faille lier la victime. Elle était égorgée avant d'être placée sur le feu; elle ne cherchait donc pas à s'échapper. Il semble que l'Esprit veut faire ressortir par ce verset, les souffrances physiques en même temps que morales de l'incomparable et sainte victime, laquelle se livrait volontairement pour nos offenses. Ce ne sont pas les clous qui ont retenu son corps sur le bois de la croix, mais la puissance de son amour. La scène de Golgotha possède des mystères d'amour et des profondeurs que nous ne pouvons sonder. Dieu seul les connaît et en apprécie les résultats infinis. C'est pourquoi il peut justifier de manière absolue celui qui croit in Jésus. 

Par ces considérations, nous avons effleuré ce que nous enseigne l'autel d'airain. 

Le pécheur venu à la croix est désormais sauvé, sanctifié; il est lié par l'œuvre de la rédemption à tous ceux qui ont passé par le même chemin. Ceci nous amène à parler de l'enceinte du parvis. Les piliers de la clôture étaient placés sur une base d'airain. Le croyant se trouve par l'œuvre de la croix, sur un terrain où le jugement a déjà passé. Le chapiteau d'argent fait penser au casque du salut dont il est coiffé pour résister à l'adversaire. Eph. 6:17. 

Tous les piliers étaient distancés de 5 coudées, mais reliés par les baguettes d'argent soutenant les tentures de fin coton retors. Ces piliers et les belles tentures blanches se voyaient de l'extérieur. Ainsi, le monde peut reconnaître isolément les témoins de Christ, par leur vie sainte et pure, la justice pratique, fruit de la vie divine qui les anime. "Qu'en tout temps tes vêtements soient blancs" Ecc. 9:8. Voilà ce qui est requis des rachetés. 

Mais nous contractons souvent la souillure en traversant le désert de ce monde. A cet égard, Dieu nous a donné une ressource purifiante et sanctifiante, c'est-à-dire sa Parole, Elle est préfigurée par l'eau de la cuve d'airain où les sacrificateurs devaient venir s'y laver souvent afin d'être propres pour le service du sanctuaire. De même, nous aussi, devons avoir recours à la Parole pour juger tout ce qui est incompatible avec la sainteté divine. 

La Parole est assimilée à un miroir: Jacques 1:23. Et dans Prov. 27:19  "Comme dans l'eau le visage répond au visage, ainsi le coeur de l'homme répond à l'homme." Elle manifeste donc ce que nous sommes par nature, et les défauts de notre conduite. 

La cuve d'airain était faite avec les miroirs des femmes qui s'attroupaient à l'entrée de la tente d'assignation: Ex. 38:8. Ces miroirs étaient d'airain poli, objets d'ornement incitant à la vanité et à la coquetterie. Après l'affaire du veau d'or, l'Eternel avait dit: "Vous êtes un peuple de cou roide;... ôte tes ornements de dessus toi, et je saurai ce qui je te ferai. Et les fils d'Israël se dépouillèrent de leurs ornements à la montagne de Horeb". Ex. 33:5-6. 

Pour former une cuve avec les miroirs, ceux-ci devaient passer par le feu et être fondus. Une remarque: la cuve n'avait pas de bois de sittim. Tout ce qui est de l'homme naturel a pris fin dans le jugement à la croix. 

Maintenant, passons plus avant, car Dieu désire nous amener toujours plus près de lui. Nous voici donc en face du tabernacle proprement dit. 

Cinq piliers de bois de sittim, plaqués d'or, reposant sur 5 bases d'airain, sont devant nos yeux. Afin d'entrer en bonne intelligence dans le sanctuaire, Dieu nous révèle d'abord que la question du péché est réglée pour toujours. Le Seigneur l'avait déjà annoncé à ses disciples le jour de sa résurrection, en leur disant: "il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes, fussent accomplies... Il est ainsi écrit, et ainsi il fallait que le Christ souffrit, et qu'il ressuscitât d'entre les morts le troisième jour, et que la repentance et la rémission des péchés fussent prêchées en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem." Luc 24:44-47. 

Il était donc nécessaire qu'une victime pure, sans tache, se présentât devant le Dieu saint, comme substitut pour expier nos péchés. A cet effet, la loi de Moïse, les prophètes, les psaumes, la mort, la résurrection de Christ, tout se trouve être accompli. Désormais, la rémission des péchés peut être proclamée à toutes les nations des 5 continents, devant lesquels se dresse comme 5 piliers inébranlables, cette merveilleuse œuvre de grâce en salut à quiconque croît. 

Il fallait l'annoncer d'abord à Jérusalem, la ville meurtrière. Bel exemple de la grâce illimitée et de la valeur insondable du sacrifice de Christ. 

Le tabernacle était formé de 48 ais de bois de sittim, plaqués d'or. 20 ais au sud, 20 au nord et 6 à l'occident. Ici, un ais supplémentaire était placé à chacun des deux angles, d'où un total de 8 ais pour l'assemblage du fond. Ces 2 ais à chaque angle, étaient joints par le bas, et parfaitement unis ensemble par le haut dans un anneau. 

Chacun des 48 ais, haut de 10 coudées et large de 1 coudée et demie, était fixé par 2 tenons sur 2 bases d'argent. Assimilés à ces ais, les croyants debout par la foi, jouissent par le Saint-Esprit, du rachat de leur âme, et attendent la rédemption de leur corps. C'est ce que nous pouvons penser de ces 2 tenons et des 2 bases d'argent. En outre, l'or nous parle de la justice divine dont nous sommes revêtus. (2 Cor. 5:21, Esaïe 61:l0) 

Cinq traverses, également de bois de sittim, plaquées d'or, étaient fixées aux ais. Quatre se voyaient de l'extérieur, mais celle du centre se trouvait au milieu des ais, courant d'un bout à l'autre, ceci pour chacun des trois côtés du tabernacle. La barre du centre est une belle image de Christ habitant dans chaque croyant par le Saint- Esprit. "ainsi nous qui sommes plusieurs, sommes un seul corps en Christ" Rom. 12:5. Nous voilà donc bien unis en Lui et formant l'habitation de Dieu sur la terre. 

Ces précieuses vérités sont propres à fortifier tout l'ensemble du corps et à réjouir nos âmes malgré la ruine du christianisme. 

Comme les 2 ais du fond, par leur relief et par leur emplacement aux angles, contribuaient à l'affermissement du corps du tabernacle, ainsi Dieu s'est servi de 2 apôtres, Paul et Pierre, pour fortifier notre foi en nous révélant tout ce qui concerne le corps de Christ et l'édifice merveilleux qu'Il construit. 

Lorsque Pierre déclare au Seigneur: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant", Jésus lui répond: "sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle". Matt.l6 :14-18. 

Dans sa première épître, Pierre nous présente le Seigneur comme étant "une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu" chap. 2:4, et il continue au v.5 en disant: "vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ". 

Mais c'est à l'apôtre Paul, jadis le grand persécuteur des saints, que Dieu a voulu révéler tout son conseil éternel à l'égard de Christ et de son assemblée, à la fin de son ministère public, il a pu dire: "je suis net du sang de tous; car je n'ai mis aucune réserve à vous annoncer tout le conseil de Dieu." Actes 20:26-27. 

Il écrivait aux Colossiens: "j'accomplis dans ma chair ce qui reste encore à souffrir des afflictions du Christ pour son corps qui est l'assemblée, de laquelle moi je suis devenu serviteur selon l'administration de Dieu qui m'a été donnée envers vous, pour compléter la parole de Dieu, savoir le mystère qui avait été caché dès les siècles et dès les générations". Col. 1:24-26. 

Comblés ainsi, édifiés sur le roc, jouissant d'une sécurité éternelle nous adorons et le Père et le Fils. 

Aussi longtemps que son Assemblée sera ici-bas, le Seigneur la pourvoira de prophètes, d'évangélistes, de pasteurs, de docteurs. Ces 4 ministères visibles s'exercent dans l'amour divin, imagé par les anneaux d'or fixés aux ais, et contribuent à unir ensemble, comme les traverses, tous les éléments de l'édifice. 

Par dessus cette habitation, il y avait 4 couvertures, sujet que nous aborderons ultérieurement. 

Nous sommes restés devant cette belle demeure. Les 5 piliers que nous avons déjà considérés, supportent un rideau ayant les mêmes couleurs que celui de la porte. Les gloires morales et officielles de la personne de Christ nous sont à nouveau présentées ici par ce rideau. Pour les explications des couleurs, il y a lieu de revenir aux instructions détaillées données dans la description de la porte. 

Mais Dieu désire que nous avancions toujours mieux dans la connaissance de Celui qui remplit son coeur et qui fait la splendeur de son sanctuaire. 

Entrons avec une sainte et profonde vénération. O merveille! Tout est d'or et gloires divines, tout brille à la lumière du chandelier d'or pur. Nous voici dans la pleine clarté de la face de Dieu en Christ. 

A notre droite, une table plaquée d'or pur avec deux couronnements d'or, est dressée. Douze pains de fleur de farine, couverts d'encens pur, y sont placés sous le regard de Dieu: c'est un pain de mémorial. Lév. 24:5-9. Il nous rappelle l'humanité parfaite (la fine fleur de farine) de Celui qui a été broyé par l'épreuve de la souffrance, et dont la soumission et l'obéissance montaient comme un encens pur devant le Père. Dans cette personne adorable, Dieu voit Israël dans son unité et plus encore: l'Assemblée selon ses conseils éternels. Nous pouvons donc nourrir nos âmes de Christ en communion avec le Père, ayant été constitués une famille sacerdotale pour offrir des sacrifices de louanges, comme l'a désiré son coeur. 

Devant nos yeux, au fond du lieu saint, se trouve l'autel des parfums, ou autel d'or. Il est de bois de sittin, plaqué d'or pur; il a aussi un couronnement d'or. Voici encore une admirable figure de Christ: Dieu et homme à la fois (or et bois). Par Lui nous avons libre accès jusqu'à Dieu, en vertu de ses mérites. Il est notre médiateur et souverain sacrificateur, présentant nos saintes offrandes au Père, selon les perfections de sa personne et de son œuvre. 

Les dimensions de cet autel sont à remarquer: une coudés de longueur et une coudée de largeur. Puis le nombre 2 est mis en relief: 2 coudées de hauteur, 2 anneaux d'or sur ses 2 côtés, à ses 2 coins. Le nombre 1 est celui de l'unité; il est répété 2 fois. Le nombre 2 est celui du témoignage, il est répété 4 fois, d'où la somme de 8, soit 8 fois le nombre 1 de l'unité. Ce nombre 8 parle de la résurrection ou d'un ordre nouveau. Ainsi l'Esprit de Dieu exalte hautement la gloire unique et particulière de Christ comme sacrificateur établi selon la puissance d'une vie impérissable. "Car ce témoignage lui est rendu: "Tu es sacrificateur pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédec". Héb. 7:17. "celui-ci, parce qu'il demeure éternellement, a la sacrificature qui ne se transmet pas". Héb. 7:24. 

Cet autel d'or avait des cornes tirées de lui. Comme déjà dit, la corne est un symbole de la force. C'est dans la puissance de l'amour que notre bien-aimé Sauveur, le saint Fils de Dieu, est descendu dans la mort.  "j'ai le pouvoir de laisser ma vie, et j'ai le pouvoir de la reprendre" Jean 10:18. C'est donc aussi dans la puissance de cette vie de résurrection, qu'il parait devant Dieu pour nous. Ces cornes étaient plaquées d'or pur. Dieu ne voyait que l'or, ce qui appartenait à sa propre nature. Ainsi, nous sommes heureux de pouvoir nous approcher de Dieu par Jésus, celui que la justice de Dieu a couronné. 

Sur cet autel, Aaron faisait fumer l'encens des drogues odoriférantes, répandu sur des charbons ardents pris de l'autel d'airain. Ex. 30:7-8. Ces détails font comprendre que les souffrances intenses et les perfections infinies de l'œuvre de Christ à la croix, pour la gloire de Dieu, sont un encens continuel devant lui. Par la grâce de Dieu, le croyant fait partie de la famille sacerdotale pour faire fumer l'encens, c'est-à-dire pour exalter les gloires variées de Christ, comme un parfum d'agréable odeur. 

Derrière l'autel d'or, nous voyons 4 piliers recouverts d'or, fixés chacun sur une base d'argent. Celui que les 4 évangiles nous ont montré dans l'abaissement, est maintenant glorifié dans le ciel, l'œuvre de la rédemption étant accomplie. L'Ecriture ne nous donne pas la dimension de ces piliers; elle est en Dieu. Nous savons seulement que Dieu l'a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom. Phil. 2:9, et comme sacrificateur: élevé plus haut que les cieux. Héb. 7:26. 

Jusqu'ici, nous avons vu que tout est d'or et gloires divines, et que tout brille à la lumière du chandelier. Revenons donc en arrière pour le mieux connaître. 

Le chandelier est entièrement fait d'or battu. L'or parle de la nature divine. Christ est Dieu. Esaïe dit: "et nous, nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé" chap. 53:4. "Il plut à l'Eternel de le meurtrir; il l'a soumis à la souffrance", v.10. Chaque coup de marteau ne faisait que faire jaillir sa perfection et sa nature divine. 

Trois branches étaient tirées de lui d'un côté, et trois de l'autre côté. Trois est le nombre de la plénitude divine. Deux est le nombre du témoignage. Nous voyons donc 3 branches à chacun des 2 côtés, soit le témoignage de sa plénitude divine: Père, Fils et Saint-Esprit. 

Sur chaque branche, il y a 3 calices en forme de fleur d'amandier, donc 9 calices d'un côté et 9 de l'autre, soit 2 fois 3 x 3. Nous trouvons également sur ce chandelier 3 x 3 pommes ou fruits: une plénitude de plénitude. Cela dépasse notre compréhension et le langage humain. 

Les calices devaient contenir de l'huile d'olive pure, broyée, pour alimenter ses 7 lampes. Ex. 27:20. L'huile est une image du Saint-Esprit, et de la joie qu'il produit. En Jésus, toute la plénitude de l'Esprit a habité et la lumière divine a été parfaitement manifestée sur la terre. Sept est le symbole de la perfection, ou d'une chose complète. Jésus, cette personne divine a dit : "Moi, je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie." Jean 8:12. Mais "les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises". Jean 3:19. Elle fut rejetée. Cependant le propos de Dieu demeure intact. Cette lumière inondera la terre de tout son éclat lors du millenium. "Et la lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, et la lumière du soleil sera septuple, comme la lumière de sept jours". Es. 30:26. 

 - Auteur inconnu






Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









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