La foi qui fait bouger les choses


Noces de Cana par Véronèse, peintre italien du XVIème siècle


Plusieurs font preuve de fatalisme devant l'adversité, se disant qu'ils ne peuvent rien y changer et que c'est Dieu qui a décidé qu'ils devaient passer par là et subir patiemment la situation en attendant qu'elle change d'elle-même, pensant qu'ils doivent en tirer des leçons de persévérance et d'endurance pour former leur caractère. Mais ces chers frères et soeurs dans le Seigneur tournent en rond indûment dans la vallée de l'ombre de la mort alors que les verts pâturages sont à leur portée.

Notez comment ce n'est pas l'attitude adoptée par Marie (dans Jean 2) alors qu'elle s'aperçoit que le bon déroulement de la réception de mariage est compromis parce qu'on va manquer de vin. Marie n'est pas fataliste, au contraire, bien qu'elle sache que Jésus n'a pas l'argent pour acheter du vin et qu'il n'a pas apporté de vin non plus avec lui, elle est tellement convaincue que Jésus peut faire quelque chose pour remédier à la situation qu'elle ne laisse même pas le choix à Jésus.

Jean 2:1 Deux jours après, il y eut un mariage à Cana, en Galilée. La mère de Jésus était là, 2 et on avait aussi invité Jésus et ses disciples à ce mariage. 3 A un moment donné, il ne resta plus de vin. La mère de Jésus lui dit alors: Ils n’ont plus de vin. 4 Mais Jésus lui répondit: Mère, est-ce à toi de me dire ce que j’ai à faire? Mon heure n’est pas encore venue. 5 La mère de Jésus dit alors aux serviteurs: Faites tout ce qu’il vous dira. 6 Il y avait là six récipients de pierre que les Juifs utilisaient pour leurs rites de purification. Chacun d’eux pouvait contenir une centaine de litres. 7 Jésus dit aux serviteurs: Remplissez d’eau ces récipients. Ils les remplirent jusqu’au bord. 8 Alors Jésus leur dit: Puisez maintenant un peu de cette eau et portez-en au maître de la fête. C’est ce qu’ils firent. 9 Le maître de la fête goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient. Il appela donc le marié 10 et lui dit: Tout le monde commence par offrir le meilleur vin, puis, quand les invités ont beaucoup bu, on sert le moins bon. Mais toi, tu as gardé le meilleur vin jusqu’à maintenant! 11 Voilà comment Jésus fit le premier de ses signes miraculeux, à Cana en Galilée; il manifesta ainsi sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Marie n'avait jamais vu Jésus faire de miracle encore mais elle savait qu'elle était la mère du Seigneur (Luc 1:43), Emmanuel, Dieu avec nous (Mt.1:23). Elle repassait toutes ces choses dans son coeur (Luc 2:19). Pour les Juifs, le terme "Seigneur" n'est pas banal, "Adonaï", en hébreu, était le titre employé pour éviter de mentionner le nom de Dieu "Yahweh". Le Seigneur est celui qui a autorité sur toutes choses et il suffit d'un mot de sa part pour que la chose s'accomplisse, comme l'avait bien saisi par la foi le centenier romain (Mt.8:8-10).

Marie, animée d'une foi approchant celle du centenier qui n'avait pas son pareil (Mt.8:10), ne s'est pas laissée démonter par la réponse de Jésus disant que son temps n'était pas venu, au verset 4. Elle avait ressenti, au contraire, que c'était le temps de Dieu. On en voit la preuve à la fin du récit car cela a fait que ses disciples ont cru en lui (Jn.2:11). Comme la femme cananéenne qui avait une fille ayant besoin de délivrance (Mc.7:24-30), Marie voyait un besoin et elle ne voyait que Jésus pouvant y répondre. Alors comme la femme cananéenne qui était revenue à la charge après la première rebuffade de Jésus, Marie a fait fi des réticences de Jésus et l'a placé dans une situation où il n'avait plus le choix quand elle l'a présenté aux serviteurs comme le Seigneur en leur disant "Faites tout ce qu'il vous dira". Qu'aurait eu l'air le Seigneur Jésus s'il n'avait rien dit ? Il ne pouvait pas mentir non plus en disant qu'il ne pouvait rien faire alors que rien ne lui était impossible depuis que le Saint-Esprit l'avait revêtu de sa puissance au retour du désert (Luc 4:14). Jésus était très inconfortable par cette demande de Marie, ce n'était définitivement pas sa volonté de faire un miracle à ce moment. L'expression "qu’y a-t-il entre moi et toi?" le démontre, il suffit de regarder ailleurs qui l'a employé pour comprendre que cela signifie quelque chose du genre "pourquoi viens-tu me déranger et me chercher des problèmes ?"

Jug 11:12 Jephthé envoya des messagers au roi des fils d’Ammon, pour lui dire: Qu’y a-t-il entre moi et toi, que tu viennes contre moi pour faire la guerre à mon pays?

1Ro 17:18 Cette femme dit alors à Elie: Qu’y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu? Es-tu venu chez moi pour rappeler le souvenir de mon iniquité, et pour faire mourir mon fils?

2Ch 35:21 et Néco lui envoya des messagers pour dire: Qu’y a-t-il entre moi et toi, roi de Juda? Ce n’est pas contre toi que je viens aujourd’hui; c’est contre une maison avec laquelle je suis en guerre. Et Dieu m’a dit de me hâter. Ne t’oppose pas à Dieu, qui est avec moi, de peur qu’il ne te détruise.

Mr 5:7 et s’écria d’une voix forte: Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut? Je t’en conjure au nom de Dieu, ne me tourmente pas.

Lu 8:28 Ayant vu Jésus, il poussa un cri, se jeta à ses pieds, et dit d’une voix forte: Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut? Je t’en supplie, ne me tourmente pas. Mt 8:29 Et voici, ils s’écrièrent: Qu’y a-t-il entre nous et toi, Fils de Dieu? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps?

Mr 1:24 Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es: le Saint de Dieu.

Ce n'est pas que Jésus était insensible à l'inconfort des gens qui manquaient de vin pour se réjouir. Dans son humanité, Jésus expérimentait lui-même l'inconfort à l'idée de commencer à manifester aussi rapidement sa seigneurie par les miracles. Il jugeait que son temps n'était pas encore venu. Il voulait se concentrer pour le moment à la formation de ses nouveaux disciples qui le suivaient depuis 3 jours seulement (voir Jean 1:37-51). Jésus lui-même nous dit que sa volonté n'était pas toujours celle de son Père même si sa nourriture spirituelle était de faire sa volonté (Jn.4:34).

Luc 22:42 Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

Par la foi, Marie avait compris que c'était la volonté de Dieu que Jésus commence à manifester les miracles que le Saint-Esprit lui donnait la capacité de faire pour manifester que le royaume des cieux s'est approché de la terre. Dieu s'est servi de la foi de Marie et de sa compassion envers les autres pour pousser Jésus à l'action. Jésus a compris, et Il a fait des miracles jusqu'à la fin de son ministère, guérissant même l'oreille d'un soldat venu l'arrêter.

Dans son livre "Power for Life", Matt Sorger comprend cela autrement et il avance que par sa foi, Marie a même fait devancer le temps de Dieu, elle a été capable de saisir quelque chose dans le futur et l’amener dans le présent! Il est venu enseigner à notre église que nous aussi, par la violence de notre foi, nous pouvons pousser les choses à changer pour le mieux.

Dieu nous accorde une perception prophétique pour nos enfants. La foi et l’autorité qui sont en nous vont les influencer pour entrer dans leur destinée. Oh! Ne sous-estimez pas le potentiel de la prière d’une mère. Mamans, vous avez plus d’autorité que vous le pensez, vos prières en elles mêmes sont puissantes pour changer l’atmosphère de votre maison. Vous pouvez changer votre saison et celle de votre entourage. Réclamez ce qui vous appartient dans le futur et amenez-le dans le présent. La foi de Marie a changé la saison de Jésus.

Cette explication de Matt Sorger n'est pas si incongrue que cela, car l'apôtre Pierre parle de "hâter l'avènement du Jour du Seigneur" 2Pierre 3:12. Jésus nous a dit que la Bonne Nouvelle devait être prêchée à toutes les nations avant que vienne la fin alors quand on s'applique à obéir à son commandement de faire des disciples dans touts les nations, nous hâtons le jour de son retour. L'obéissance de notre foi fait donc devancer le temps de Dieu prévu pour le retour de Jésus.

2Pierre 3:11 Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, 12 tandis que vous attendez et hâtez l'avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront!

Matthieu 24:14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, 20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.



Pour terminer, voici les deux récits édifiants que j'ai évoqués plus tôt à propos de païens à la foi irrésistible:

1° Le centenier romain

Matthieu 8:5 Alors que Jésus entrait dans Capernaüm, un officier romain l’aborda et le supplia 6 en disant: «Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie, et il souffre beaucoup.» 7 Jésus lui dit: «J’irai et je le guérirai.» 8 L’officier répondit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri. 9 En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres, et je dis à l’un: ‘Pars!’ et il part, à un autre: ‘Viens!’ et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci!’ et il le fait.» 10 Après l’avoir entendu, Jésus fut dans l’admiration, et il dit à ceux qui le suivaient: «Je vous le dis en vérité, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi. 11 Or, je vous le déclare, beaucoup viendront de l’est et de l’ouest et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux. 12 Mais ceux à qui le royaume était destiné seront jetés dans les ténèbres extérieures, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.» 13 Puis Jésus dit à l’officier: «Vas-y sois traité conformément à ta foi.» Et au moment même le serviteur fut guéri.

2° La femme syro-phénicienne

Marc 7:24 Jésus partit de là et s’en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sache, mais il ne put rester caché, 25 car une femme dont la fillette avait un esprit impur entendit parler de lui et vint se jeter à ses pieds. 26 Cette femme était une non-Juive d’origine syro-phénicienne. Elle le pria de chasser le démon hors de sa fille. Jésus lui dit: 27 «Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens.» 28 «Oui, Seigneur, lui répondit-elle, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants.» 29 Alors il lui dit: «A cause de cette parole, tu peux t’en aller: le démon est sorti de ta fille.» 30 Et quand elle rentra chez elle, elle trouva l’enfant couchée sur le lit: le démon était sorti.

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