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Quelle est votre attitude à l'égard de la politique ?


Dès le départ, et au cours du développement de la nation d'Israël, Dieu a été le chef, et sa loi et sa volonté ont été les points centraux de la vie politique et sociale.

Après s'être installé dans la terre promise, le peuple de Dieu a désiré avoir un autre type de chef. Lorsque les Israélites ont supplié Samuel de persuader le Seigneur de leur donner un roi, pour qu'ils soient semblables aux autres nations, Dieu les a prévenus des conséquences probables (1 Sam. 8). Le reste de l'Ancien Testament nous relate ce qu'il en coûte de s'écarter du gouvernement direct de Dieu au profit de règles et d'instructions humaines. Mais Dieu n'a pas livré les Israélites à leur sort. Il leur a envoyé ses prophètes pour avertir les rois et le peuple du prix de la désobéissance au Seigneur et pour les supplier de revenir à une vie droite. Hélas, l'Ancien Testament ne nous décrit que l'incapacité humaine d'obéir aux lois de Dieu et de vivre conformément à elles, ce qui s'est soldé par la division, l'exil et l'occupation par des puissances étrangères. Il n'était donc pas surprenant que le peuple de Dieu ait considéré la venue du Messie comme le remède idéal à tous ses problèmes politiques.

Mais Jésus n'était pas un dirigeant politique. Il a résisté à cette tentation, tout en insistant sur le fait que nous devions rendre à César ce qui lui appartient, de même que nous devons rendre à Dieu ce qui lui appartient (Luc 20.20-26). Jésus ne s'en est pas pris directement aux puissances politiques, bien qu'il ait toujours dénoncé le mal, y compris l'abus de pouvoir, qu'il s'agisse des scribes, des pharisiens ou des vendeurs du temple (Matt. 16.5-12, Luc 19.45-48). À tout moment, il aurait pu instaurer un nouvel ordre du monde, mais il a opté pour que l'ancien ordre continue sous les soins providentiels de Dieu, même si cet ancien ordre était corrompu et destructeur. Même lorsqu'il s'est tenu devant Pilate et Hérode, Jésus n'a pas défié leur autorité, mais il a insisté sur la nature différente de son royaume et sur la source suprême de toute autorité (Jean 18.28-40, Luc 23.1-25).

Paul en a expliqué la raison en répondant à la question : « À quoi sert le gouvernement ? » Romains 13 insiste sur le fait que le gouvernement doit avoir pour rôle de réprimer le mal et d'encourager le bien. En faisant cela, les gouvernements ne sont pas seulement responsables envers Dieu de ce qu'ils font et ne font pas. Ils ont aussi le droit d'employer la force (l'épée) pour parvenir à leurs fins. Cela soulève une question intéressante : Ne devons-nous obéir qu'à un gouvernement qui accomplit sa mission divine de récompenser le bien ? Les théologiens libéraux prétendent que si les gouvernements sont défaillants sous ce rapport, nous devons les renverser et les remplacer par des autorités plus compétentes. Ce point de vue est difficilement justifiable si nous nous souvenons que Paul écrivait sous le régime des autorités romaines oppressives et qu'il profitait de toutes les occasions, qu'elles soient romaines ou locales, pour proclamer l'Évangile (Actes 21, 22, 23, 24, 25, en particulier les versets 8 à 12, et 26, en particulier le verset 32).

Pierre recommande aux chrétiens de se soumettre aux autorités, car celles-ci sont elles-mêmes soumises à la loi souveraine de Dieu (1 Pierre 2.13-14). Et Paul nous incite à prier pour ceux qui ont des postes élevés (1 Tim. 2.1-2). La situation a changé lorsque le christianisme est devenu la religion d'état officielle du Saint Empire romain. En théorie, il ne devait y avoir aucune différence entre l'obéissance à l'autorité de Dieu et l'obéissance au pouvoir humain. En pratique, l'histoire a montré qu'un combat permanent avait opposé l'autorité de l'Église et celle du pouvoir temporel. Chaque chrétien a donc dû décider à maintes reprises s'il devait obéir à la volonté de Dieu ou à l'autorité humaine.

Si nous croyons que tout, dans la vie, appartient à Dieu, nous ne pouvons pas négliger l'engagement politique. Souvent, les chrétiens hésitent, parce que la politique est un « milieu corrompu », mais il ne s'améliorera que si les chrétiens apportent un nouveau style et une nouvelle teneur à la vie politique. L'exemple de Wilberforce et de ses efforts pour abolir le commerce des esclaves montre l'influence bénéfique que les chrétiens peuvent exercer dans ce domaine. En tant que citoyens de la terre aussi bien que des cieux, nous ne pouvons pas nous plaindre de nos dirigeants politiques ou des décisions qu'ils prennent si nous ne cherchons pas à élire des hommes et des femmes intègres, soutenant une politique qui lutte contre le mal et renforce le bien, et si nous ne nous engageons pas nous-mêmes sur ce plan, tant en exerçant notre droit de vote et nos occasions de nous faire entendre qu'en encourageant des personnes adéquates à s'engager sur le plan politique.

Cela soulève aussi la question de savoir si nous allons voter pour un genre de personne particulière afin qu'elle devienne notre représentante politique, ou pour ou contre un parti dont nous soutenons ou rejetons les principes. Les décisions politiques affectent tous les aspects de notre vie, des impôts à des sujets comme les recherches génétiques, l'avortement, la guerre et le commerce. Or, les Écritures s'intéressent à toute la vie et à toutes les lois.

Cependant, l'Église devrait suivre l'exemple des prophètes et inciter la nation à se réconcilier avec Dieu et à agir comme il l'ordonne. Les lois et les règles de Dieu ne sont pas seulement bonnes en elles-mêmes, mais également bonnes pour nous en tant qu'êtres humains. En tant que « sel » et « lumière », nous devons donc nous efforcer d'amener la politique et les lois des hommes à s'aligner sur la volonté et les lois de Dieu. C'est seulement dans l'« eschaton » final que les règles de Dieu seront totalement connues et expérimentées, mais ce n'est pas une raison pour faillir à notre devoir de prier et de travailler afin que la loi et la volonté de Dieu soient davantage respectées dans la vie politique.

Au départ, cet article a été publié comme un Commentaire Kairos. Il a été écrit par le professeur E. David Cook, qui est professeur et aumônier du collège Green de l'université d'Oxford, et premier professeur « Arthur F. Holmes » de foi et de pédagogie au collège Wheaton.





Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

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