Gagner des âmes – la priorité de l'Eglise

Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Apocalypse 3 : 20

Je suis toujours touché par l’image de Jésus qui se tient à la porte de l’église de Laodicée. Que fait-Il ? Il frappe ! Cette image de l’Apocalypse n’a pas été donnée à la merveilleuse église de Philadelphie. Non, elle a été donnée à une église de croyants tièdes qui aimaient les compromis et ignoraient l’Esprit. Mais que nous communique cette image ? Elle nous dit que les Laodicéens, avec toutes leurs erreurs, n’étaient pas loin de la réalité. Ils devaient simplement se tourner, ouvrir la porte et Il entrerait. Jésus ne les avait pas abandonnés. C’est eux qui s’étaient détournés de Lui.

Ainsi, par l’Esprit de Christ qui frappa à la porte à Laodicée, j’aimerais dire aux églises qui ont perdu leur zèle pour l’évangélisation qu’elles ne sont pas loin du but. Faisons à nouveau de l’évangélisation, notre priorité. L’Eglise de Jésus Christ n’est pas un bateau de plaisance mais un bateau de sauvetage. Nous n’avons pas besoin de gens qui font un show. Du capitaine au cuisinier, chaque personne est nécessaire à bord pour gagner des âmes. Une église qui ne va pas à la rescousse des perdus est perdue elle-même.

Notre ministère, Christ pour toutes les Nations, a aidé bien des églises à redécouvrir leur passion pour l’évangélisation. Nous, les évangélistes, nous amenons les filets dans la ville mais nous devons emprunter les bateaux des églises. Puis ensemble, nous jetons les filets et ramenons vers la rive d’immenses prises de poissons. Lorsque nous avons fini notre travail, nous apportons notre prise aux pasteurs et congrégations locales. Puis nous, les évangélistes, nous lavons et réparons les filets et allons vers d’autres eaux de pêche.

L’enthousiasme grandit lorsque nous annonçons une série de réunions en Afrique. Chaque pasteur sait que son église bénéficiera de cinq soirées où l’Evangile sera prêché. Nous recrutons et formons des coéquipiers de prière venant de ces églises locales et ils doivent passer un test avant de pouvoir faire partie du travail de suite. Nous nous basons et dépendons entièrement des églises locales. Plus de 50% du budget d’une campagne d’évangélisation CfaN est utilisé pour équiper les églises locales dans le travail de suite. Le fruit qui en découle est vraiment sensationnel et la passion pour les perdus de ces églises-là est à nouveau réveillée.

Néanmoins, Christ pour toutes les Nations ne peut être la seule réponse à la perte de l’objectif de l’évangélisation de beaucoup d’églises. Quel est le secret pour pouvoir garder ce feu pour l’évangélisation ? Premièrement, je crois que nous devons nous donner à nouveau entièrement au Saint-Esprit. Oh oui, beaucoup disent cela, mais qu’en est-il de la réalité ? Je crois que lorsque nous faisons vraiment confiance au Saint-Esprit, toutes nos méthodes, nos programmes, notre loyauté à une dénomination particulière et nos traditions bien vieilles deviennent secondaires, voire même extensibles. Nous dépendons entièrement du Feu de l’Esprit. Il est le seul et véritable « gagneur d’âmes ». Il est le feu en personne. Nous avons le grand privilège par « la folie de notre prédication » de devenir des serviteurs de Son Feu.

Lorsque j’étais un jeune missionnaire en Afrique, j’avais dans mon travail un respect dévoué envers mes pères. Ils m’avaient enseigné ce qu’ils considéraient comme les méthodes appropriées du travail missionnaire, des méthodes correctes et qui avaient fait leurs preuves. Je ne pouvais pas passer outre. Mais mon cœur souffrait de voir combien peu de personnes répondaient à l’image rigide que nos pères avaient érigée de notre Sauveur plein de grâce. C’était comme si nous présentions le bébé Jésus enveloppé dans des documents légaux, remplis de règles et de règlements qui masquaient Sa vraie nature. J’aspirais de voir de grandes multitudes d’africains précieux se réjouir en Christ mais dans de telles circonstances, je n’étais pas étonné de voir si peu de personnes se tourner vers Lui.

Dieu a pris un marteau et un burin et a commencé à me façonner. Les choses ne se mirent pas en place du jour au lendemain. J’ai appris une leçon après l’autre. De nouvelles dimensions du Saint-Esprit s’ouvrirent à moi et chacune d’elles me laissa absolument abasourdi. Des signes et des miracles se mirent à se produire et les choses commencèrent à changer. Il faudrait lire mon autobiographie dans son intégralité, « Une vie en feu », pour comprendre et apprécier les différentes étapes par lesquelles le Seigneur me conduisit.

Chacune de ces leçons m’opposèrent à ceux qui étaient attachés aux méthodes, aux programmes, et loyaux à une dénomination particulière et à de longues traditions. Chaque fois, il arriva un moment où il fut nécessaire de se libérer d’elles et de suivre l’Esprit dans sa quête des âmes. Ce fut émotionnellement très dur de passer par ce processus – mais c’est aussi la raison pour laquelle si peu de personnes veulent emprunter ce chemin.

C’est le temps de la moisson !


Je ne peux que donner mon témoignage. J’ai vu plus d’un million de personnes donner leur vie à Christ en une seule réunion et documenter leur décision. J’ai vu 58 millions de personnes s’engager pour Jésus depuis l’an 2 000. Et cela n’est pas fini. Des multitudes sont guéries et sont remplies du Saint-Esprit. C’est le temps de la moisson ! Le livre des Actes n’est pas le paroxysme de la puissance de Dieu ; il a seulement montré les premiers exemples des possibilités qu’ont ceux qui Le suivent par le Saint-Esprit. Faites-Lui confiance ! N’acceptez rien de moins.

Lorsque nous nous sommes libérés des méthodes éprouvées et testées, nous avons vu des pays entiers ébranlés par la puissance de l’Evangile. Si cela peut être le résultat des choses que Dieu m’a montrées un jour, alors j’espère qu’Il vous montrera de telles choses également. Puissiez-vous recevoir cette révélation de la gloire incomparable de Sa puissance, une puissance qui va au-delà de tout ce qui n’a jamais été vu. Le potentiel de la pentecôte n’a pas encore été tout à fait réalisé – de plus grandes choses

arrivent. Dieu est le créateur des évangélistes. Nous sommes des hommes et des femmes tout à fait ordinaires, en chair et en os. Les anges auraient sans doute été plus efficaces mais dans Sa sagesse infinie, le Seigneur n’avait pas un tel plan. C’est frappant de voir que l’ange qui apparut à Corneille dans Actes 10 n’avait pas le droit de lui mentionner le Nom de Jésus ou de lui expliquer le Salut. Tout ce qu’il avait le droit de lui dire était :

« Envoie maintenant des hommes à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre ».

Ce puissant séraphin des cieux devait se plier à la volonté du Tout-Puissant et laisser à Pierre le grand privilège d’annoncer l’Evangile de Jésus Christ à Corneille. Il ne nous reste plus qu’à accepter avec émerveillement et humilité, qu’il plaît à Dieu d’appeler et d’envoyer des gens comme vous et moi. Nous, les humains, sommes si privilégiés. Nous ne devrions avoir aucune retenue à accomplir cette œuvre.

Les porteurs de l’Evangile diffèrent d’une génération à l’autre mais l’Evangile reste à jamais le même. En ce moment, c’est à notre tour de l’annoncer. Dieu nous a appelés, chacun de nous. L’Evangile a toujours besoin d’être annoncé jusqu’aux extrémités de la terre. Parfois, je me demande si les millions d’âmes que je moissonne aujourd’hui n’auraient pas dû être moissonnées par ceux qui se sont détournés de cet appel.

Des hommes et des femmes qui prêchent un Evangile sans compromis


Je ne crois pas que le plan de Dieu soit de permettre à l’enfer d’être plus grand que le ciel. Bien que les Ecritures parlent dans Matthieu 7 : 13 de « beaucoup » qui sont sur la voie de la perdition, il faut que ces derniers soient interceptés par des hommes et des femmes qui prêchent un Evangile sans compromis. Par Sa mort sur la croix, Jésus a élevé le plus grand barrage de tous les temps. Il s’élève à la vue de tous, en plein milieu de la voie qui mène à la perdition. Celui qui veut le franchir, devra le faire de manière délibérée. Vous et moi, en tant que disciples de Jésus, nous nous tenons au pied de la croix et crions aux gens :

« Soyez réconciliés avec Dieu » (2 Corinthiens 5 : 20).

Beaucoup de gens ont entendu l’appel du Salut – et l’entendent encore aujourd’hui ! Hébreux 2 : 10 nous révèle que tout a été accompli pour conduire « beaucoup de fils à la gloire » et Apocalypse 7 : 9 parle d’une conclusion couronnée de succès. Jésus nous a dit de faire des disciples parmi toutes les nations. Ces mots n’étaient pas vides de sens !

De plus, rien n’a été prévu dans l’Ecriture au cas où l’Evangile faillirait. Ce ne sera jamais le cas ! Les gens sont sauvés, guéris et baptisés du Saint-Esprit, aujourd’hui plus que jamais dans l’Histoire de l’humanité. Nous ne sommes pas appelés à nous engager dans une guerre dont la fin est incertaine. Nous sommes appelés à partager la victoire et le butin. Le secret invincible de Dieu est la croix de Jésus Christ, qui effraie chaque démon en enfer. Mes paroles sont une invitation à vous joindre à une armée conquérante et non une supplication à soutenir une résistance désespérée et sans issue contre une armée surpuissante. Notre capitaine ne perdra jamais la bataille – à jamais.

C’est pour cette raison que je vous presse de faire partie de cette armée. Faites de l’évangélisation à nouveau une priorité dans vos vies et dans vos églises. Je crois que le meilleur est devant nous. La terre entière résonnera des louanges de notre Dieu et Sauveur. Dans toutes les nations et dans toutes les langues, les gens confesseront que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Amen.

Reinhard Bonnke









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