Le mode participe du verbe
 


 

LES MODES (intro)

Il y a six modes en grec; indicatif, infinitif, participe, subjonctif, optatif, impératif.

PARTICIPE
 
 

présent actif -w et aoriste second masculin féminin neutre
nominatif, vocatif singulier luwn luousa luon
accusatif singulier luonta luousan luon
génitif singulier luontov luoushv luontov
datif singulier luonti luoush luonti
nominatif, vocatif pluriel luontev luousai luonta
accusatif pluriel luontav luousav luonta
génitif pluriel luontwn luouswn luontwn
datif pluriel luousi(n) luousaiv luousi(n)
aoriste actif  masculin féminin neutre
nominatif, vocatif singulier lusav lusasa lusan
accusatif singulier lusanta lusasan lusan
génitif singulier lusantov lusashv lusantov
datif singulier lusanti luosash lusanti
nominatif, vocatif pluriel lusantev lusasai lusanta
accusatif pluriel lusantav lusasav lusanta
génitif pluriel lusantwn lusaswn lusantwn
datif pluriel lusasi(n) lusasaiv lusasi(n)
aoriste actif masculin féminin neutre
nominatif, vocatif singulier luyeiv luyeisa luyen
accusatif singulier luyenta luyeisan luyenton
génitif singulier luyentov luyeishv luyentov
datif singulier luyenti luyeish luyenti
nominatif, vocatif pluriel luyentev luyeisai luyenta
accusatif pluriel luyentav luyeisav luyenta
génitif pluriel luyentwn luyeiswn luyentwn
datif pluriel luyeisi(n) luyeisaiv luyeisi(n)
parfait actif  masculin féminin neutre
nominatif, vocatif singulier lelukwn lelukuia lelukov
accusatif singulier lelukota lelukuian lelukov
génitif singulier lelukotov lelukuiav lelukotov
datif singulier lelukoti lelukuia lelukoti
nominatif, vocatif pluriel lelukotev lelukuiai lelukota
accusatif pluriel lelukotav lelukuiav lelukota
génitif pluriel lelukotwn lelukuiwn lelukotwn
datif pluriel lelukosi(n) lelukuiaiv lelukusi(n)
présent actif -w et aoriste second masculin féminin neutre
nominatif, vocatif singulier luomenov luomenh luomenon
accusatif singulier luomenon luomenhn luomenon
génitif singulier luomenou luomenhv luomenou
datif singulier luomenw luomenh luomenw
nominatif, vocatif pluriel luomenoi luousai luomena
accusatif pluriel luomenoun luomenav luomena
génitif pluriel luomenouv luomenwn luomenwn
datif pluriel luomenoiv luomenaiv luomenoiv

Parfait moyen et passif: lelumenov etc.

Aoriste moyen: lusamenov etc.

Futur actif: luswn etc.

Futur moyen: lusomenov etc.

Futur passif: luyhsomenov etc.

Les participes sont encore très fréquents dans le N.T. même s'ils commencent à céder du terrain aux autres modes. Son emploi est beaucoup plus limité dans le grec moderne.

Les participes se divisent en cinq groupes;
 

1. Substantivé 2. épithète 3. Attribut 4. Adverbial 5. Verbal

1. SUBSTANTIVÉ

Comme son nom l'indique il se comporte comme un substantif et est généralement précédé de l'article sauf quand il y a hendiadys.

Ex. o ton logon mou akouwn kai pisteuwn tw pemqanti me Jn.5:24
    celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m'a envoyé

Dans ce cas, il y a un seul article régissant les deux participes.

Souvent l'article est omis avec des participes dont l'aspect verbal est à toute fin pratique oublié.

Ex. arconta tou laou sou ouk ereiv kakwv Ac.23:5
    tu ne parleras pas méchamment du dirigeant de ton peuple

Ex. o arcwn tou kosmou toutou ekblhyhsetai exw Jn.12:31
    le dirigeant de ce monde est chassé dehors

Ex. arcontev tou laou kai presbuteroi, Ac.4:8
    Dirigeants du peuple et anciens,

Ici le participe est au cas vocatif; Pierre interpelle la classe dirigeante d'Israel.

L'absence de l'article peut à l'occasion porter à confusion. Parfois plusieurs sens peuvent aller avec le contexte. Ac.5:14

Ex. mallon de prosetiyento pisteuontev tw kuriw, plhyh andrwn te kai gunaikwn
    et encore des croyants se joignirent au Seigneur, une multitude d'hommes et de femmes
                 (substantivé)
ou
    et une multitude d'hommes et de femmes encore se joignirent au Seigneur en croyant
                                                    (adverbial)

Quand toute l'expression est sans article alors le participe aussi ne prendra pas d'article.

Ex. fwnh bowntov en th erhmw Mt.3:2
    la voix de celui qui crie dans le désert (présent actif)

Le participe substantivé peut aussi être exprimé par une clause relative sans en changer le sens, tournure de phrase retenue par le grec moderne.

Ex. o ecwn wta akouetw Mt.13:9
    que celui qui a des oreilles, entende

Ex. ov ecei wta akouein akouetw Mc.4:9
    que celui qui a des oreilles pour entendre, entende (pronom relatif)

Marc emploie le présent de l'indicatif comme le fera ensuite le grec moderne.

Ex. kai pav o akouwn mou touv logouv toutouv Mt.7:26
    et quiconque écoute ces miennes paroles

Ex. pav oun ostiv akouei mou touv logouv toutouv Mt.7:24
    alors quiconque écoute ces miennes paroles (pronom relatif indéfini)

Ex. Opoiov akouei auta ta logia mou Mt.7:24, 7:26 grec moderne
    quiconque écoute ces miennes paroles

Le participe en lui-même, comme pour les autres modes n'a pas de concept de temps. C'est sa relation avec le verbe principal qui le détermine.

Ex.  kai ercontai prov ton ihsoun kai yewrousin ton daimonizomenon kayhmenon kai imatismenon kai swfronounta ton eschkota ton legewna kai efobhyhsan Mc.5:15
et ils vinrent auprès de Jésus et virent le démonisé qui avait eu la légion, assis, habillé, sensé et ils eurent peur.

daimonizomenon est employé encore au présent même si le démon n'est plus dans la personne, ce qui démontre que le temps n'est pas le concept prédominant en grec. Si tel avait été le cas Marc aurait employé daimonisyeiv comme dans 4:18. Luc de son côté, est plus précis dans son commentaire; 

Ex. euron kayhmenon ton anyrwpon af ou ta daimonia exhlyen imatismenon kai swfronounta para touv podav tou Ihsou, kai efobhyhsan Lu.8:35
ils trouvèrent assis aux pieds de Jésus l'homme de qui les démons avaient sorti, il était habillé et sensé; ils eurent peur.

Ex. ina pav o apokteinav umav doxh latreian prosferein tw yew Jn.16:2
    où quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu

Ex. Ioudav o Iskariwthv o kai paradouv auton Mt.10:4
    Judas Iskarioth celui aussi qui était pour le livrer

Ces verbes ont ici une connotation future donc les participes (ici, à l'aoriste) auront aussi le sens futur sans qu'il soit nécessaire de les mettre au futur. Rarement l'auteur prendra la peine de mettre le participe au futur. cf. Hé.3:5 lalhyhsomenwn, Lu.22:49 esomenon etc.

Ex. kai tiv o kakwswn umav ean tou agayou zhlwtai genhsye; 1Pi.3:13
    et qui vous maltraitera si vous êtes zélés pour le bien? (participe futur actif)
 

2. éPITHETE

Il modifie directement, limite ou décrit un nom ou un pronom en lui attachant un concept verbal.

a) nominatif

Ex. touto de estin to rhma to euaggelisyen eiv umav. 1Pi.1:25
    Or ceci est la parole qui vous a été annoncée
    (aoriste passif nominatif neutre singulier)

Littéralement: ayant été annoncée

Ex. ou to swma to genhsomenon speireiv 1Co.15:37
    tu ne sèmes pas le corps qui sera (futur passif nominatif neutre singulier)

b) Cas obliques

Ex. eyewroun ton satanan wv astraphn ek tou ouranou pesonta Lu.10:18
    je voyais Satan qui tombait du ciel comme un éclair (aor. act. second)

Ex. omoiov estin anyrwpw oikodomounti oikian Lu.6:48
    il est semblable à un homme qui bâtit une maison
        (présent actif datif masculin singulier)

Littéralement: un homme bâtissant

Il s'accorde en cas, en genre et en nombre avec le terme qu'il modifie.

Il équivaut à une proposition relative avec l'indicatif.

Ex. omoiwyhsetai andri fronimw, ostiv wkodomhsen autou thn oikian Mt.7:24
    il sera semblable à un homme prudent, qui a bâtit sa maison
                       (pronom relatif indéfini)

Cette tendance est devenue la norme dans le grec moderne.

Ex. Moiazei me anyrwpon pou otan ectize to spiti tou Lu.6:48 grec moderne
    il est semblable à un homme qui quand il bâtit sa maison

Le participe épithète est presque toujours employé avec l'article sauf si le terme qu'il modifie est indéfini comme dans l'exemple précédent ou sauf si l'expression est assez définie en elle-même.

Ex. edwken an soi udwr zwn Jn.4:10
    je t'aurais donné l'eau vive (présent actif accusatif neutre singulier)

Souvent il est plus approprié de traduire ce genre de participe  par un adjectif.

Ex. Su de lalei a prepei th ugiainoush didaskalia. Ti.2:1
    Mais toi, parle de ce qui convient à la saine doctrine
                 (présent actif datif féminin singulier)

Parfois on rencontre des anacoloutes verbaux; le verbe de la première proposition est au mode participe tandis que le verbe de la seconde est au mode indicatif.

Ex. dia thn alhqeian thn menousan  en hmin, kai mey'hmwn estai eiv ton aiwna
    à cause de la vérité qui demeure en nous, et qui sera avec nous pour l'éternité 2Jn.2

Littéralement: et elle sera estai  aurait du être au participe futur au lieu de l'indicatif futur puisque menousan est déjà au mode participe; mais les grecs ne semblent pas trop s'attarder à de telles considérations car ce genre de construction arrive trop souvent pour n'être qu'une simple erreur d'inattention (même Platon le faisait à l'époque classique). De plus la forme du participe futur du verbe être est rarissime (1 fois N.T. esomenon Lu.22:49).

Ex. kai eiden pneuma yeou katabainon wsei peristeran, ercomenon ep'auton
    et j'ai vu l'Esprit de Dieu descendre et venir sur lui Mt.3:16
   (présent actif accusatif neutre masculin singulier)
   (présent moyen déponent accusatif neutre masculin singulier)

Ex. teqeamai to pneuma katabainon wv peristeran..., kai emeinen ep'auton
    j'ai vu l'Esprit descendre comme une colombe... et il a demeuré sur lui Jn.1:32
    (voir ci-dessus) (indicatif aoriste actif duratif)

Avec des verbes d'affirmation, de perception ou de sentiment le participe dans le discours indirect a sensiblement le même sens que l'infinitif ou oti avec l'indicatif.

Ex. yewrw oti profhthv ei su Jn.4:19
    Je vois que tu es prophète

Ex. eiv gar colhn pikriav kai sundesmon adikiav orw se onta Ac.8:23
    car je vois que tu es dans un fiel amer et dans un lien inique

Ex. logizomeya gar dikaiousyai pistei anyrwpon Ro.3:28
    car nous reconnaissons que l'homme est justifié par la foi

3. ATTRIBUT

A) Complémentaire avec des verbes copulatifs

Ex. pepeismenov gar estin Iwannhn profhthn einai. Lu.20:6
    car il est persuadé que Jean est un prophète.
    (verbe copulatif présent indicatif actif + participe parfait passif nomimatif masculin singulier)

Il se comporte comme l'adjectif ou le nom attribut, suivant généralement le verbe copulatif (eimi, ginomai, uparcw...) avec lequel il forme un composé (pour cette raison on l'appelle aussi: périphrastique).

Parfois il peut précéder le verbe pour créer un effet stylistique, voir le verset ci-dessus où il est placé en position emphatique au début de la phrase.

Le participe devrait s'accorder toujours avec le sujet en cas, en genre et en nombre, mais ce n'est pas tout le temps le cas.

Ex. taiv ekklhsiaiv thv Ioudaiav taiv en Cristw. monon de akouontev hsan
    aux églises de la Judée qui sont en Christ. Elles ont seulement entendu Ga.1:22-23
    (féminin pluriel) (participe présent actif nominatif masculin pluriel.)

Ceci se produit aussi avec les autres sortes de participes, surtout ceux dont le concept verbal prédomine, ils ont tendance alors à être traités comme des mots invariables.

Il ne prend jamais l'article.

Selon certains grammairiens le temps périphrastique insiste en général sur la durée de l'action plus que le temps simple. Il est toujours au nominatif sauf quand le verbe copulatif est à l'infinitif comme dans l'exemple suivant alors le participe s'accordera avec l'accusatif adverbial qui sert de "sujet".

Ex. kai egeneto en tw einai auton proseucomenon kata monav  Lu.9:18
    et il arriva, pendant qu'il était en train de prier seul
   (verbe copulatif infinitif présent actif datif + participe présent moyen déponent accusatif masculin singulier)

Ex. kai egeneto en tw proseucesyai auton to eidov tou proswpou autou Lu.9:29
    et il arriva, pendant qu'il priait, que l'aspect de son visage
     (infinitif présent moyen déponent datif)

Si les grammairiens ont bien compris l'usage classique et si Luc a respecté l'usage classique comme il a tendance à rechercher alors Jésus a prié plus longtemps quand il était seul, cependant on commence à couper les cheveux en quatre rendu à ce point... prenez note que j'ai commencé ce paragraphe par «Si» !

A l'occasion le verbe copulatif peut être sous-entendu.

Ex. euloghmenov o ercomenov en onomati kuriou Mt.23:39
    Béni (soit) celui qui vient au nom du Seigneur (présent passif)

B) Complémentaire propre

Contrairement au participe adverbial, ce genre de participe est nécessaire pour compléter l'idée du verbe fini.

Ex. ote etelesen o Ihsouv diatasswn toiv dwdeka mayhtaiv autou Mt.11:1
    quand Jésus a fini d'enseigner ses douze disciples

Ex. ou pauomeqa uper umwn proseucomenoi kai aitoumenoi Col.1:9
    nous ne cessons pour vous de prier et de demander

Le grec moderne utilise ici le subjonctif.

Ex. den pauoume na proseucomaste gia sav kai na parakaloume Col.1:9
    nous ne cessons pour vous de prier et de demander

4. ADVERBIAL

Comme un adverbe, il modifie le verbe principal. Son usage est fréquent et compliqué. Les divers concepts qu'il exprime ne sont pas inhérents au participe lui-même mais surgissent de sa relation avec le verbe principal et même à un plus grand contexte.

Donc selon l'intention que le traducteur prête à l'auteur il pourra être traduit différamment. On retrouve la même ambiguité quand il s'agit d'interpréter les cas.

Il se distingue du participe complémentaire en ce sens que ce dernier ne peut être omis sans endommager le sens de l'idée verbale, tandis que le participe adverbial équivaut à une proposition participiale séparée; il peut donc être omis puisque comme l'adverbe il ne fait que rajouter des précisions sur l'action principale décrite.

Quand le participe est un verbe d'action, il est souvent associé à un autre verbe d'un mode différent pour exprimer deux action concurrentielles; celle au mode participe devant s'accomplir préalablement avant que l'autre puisse prendre place. En français cela se traduit la plupart du temps par un verbe à l'indicatif suivi d'un autre à l'infinitif ou bien par deux propositions coordonnées réliées par une conjonction. Ce sont pour la plupart des participes adverbiaux temporels.

En grec comme en français, la langue parlée n'aime pas utilisée le participe, elle lui substituera plutôt une expression ou une autre proposition coordonnée. La syntaxe du grec moderne est issue de la langue parlée.

Ex. strafeiv de o Ihsouv kai yeasamenov autouv akolouyountav  Jn.1:42
    Jésus s'étant retourné et les voyant le suivre  (Littéraire)
Ex. otan egurise o Ihsouv kai touv eide na ton akolouyoun,  Grec moderne
    quand Jésus s'est retourné, il les a vu en train de le suivre (Parlé)

Impératif coordonné

Ce participe (souvent aoriste), accompagne un verbe à l'impératif.

Ex. lusantev agagete moi Mt.21:2
    détachez-le et apportez-le moi (participe aoriste actif + impératif aoriste actif.)

Il correspond à une phrase composée de deux verbes principaux à l'impératif liés par une conjonction.

Ex. lusate auton kai ferete Mc.11:2
    détachez-le et apportez-le moi (impératif aoriste actif + impératif présent actif)

Ex. luste to kai ferte to Mc.11:2 grec moderne
    détachez-le et apportez-le moi (impératif aoriste actif + impératif présent actif)

En général c'est le premier des verbes de la phrase qui sera au mode participe cf. Mt.2:8, 2:13, 5:24, 9:13... Quand les deux premiers verbes sont liés par une conjonction c'est alors le deuxième qui sera au mode participe cf. Mt.6:6.

Ex. egeire kai arav to klinidion sou poreuou eiv thn oikon sou Lu.5:24
    relève-toi et prenant ton lit, va dans ta maison
    (impératif présent actif + participe aoriste actif + impératif présent actif)

Ex. egeire aron sou thn klinhn kai upage eiv thn oikon sou Mt.9:6
    relève-toi, prends ton lit et va dans ta maison
    (impératif présent actif + impératif aoriste actif + impératif présent actif.)

Certains manuscrits ont le participe egeryeiv au lieu de l'impératif egeire ce qui est plus conforme à l'usage. Les variantes de texte sont causées en général par des scribes soucieux du bon usage.

Infinitif coordonné

Il fonctionne sur le même principe que le participe impératif coordonné.

Ex. epitreqon moi prwton apelyonti yaqai ton patera mou Lu.9:59
    permets-moi d'abord d'aller enterrer mon père
    (part. aor. act. second + inf. aor. act.)

Les écrivains grecs préfèraient utiliser le participe mais parfois ils se servaient aussi deux propositions coordonnées comme en français.

Ex. epitreqon moi prwton apelyein kai yaqai ton patera mou Mt.8:21
    permets-moi d'abord d'aller enterrer mon père
    (inf. aor. act. second + inf. aor. act.)

Ex. afhse me prwta na paw na yaqw ton patera mou Lu.9:59 grec moderne
    laisse-moi d'abord d'aller enterrer mon père (subjonctif)

Indicatif coordonné

Ex. prohgen autouv ewv elywh estayh epanw ou hn to paidion Mt.2:9
    elle les devançait jusqu'au moment où elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où était le
    petit enfant. (part. aor. act. sec. + ind. aor. pas. sec.)

Ex. kai aposteilav aneilen pantav touv paidav Mt.2:16
    et il envoya tuer tous les enfants (part. aor. act. + ind. aor. act)

Subjonctif coordonné

Ex. apaggeilate moi, opwv kagw elywn proskunhsw autw Mt.2:8
    rapportez-le moi, afin que moi aussi, j'aille l'adorer
    (participe aoriste actid second + subjonctif aoriste actif)

A) Temporel

Tous les participes adverbiaux ont au moins une notion temporelle, quand celle-ci prédomine, le participe présent se traduit par la périphrase: pendant que, comme

Le participe aoriste se traduit ainsi: lorsque, après, quand.

Ex. ei pneuma agion elabete pisteusantev; Ac.19:2
    Avez-vous reçu le Saint-Esprit après avoir cru?
ou                             ... lorsque vous avez cru?

Katharévoussa: Elabete Pneuma Agion afou episteusate; depuis, après
Démotique: Elabete Pneuma Agion, otan episteqate; quand, au moment où
Homiloumenè: Otan pisteyate, labate to Agio Pneuma;

La réception de Saint-Esprit suit, la plupart du temps, immédiatement le moment où la personne croit, ex. Corneille Ac.10, à l'occasion cependant, la réception peut être différée pour une raison bien précise, ex. les Samaritains Ac.8, le participe aoriste, étant indéfini de nature (a - oriste), laisse assez de latitude pour englober les deux façons, Paul ne parlait donc pas nécessairement seulement de l'occasion où les disciples de Jean avaient cru, l'utilisation du participe aoriste pouvait aussi référer à n'importe quel moment depuis qu'ils avaient cru.

Cf. eiselyonta katoikei ekei Mt.12:45
    Après être entré, il s'installe là (participe actif second nominatif neut. sing.)

Cf. hliou de anateilantov ekaumatisyh Mt.13:6
    quand le soleil se leva, elle brûla (participe actif génitif absolu masc. sing.)

Marc utilise l'usage de la langue parlée qui évite autant que possible les participes adverbiaux (caractéristique qui se retrouve aussi en français).

Ex. kai ote aneteilen o hliov ekaumatisyh Mc.4:6
    et quand le soleil se leva, elle brûla (indicatif aoriste actif)

Le grec moderne qui est basé sur la langue parlée a gardé cette forme.

Ex. otan aneteile o hliov Mc.4:6
    quand le soleil se leva

Ex. apaggeilate moi, opwv kagw elywn proskunhsw autw Mt.2:8
    annoncez-le moi, afin que moi aussi j'aille l'adorer (aoriste actif second)

Littéralement: afin que moi aussi, après y être allé, je l'adore

Dans le grec moderne le subjonctif remplace le participe dans ce passage.

Ex. na me eidopoihsete, gia na eryw ki egw na to proskunhsw Mt.2:8
    annoncez-le moi, pour que j'aille et que je l'adore

On peut aussi traduire par le gérondif.

Ex. elyon euriskei scolazonta Mt.12:44
    lorsqu'il revient, il la trouve vide (aor. actif second neutre sing.)
         ou: en revenant, il...

Le participe parfait se traite de la même façon.

Ex. to boulhma twn eynwn kateirgasyai, peporeumenov en aselgeiaiv 1Pi.4:3
    d'accomplir la volonté des païens, quand nous marchions dans les dérèglements
ou:     en marchant (participe parfait moyen déponent nominatif masc. sing.)

Le participe aoriste, puisqu'il désigne souvent une action qui précède l'action du verbe principal, ayant ainsi un sens semblable au plus-que-parfait, se traduit parfois par le plus-que-parfait.

Ex. Autov gar o Hrwdhv aposteilav ekrathsen ton Iwannhn Mc.6:17
    Car Hérode lui-même avait envoyé saisir Jean
     (part. aoriste actif + indicatif aoriste actif)

Ex. o idiov o Hrwdhv eice steilei na sullaboun ton Iwannh Mc.6:17 grec moderne
    Car Héode lui-même avait envoyé saisir Jean
   (plus-que-parfait périphrastique + subjonctif)

B) Modal

Il décrit la façon que l'action est accomplie et correspond au gérondif en français. En général ce genre de participe suit le verbe principal alors que le participe temporel précède habituellement le verbe principal.

Ex. akousav de o neaniskov ton logon touton aphlyen lupoumenov  Mt.19:22
    Après avoir écouté cette parole, le jeune partit en pleurant
   (présent passif nominatif masculin singulier)

Ex. elalei eulogwn ton yeon Lu.1:64
    il parlait louant Dieu (présent actif nominatif masc. sing.)

C'est en ce sens que le grec moderne utilise surtout le participe.

Ex. kai arcise na milaei doxazontav to Yeo Lu.1:64
    et il commença à parler en glorifiant Dieu

C) Circonstanciel

Ce participe indique une action qui accompagne celle du verbe principal. Très souvent pléonastique, il n'ajoute alors rien au sens de la phrase. Il est fréquent avec les verbes d'expression: legw, apokrinomai, fhmi, lalew. Cette tournure de phrase se rencontre à l'occasion dans le grec classique, sa haute fréquence dans le N.T. vient de la LXX qui traduisait littéralement une expression sémitique, l'infinitf absolu. Avec les autres verbes il n'y a que des citations tirées de la LXX.

Ex. idwn eidon thn kakwsin tou laou mou en Aiguptw Ac.7:34 (Ex.3:7 LXX)
    Ayant vu j'ai vu la souffrance de mon peuple en égypte

Ex. o de apokriyeiv eipen Mt.4:4
    et lui, répondant, il dit (aoriste passif déponent)

Luc évite parfois le pléonasme.

Ex. kai apekriyh prov auton o Ihsouv Lu.4:4
    et Jésus lui répondit (indicatif aoriste passif déponent)

La même expression peut être rendue en laissant sous-entendre les verbes.

Ex. o de kuriov prov auton Ac.9:11
    et le Seigneur (répondit) et lui (dit)

Cette formule est employée même quand celui qui parle ne répond pas à quelqu'un d'autre, ce qui démontre qu'elle était une expression figée qu'on employait par habitude.

Ex. En ekeinw tw kairw apokriyeiv o Ihsouv eipen Mt.11:25
    En ce temps-là Jésus, répondant, dit

Pourtant, dans le contexte, il ne répondait pas à personne!

Peu importe lequel des deux verbes est au participe.

Ex. pemqav dia twn mayhtwn autou eipen Mt.11:3-4
    envoyant dire à travers ses diciples (part. aor. + ind. aor.)

Ex. duo tinav twn mayhtwn o Iwannhv epemqen prov ton kurion  legwn Lu.7:19
    Jean envoya deux de ses disciples vers le Seigneur lui dire
         (ind. aor. + part, aor.)

Le participe s'accorde en général avec le nom le plus proche.

Ex. apokriyeiv de Petrov kai oi apostoloi eipan Ac.5:29
    Et répondant, Pierre et les apôtres dirent
    (part. aor. pas. nom. masc. sing.)(ind. aor. act. pluriel)

Ex. o de Petrov kai Iwannhv apokriyentev eipan prov autouv Ac.19
    Or Pierre et Jean, répondant, leur dirent (les deux au pluriel)

Ex. o rhyeiv dia Hsaiou tou profhtou legontov Mt.3:3
    Ce qui a été dit à travers Esaïe le prophète disant (génitif masc. sing.)

J'ai dit "en général" parce que Jean ne se soucie pas toujours de faire la concordance.

Ex. h fwnh h prwth hn hkousa wv salpiggov laloushv met'emou, legwn Ap.4:1
    la première voix que j'ai entendue parlait comme une trompette avec moi, disant
    (féminin)

legwn: masculin, au lieu de legousai: féminin

Ex. splagcnisyeiv ekteinav thn ceira autou hqato kai legei autw Mc.1:41
    ému de compassion, étendant sa main il le toucha et lui dit

On peut le rendre par le gérondif ou en utilisant une proposition coordonnée et le rendre par un verbe fini.

Ex. ekteinav thn ceira hqato autou  legwn Mt.8:3
    étendant la main il le toucha en disant (présent actif)
ou                             et il dit

Ex. O Ihsouv aplwse to ceri, ton aggixe kai tou eipe Mt.8:3 grec moderne
    Jésus étendit la main, le toucha et lui dit (trois indicatifs aoristes)

Ce passage démontre bien la diminution dans l'utilisation du participe dans le grec moderne qui est basée sur la langue parlée, cette tendance se faisait déjà sentir dans le N.T. Le participe, l'infinitif et l'optatif sont surtout des modes littéraires.

D) Final

Ex. afev idwmen ei ercetai Hliav swswn auton Mt.27:49
    laisse, voyons si Elie va venir pour le réchapper. (participe futur  act.)

Habituellement, le subjonctif avec ina ou l'infinitif sera préféré pour exprimer le but.

Ex. afete idwmen ei ercetai Hliav kayelein auton Mc.15:36
    laissez, voyons si élie va venir le descendre (infinitif aor. act. second)

Ex. Ase na doume an qa'ryei o Hliav na ton swsei Mt.27:49 grec moderne
    laisse, voyons si Elie va venir pour le réchapper. (subjonctif aor. act.)

Ex.  ov hn epi pashv thv gazhv authv, ov elhluyei proskunhswn eiv Ierousalhm
    qui était surintendant de tous ses trésors, qui était venu à Jérusalem pour adorer. (imparfait actif), ( ind. parfait actif) + (participe futur actif)

Le but est exprimé avec surtout avec un participe futur ou un participe présent même si le verbe pricipal est au passé.

Ex. anastav o yeov ton paida autou apesteilen auton eulogounta umav
    Après avoir suscité son serviteur, Dieu l'envoya pour nous bénir Ac.3:26
    (part. aor. act.) (ind. aor. act.) + (part. présent actif)

On a un bel exemple sur la façon dont les participes sont disposés dans une phrase. Le participe temporel précède le verbe principal tandis que le participe final le suit.

E) Conditionnel

Ce participe fonctionne comme la protase d'une phrase conditionnelle introduite en français par "si". Il indique une condition à être rencontée avant que l'action du verbe principal puisse avoir lieu. cf. Ro.2:27, Hé.2:3, 1Ti.4:4

Ex. kairw gar idiw yerisomen mh ekluomenoi Ga.6:9
    car nous moissonnerons au temps convenable si nous ne nous relâchons pas (prés. p.)

Ex. epileiyei me gar dihgoumenon o cronov Hé.11:32
    car le temps va me manquer si je raconte

F) Concessif

Ce participe fonctionne comme la protase d'une phrase concessive introduite en français par "même si, "malgré que"

Ex. en oida oti tuflov wn arti blepw Jn.9:25
    je sais une chose, malgré que j'aie été aveugle jusqu'à maintenant, je vois (prés.)

On rajoute parfois une particule concessive pour ne pas laisser place à l'ambiguïté: kaiper, kai ge, kai toi, kai tauta.

Ex. kaiper wn uiov emayen af'wn epayen thn upakohn Hé.5:8
    bien qu'il soit fils, il a appris d'après ce qu'il a souffert.

G) Causal

Habituellement oti est employé pour indiquer la raison d'une action.

Ex. o de yelwn dikaiwsai eauton Lu.10:29
    et lui, parce qu'il voulait se justifier (présent actif)

H) Comparaison

Ex. hn didaskwn autouv wv exousian ecwn Mc.1:22
    il les enseignait comme ayant autorité (présent actif)

Avec wv cela ajoute parfois un concept de supposition.

Ex. gnwmhn de didwmi wv hlehmenov upo kuriou pistov einai. 1Co.7:25
    or je donne mon opinion comme ayant reçu miséricorde du Seigneur pour être fidèle.
          (présent passif)

Ex. opwv aurion ton Paulon katagaghv eiv to sunedrion wv mellon ti akribestion
    afin que tu conduise Paul demain au sanhédrin comme si tu étais pour t'enquérir

punyanesyai peri autou. Ac.23:20
de lui plus exactement (présent actif)

I) Idiomatique

En grec comme en français il existe des expressions qui sont intraduisibles littéralement.

Ex. eureyh en gastri ecousa ek pneumatov agiou Mt.1:18
    elle se trouva enceinte du Saint-Esprit (présent actif)

Littéralement: ayant dans le ventre

5. Verbal

Ce participe est utilisé à la place d'un verbe fini dans une proposition. Cet usage est semblable au participe adverbial coordonné avec un verbe fini sauf que ce dernier est dans la même proposition alors que le participe verbal, comme son nom l'indique, ne modifie pas un autre verbe puisqu'il ne se retrouve pas dans la même proposition.

A) Indicatif

Ex. kata pistin apeyanon outoi pantev, mh labontev tav epaggeliav
    ils moururent tous selon la foi, sans recevoir les promesses

alla porrwyen autav idontev kai aspasamenoi kai omologhsantev Hé.11:13
mais ils les virent de loin et les saluèrent et confessèrent (aoristes)

Le premier verbe est à l'indicatif aoriste, ceux qui suivent au participe. A la rigueur ceux-ci peuvent être pris comme des participes adverbiaux modaux; recevant, voyant etc. Le grec classique avait cette particularité d'allonger les phrases inutilement en multipliant les participles (le grec de l'épître aux hébreux a une grande qualité littéraire); dans la traduction on les remplacent habituellement par des verbes finis.

Ex. Rachl klaiousa ta tekna authv, kai ouk hyelen paraklhyhnai Mt.2:18
    Rachel pleure ses enfants, et elle n'a pas voulu être consolée

Littéralement: pleurant. Le verbe aurait du être à l'indicatif comme le verbe principal hyelen dans l'autre proposition coordonnée. Il s'agit donc d'un anacolouthe verbal. Cette façon de faire, impensable en français, ne cause aucune indisposition aux écrivains grecs.

PARTICIPES ABSOLUS

Tous les participes employés absolument sont des participes verbaux puisque, quand leur emploi est légitime, leur sujet n'est pas le même que celui de la proposition principale avec le verbe fini.

Ex. Toutwn de poreuomenwn hrxato Ihsouv legein toiv ocloiv Mt.11:7
    Or comme ceux-ci s'en allaient, Jésus commença à dire aux foules
       (présent moyen déponent génitif absolu masculin pluriel)

Dans les versions modernes on traduit généralement par deux propositions distinctes jointes par une conjonction.

B) Impératif

Les rabbis avaient coutume d'enseigner en employant le mode participe au lieu de l'impératif et les écrivains du Nouveau Testament ont repris en partie cette habitude, surtout Pierre et Paul.

Ex. apostugountev to ponhron, kollwmenoi tw agayw Ro.12:9
    ayez le mal en horreur, attachez-vous au bien (part. prés.)
 
 



 





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