- Comment surmonter les épreuves -

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Comment comprendre l'épreuve de Job,
homme intègre et droit


Établissons d'abord la vérité sur le caractère de Dieu.

Psaumes 145:6 On parlera de ta puissance redoutable et je raconterai ta grandeur. 7 On proclamera le souvenir de ton immense bonté, on célébrera ta justice. 8 L’Eternel fait grâce, il est rempli de compassion, il est lent à la colère et plein de bonté. 9 L’Eternel est bon envers tous, sa compassion s’étend à toutes ses oeuvres.

Oui notre grand Dieu est tout-puissant et Il mérite qu'on le craigne, v.6, mais Il est aussi caractérisé par son IMMENSE bonté, REMPLI de compassion envers TOUS.

Pourtant, même avec de telles paroles, l'histoire de Job a amené plusieurs à percevoir Dieu d'une manière confuse, en faisant des analyses déficientes des vérités énoncées dans les Écritures. Éliphaz de Théman dans Job 5:18, avait remarqué que Dieu pouvait être à la fois comme Celui qui blesse et Celui qui guérit. Job percevait aussi Dieu ainsi quand il disait que Dieu est en même temps celui qui donne et celui qui reprend :

Job 1:21 L'Éternel donne et l'Éternel reprend.

On comprend cela facilement quand l'homme se comporte mal. Jésus avait averti qu'il allait reprendre son chandelier si l'église ne se repentait pas de ses mauvaises actions.

Matthieu 25:28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. 29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

Apocalypse 2:5 Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.

Le chandelier, c'est le témoignage, c'est la capacité d'éclairer les autres par la lumière de Dieu. En enlevant le chandelier, Jésus a ainsi protégé des gens d'eux-mêmes en écourtant le ministère et même parfois la vie des serviteurs de Dieu qui étaient en train de s'égarer et qui allaient en entraîner bien d'autres avec eux.

Ce qui se comprend beaucoup moins bien, c'est quand un homme de Dieu se comporte bien et se voit priver et éprouver sans motif dans sa vie.

Cette réflexion avait probablement passé aussi dans l'esprit d'Abraham quand Dieu lui avait demandé d'aller lui offrir Isaac en sacrifice. Il y avait là quelque chose de troublant, de décontenançant, mais Abraham n'avait pas laissé sa capacité de raisonnement le faire dévier de sa foi et il est devenu le modèle phare pour toute l'humanité en matière de foi, voir Romains 4:12 et Galates 3:7.

Cette réflexion de Job à propos de Dieu comme celui qui donne et qui reprend, pourrait aussi décrire ce qu'avait vécu le prophète Ézéchiel, Dieu lui avait donné une reine de beauté comme femme, mais Il lui a reprise dans la fleur de l'âge et Il lui a même ordonné de ne pas prendre le deuil.

Proverbes 18:22 Celui qui trouve une femme a trouvé le bonheur; c’est une faveur qu’il a reçue de l’Eternel.

Ézéchiel 24:15 La parole de l’Eternel m’a été adressée: 16 «Fils de l’homme, je vais t’enlever par une mort soudaine ce qui fait les délices de tes yeux. Tu ne te lamenteras pas, tu ne pleureras pas et tes larmes ne couleront pas. 17 Sanglote en silence, ne prends pas le deuil des morts, attache ton turban, mets tes sandales à tes pieds, ne te couvre pas la barbe et ne mange pas le pain des autres.» 18 J’ai parlé au peuple le matin, et ma femme est morte le soir. Le lendemain matin, je me suis comporté comme cela m’avait été ordonné.

Dans le cas d'Ézéchiel, Dieu lui avait donné la raison pour laquelle il avait fait mourir sa belle jeune femme qui faisait les délices de ses yeux, c'était pour servir de signe au peuple d'Israël qui allait perdre aussi leurs enfants qu'ils aimaient tant.

Ézéchiel 24:19 Le peuple m’a dit: «Ne nous expliqueras-tu pas ce que signifie ton comportement pour nous?» 20 Je leur ai répondu: «Voici la parole de l’Eternel qui m’a été adressée: 21 ‘Annonce à la communauté d’Israël: Voici ce que dit le Seigneur, l’Eternel: Je vais profaner mon sanctuaire, lui qui fait l’orgueil de votre force, les délices de vos yeux et qui est l’objet de votre attachement. Puis vos fils et vos filles, ceux que vous avez laissés, tomberont par l’épée.’ 22 »Vous vous comporterez alors comme je l’ai fait. Vous ne vous couvrirez pas la barbe, vous ne mangerez pas le pain des autres, 23 vous garderez vos turbans sur la tête et vos chaussures aux pieds. Vous ne vous lamenterez pas et vous ne pleurerez pas, mais vous dépérirez à cause de vos fautes et vous vous plaindrez mutuellement. 24 ‘Ezéchiel est un signe pour vous: vous vous comporterez exactement comme il l’a fait. Quand cela arrivera, vous reconnaîtrez que je suis le Seigneur, l’Eternel.’

Job n'a pas eu le privilège accordé à Ézéchiel car Dieu ne lui a jamais dit pourquoi Il avait été incité à laisser Satan l'éprouver à l'extrême. Alors Job, selon la révélation qu'il avait en sa possession a attribué à la volonté souveraine de Dieu tous les malheurs qui lui arrivaient, comme la majorité des gens, même beaucoup de chrétiens, le font encore confusément aujourd'hui.

Job 2:10 Nous acceptons le bien de la part de Dieu, et nous n’accepterions pas aussi le mal?

C'est ainsi qu'on comprenait Dieu à son époque, Éliphaz reformule le même concept en d'autres mots.

Job 5:17 Il est heureux, l’homme que Dieu corrige. Ne rejette pas l’instruction du Tout-Puissant! 18 En effet, c’est lui qui inflige la blessure, mais il la soigne. Il frappe, mais c’est sa main qui guérit.

C'est ce que Jésus avait fait avec l'entêté et violent Saul de Tarse, pour l'humilier bien comme il faut, il l'avait frappé de cécité pendant 3 jours, puis il avait inspiré Ananias de venir prier pour lui afin qu'il soit guéri.

Actes 9:8 Saul se releva de terre. Malgré ses yeux ouverts, il ne voyait rien; on le prit par la main pour le conduire à Damas. 9 Il resta trois jours sans voir et il ne mangea ni ne but rien. 10 Or, il y avait à Damas un disciple du nom d’Ananias. Le Seigneur lui dit dans une vision: «Ananias!» Il répondit: «Me voici, Seigneur!» 11 Le Seigneur lui dit alors: «Lève-toi, va dans la rue qu’on appelle la droite et, dans la maison de Judas, demande un dénommé Saul de Tarse. En effet, il prie 12 et il a vu en vision un homme appelé Ananias entrer et poser les mains sur lui afin qu’il retrouve la vue.»

Jésus qui avait rendu la vue à tant d'aveugles, avait décidé de rendre temporairement Saul de Tarse aveugle pour le corriger et l'humilier afin d'en faire un instrument docile dans ses mains pour accomplir sa volonté. Au nom de Jésus et rempli du Saint-Esprit, Paul avait lui aussi rendu quelqu'un temporairement aveugle qui s'opposait à Jésus comme il l'avait fait lui-même. Dans le cas d'Élymas, on ne sait pas si cela a eu un effet aussi positif que dans la vie de Paul. On lui souhaite d'être devenu aussi le défenseur de la Bonne Nouvelle qu'il décriait. On le saura au jugement dernier !

Actes 13:8 Mais Elymas, le magicien, car c’est ce que signifie son nom, leur faisait opposition, cherchant à détourner de la foi le proconsul. 9 Alors Saul, appelé aussi Paul, rempli du Saint-Esprit, fixa les regards sur lui, 10 et dit: 13-10 Homme plein de toute espèce de ruse et de fraude, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur? 11 Maintenant voici, la main du Seigneur est sur toi, tu seras aveugle, et pour un temps tu ne verras pas le soleil. Aussitôt l’obscurité et les ténèbres tombèrent sur lui, et il cherchait, en tâtonnant, des personnes pour le guider. 12 Alors le proconsul, voyant ce qui était arrivé, crut, étant frappé de la doctrine du Seigneur.

C'est la main du Seigneur et non celle du diable qui a rendu Élymas aveugle pour un temps, comme c'était la main du Seigneur qui avait rendu aussi Saul de Tarse aveugle pour un temps. Dieu avait assurément aussi un plan de bonheur pour Élymas, est-il entré dans sa destinée ou a-t-il choisi la voie des pharisiens et des scribes qui avaient rendu nul à leur égard le plan de Dieu parce qu'ils avaient choisi de persister dans leur incrédulité ? (Luc 7:30).

Beaucoup de chrétiens ont cependant poussé trop loin le fait que Dieu peut blesser et panser la même personne. Dans le cas de Saul de Tarse et d'Élymas, notons d'abord qu'ils n'étaient pas chrétiens que cela leur est arrivé. C'était la manière drastique que Dieu a jugée que ça prenait pour humilier ces hommes entêtés et convaincus de plaire à Dieu mais tellement pris dans leurs faux raisonnements. Le témoignage d'Étienne, faiseur de miracles au visage d'un ange n'avait pas suffi pour convaincre Saul. Tous les miracles racontés par Paul n'avaient pas suffi pour convaincre Élymas. La manière douce ne fonctionnait pas avec ces deux zélés, mais orgueilleux de penser savoir comment adorer Dieu même quand ils sont confrontés par le Saint-Esprit. Dieu accorde sa grâce seulement aux humbles et Il devait nécessairement les humilier pour les disposer à recevoir sa grâce.

Psaumes 119:67 Avant d’avoir été humilié, je m’égarais; maintenant j’observe ta parole.

Impressionnés par le titre "Dieu tout-puissant" (El Shaddaï), plusieurs chrétiens comprennent la souveraineté de Dieu d'une telle manière absolue que Dieu est au contrôle de toutes les calamités qui s'abattent sur les hommes. Ces calamités sont considérées comme si elles faisaient partie de sa volonté d'une manière parfois mystérieuse. Ils démontrent par là que, comme Job et ses amis, leur connaissance du coeur de Dieu est déficiente et c'est une mauvaise chose car la Parole de Dieu nous révèle que c'est par manque de connaissance que son peuple périt (Osée 4:6). En effet plusieurs abandonnent la foi parce qu'ils n'arrivent pas à comprendre comment un Dieu bon peut permettre tant de souffrance et tant de personnes aller à la perdition. Ils ne comprennent pas que celui qui aime (Dieu, ou n'importe qui d'autre) ne peut forcer les autres à l'aimer en retour, l'amour doit être volontaire.

Job donne lui-même la preuve que sa connaissance de Dieu n'était pas adéquate en avouant à la fin de son livre APRÈS avoir rencontré Dieu :

Job 42:5  Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon oeil t’a vu.

Ces paroles ne laissent aucun doute que dans l'esprit de Job, il y avait un AVANT et un APRÈS avec une connaissance de Dieu corrigée et amplifiée comme moment charnière. La réponse de Dieu lui avait fait réaliser que Dieu était bien plus intelligent que lui et qu'Il devait nécessairement d'excellentes raisons - qu'on va voir plus loin - d'avoir permis que de telles épreuves lui arrivent, même s'Il se réservait le droit de ne pas les lui révéler. Ce n'était pas dans la volonté de Dieu que Job souffre autant et ce n'est jamais Sa volonté d'affliger les hommes, déclare le prophète Jérémie dans Lamentations 3:33.

Le comportement de Job avant son épreuve montrait les carences de sa foi en Dieu même s'il était l'homme le plus intègre et droit de son époque et qu'il craignait Dieu (Job 1:1,8-9). Il comprenait que la bénédiction découlait d'une vie en règle avec Dieu, comme c'était enseigné aussi dans Josué 1:8 et le Psaumes 1, tout ce qu'il faisait lui réussissait. Il s'assurait que rien ne vienne faire obstacle à la bénédiction divine dans sa vie et dans celle de sa famille. Alors, à cette époque patriarcale, il faisait office de sacrificateur pour sa famille. Comme il était intègre et droit, ces sacrifices n'étaient pas pour lui-même mais pour ses enfants festifs. Puisqu'il faisait tout correctement, il était intègre et droit, rappelons-nous, il ne s'attendait vraiment pas à vivre tant d'épreuves.

Job 1:5  Quand les jours de festin étaient passés, Job faisait venir ses fils pour les purifier: il se levait de bon matin et offrait un holocauste pour chacun d’eux. En effet, il se disait: «Peut-être mes fils ont-ils péché, peut-être ont-ils offensé Dieu dans leur coeur.» Voilà ce que faisait toujours Job.

Job connaissait ses enfants et il voyait qu'ils ne partageaient pas sa même crainte de Dieu, ils savaient par expérience pour les côtoyer journellement qu'ils n'étaient pas intègres et droits comme lui. Dieu lui-même le souligne dans Job 1:8, il n'y avait personne comme Job sur la terre, assurément pas ses fils ni encore moins sa femme qui l'avait encouragé à maudire Dieu et se suicider !

Je ne vois pas le fait que Job ait offert des sacrifices pour ses enfants comme un signe de crainte, Je le vois pluôt comme un signe d'un homme avisé de ce qui se passe, motivé par l'amour paternel, désireux de les protéger de leur insouciance. Si Job pensait que ses fils pouvaient avoir péché et offensé Dieu dans leur coeur, c'est que c'était assurément arrivé dans le passé. Job voyait aussi que sa propre femme ne partageait pas sa crainte de Dieu et elle a dû influencer leurs enfants.

Dans Job 1:5, le mot hébreu "ulway" traduit en français par "peut-être" dans Job 1:5 (Peut-être mes fils ont-ils péché) ne comporte aucune crainte en soi, juste de l'incertitude, comme une recherche que j'ai faite avec le code STRONG le démontre plus loin ci-dessous. Pourtant, certains semblent s'appuyer sur ce mot pour avancer que Job était déjà dans une crainte qu'il manifeste dans Job 3:25, une crainte donc qui aurait alors commencé bien avant ses épreuves. Voici plusieurs endroits dans l'Ancien Testament où le mot "ulway" n'est pas employé dans une contexte de crainte mais plutôt de possibilité.

Genèse 16:2 Et Saraï dit à Abram: Voici, l’Eternel m’a rendue stérile; viens, je te prie, vers ma servante; peut-être (uwlay) aurai-je par elle des enfants. Abram écouta la voix de Saraï.

Saraï ne craignait pas peur d'avoir des enfants, au contraire, elle en voulait ! Elle voulait comme une possibilité d'en avoir en donnant sa servante à Abraham. Elle savait par EXPÉRIENCE qu'il existe une possibilité d'avoir des enfants quand il y a accouplement.

Exode 32:30 Le lendemain, Moïse dit au peuple: Vous avez commis un grand péché. Je vais maintenant monter vers l’Eternel: j’obtiendrai peut-être (uwlay) le pardon de votre péché.

Moïse ne craignait pas le fait d'obtenir le pardon pour le peuple, il l'espérait, il savait par EXPÉRIENCE que c'était une grande possibilité de l'avoir mais il ne pouvait en être certain.

Josué 9:7 Les hommes d’Israël répondirent à ces Héviens: Peut-être (uwlay) que vous habitez au milieu de nous, et comment ferions-nous alliance avec vous?

Ces gens s'étaient déguisés pour faire croire aux juifs qu'ils étaient des étrangers, mais les juifs n'en étaient pas convaincus, c'est pourquoi ils considéraient cela seulement comme une possibilité, on ne voit aucune crainte dans leur perplexité.

Josué 14:12 Donne-moi donc cette montagne dont l’Eternel a parlé dans ce temps-là; car tu as appris alors qu’il s’y trouve des Anakim, et qu’il y a des villes grandes et fortifiées. L’Eternel sera peut-être (uwlay) avec moi, et je les chasserai, comme l’Eternel a dit.

Caleb s'est rappelé la promesse de Dieu, il ne craignait pas que Dieu soit avec lui, il voyait plutôt cela comme une possiblité même s'il s'y trouvait des géants habitant des villes fortifiées en haut des montagnes, le scénario le plus improbable de réussite, humainement parlant.

1Rois 18:5 Achab dit à Abdias: Va par le pays vers toutes les sources d’eau et vers tous les torrents; peut-être (uwlay) se trouvera-t-il de l’herbe, et nous conserverons la vie aux chevaux et aux mulets, et nous n’aurons pas besoin d’abattre du bétail.

Achab espérait trouver du pâturage pour le bétail, il était loin de craindre d'en trouver !

1Rois 18:27 A midi, Elie se moqua d’eux, et dit: Criez à haute voix, puisqu’il est dieu; il pense à quelque chose, ou il est occupé, ou il est en voyage; peut-être (uwlay) qu’il dort, et il se réveillera.

Élie n'a pas la crainte que Baal se réveille et entende les cris des faux prophètes, il se moquait carrément d'eux !

2Rois 19:4 Peut-être (uwlay) l’Eternel, ton Dieu, a-t-il entendu toutes les paroles de Rabschaké, que le roi d’Assyrie, son maître, a envoyé pour insulter au Dieu vivant, et peut-être l’Eternel, ton Dieu, exercera-t-il ses châtiments à cause des paroles qu’il a entendues. Fais donc monter une prière pour le reste qui subsiste encore.

Ézéchias n'était pas certain, mais il espérait que Dieu ait entendu les moqueries de Rabschaké.

Job 1:5 Et quand les jours de festin étaient passés, Job appelait et sanctifiait ses fils, puis il se levait de bon matin et offrait pour chacun d’eux un holocauste; car Job disait: peut-être (uwlay) mes fils ont-ils péché et ont-ils offensé Dieu dans leur coeur. C’est ainsi que Job avait coutume d’agir.

Tous les emplois du mot hébreu "uwlay" pointent vers une possibilité tout à fait réaliste et même prévisible, sauf pour Élie qui donnait dans la moquerie. C'est clair que Job connaissait ses enfants et savaient qu'ils péchaient à l'occasion alors il avait pris la bonne habitude d'offrir pour eux des sacrifices qui couvriraient les fois où ils auraient effectivement péché contre Dieu, ce n'est pas de la crainte, mais de la prévenance d'un père responsable qui craint Dieu seul.

La seule crainte mentionnée chez Job au chapitre 1, c'est la crainte de Dieu (Job 1:1,9). Job ne craignait pas que ses fils aient péché, il le SAVAIT. Quand on a la crainte de Dieu, on ne craint plus le reste, on agit selon ce qu'on constate. Job avait l'habitude d'offrir des sacrifices pour ses enfants, c'était sa coutume, c'était son rôle, sa responsabilité de le faire au temps des patriarches où il vivait. Job avait l'habitude de le faire parce qu'il avait DES BONNES RAISONS de le faire.

Quelle crainte Job pouvait-il avoir par rapport à ses enfants qui ne serait pas partagée par tous les pères qui craignent Dieu ? Nous qui sommes pères, savons que nos enfants commettent des péchés et qu'ils ont besoin du sacrifice de Jésus pour être pardonnés. A l'époque de Job, les sacrifices devaient être fréquents parce que l'agneau de Dieu n'avait pas été offert une fois pour toutes. Je ne vois là aucune oppression démoniaque le poussant à agir ainsi, c'est juste la connaissance de l'époque que tous les hommes sont impurs devant Dieu et ont besoin d'offrir des sacrifices pour couvrir les péchés commis. Plus tard, les prêtres dans le sacerdoce lévitique faisaient exactement la même chose en offrant régulièrement des sacrifices pour le péché du peuple et ce n'était pas parce qu'ils subissaient de l'oppression démoniaque, c'est parce que c'était ce que Moïse avait enseigné dans la loi sous l'inspiration divine ! Dieu n'a pas reproché à Job d'offrir des sacrifices pour ses enfants non plus, il est égal à lui-mème.

Job voyait que ses enfants n'avaient pas la même crainte de Dieu que lui, il savait que ses enfants péchaient`à l'occasion, c'est pourquoi il offrait des sacrifices pour ses enfants, il est cité ailleurs dans Job 14:4 Qui fera sortir le pur de l’impur? Personne. Éliphaz le savait aussi (Job 15:15) même chose pour Bildad (Job 25:4)

Les amis de Job ne connaissaient pas plus Dieu que lui, c'est pourquoi ils le poussaient à avouer ses péchés pour être pardonné et guéri (Job 22). AVANT d'être éprouvé lui-même, Job était aussi convaincu qu'eux que les calamités qui arrivent aux hommes étaient la conséquence de péchés personnels, ce genre de raisonnement est persistant car les gens qui suivaient Jésus l'ont manifesté en lui rapportant des événements fâcheux et en lui posant une question de ce genre.

Jean 9:1 Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. 2 Ses disciples lui posèrent cette question: «Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle?» 3 Jésus répondit: «Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché, mais que les oeuvres de Dieu soient révélées en lui, 4 il faut que nous fassions, tandis qu'il est jour, les oeuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler. 5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.

Luc 13:1 A ce moment-là, quelques personnes qui se trouvaient là racontèrent à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mélangé le sang avec celui de leurs sacrifices. 2  Jésus leur répondit: «Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont subi un tel sort? 3  Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d’attitude, vous périrez tous de même.

C'était vraiment la pensée prévalente partout depuis des siècles que Jésus s'est chargé d'y apporter des nuances. C'est vrai que Dieu bénit le juste, mais ce n'est pas vrai que tout ce qui arrivait de fâcheux à quelqu'un est la conséquence d'un péché personnel ou de ses parents (le péché générationnel évoqué dans les 10 commandements (Exode 20:5). Comme cet aveugle et ces gens écrasés par la tour, Job était lui-même éprouvé sans avoir mal agi, Dieu l'avait lui-même reconnu devant Satan, mais il s'était gardé de le révéler à Job (Job 2:3).

Job 2:3 L’Eternel dit à Satan: «As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n’y a personne comme lui sur la terre. C’est un homme intègre et droit. Il craint Dieu et se détourne du mal. Il persévère dans son intégrité et c’est SANS RAISON que tu m’incites à le perdre.»

Dans son INTÉGRITÉ, Job ne savait plus quoi penser, aucune logique ne tenait et il était prêt à aller défendre sa cause devant Dieu, car il savait qu'il n'a rien fait de mal pour offenser Dieu et mériter une telle épreuve. 

Job 23:3 Si seulement je savais où le trouver, si je pouvais arriver jusqu’à son lieu de résidence! 4 Je défendrais ma cause devant lui, je remplirais ma bouche d’arguments, 5 je connaîtrais ses réponses, je pourrais comprendre ce qu’il a à me dire.

La crainte que Job avait pour Dieu est passée à un autre niveau quand il a commencé à être éprouvé. Il savait bien qu'il n'avait rien fait qui mériter de telles épreuves. Il connaissait les histoires des patriarches que Dieu bénissait par la prospérité (son SHALOM) en récompense de leur foi (Abraham dans Genèse 13:2, Isaac dans Genèse 24:35, Jacob dans Genèse 26:13) et c'est ce qu'il avait vécu pendant plusieurs décennies, mais alors qu'il avait tout perdu et combattait une souffrance physique intense, toute sa théologie s'était effondrée, ce qu'il avait cru sur Dieu ne tenait plus, il ne comprenait plus rien, percevant Dieu comme celui qui s'acharnait sur lui sans avoir un motif puisé dans son comportement.

Lamentations 3:33 Car ce n’est pas volontiers qu’il humilie et qu’il afflige les enfants des hommes. -Segond

Lamentations 3:33 De fait, ce n’est pas de bon coeur qu’il humilie, qu’il cause du chagrin aux hommes. - Segond21

Le mot "volontiers" dans ce passage en hébreu, c'est le mot coeur (leb). Ce n'est pas volontiers que Dieu afflige les hommes, autrement dit, cela ne vient pas de son coeur, surtout pas quelqu'un d'intègre et droit comme Job. On peut déceler au moins cinq raisons, en dehors du comportement de Job, pour lesquelles Dieu a permis à Satan d’éprouver Job.`

1. Aimer Dieu pour qui Il est et non pour ce qu'Il donne.

D’abord pour montrer à Satan et aux restes des témoins de la scène (tant célestes que terrestres) qu’un être humain peut aimer Dieu même dans l’épreuve la plus pénible, même sans comprendre pourquoi cela lui arrive. Cela a honoré Dieu et répondu à l’accusation du diable qui avait avancé que Job n'aimait Dieu que par intérêt.

Job 1:9 Satan répondit à l’Eternel: «Est-ce de façon désintéressée que Job craint Dieu? 10 Ne l’as-tu pas entouré de ta protection, lui, sa famille et tout ce qui lui appartient? Tu as béni le travail de ses mains et ses troupeaux couvrent le pays. 11 Mais porte donc la main contre lui, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudira en face.»

Satan n'avait aucun accès dans la vie de Job parce que dernier avait toujours été entouré de la protection divine et cela fatiguait Satan au plus haut point dont le plus grand plaisir est de tourmenter les hommes dont il envie leurs privilèges de création, de domination et de reproduction. Alors quand Dieu lui avait parlé de Job, Satan a sauté sur l'occasion pour l'accuser, parlant de son propre fond menteur.

2. Défendre l'honneur de Dieu en prouvant que Dieu avait dit la vérité au sujet de Job

Ensuite, cela a confirmé la parole de Dieu lui-même. Si Job avait maudit Dieu dans son tourment, Job aurait été un hypocrite et un profiteur qui craignait Dieu seulement parce que ce dernier le faisait prospérer. Job aurait alors fait de Dieu un menteur, parce que Dieu avait déclaré devant la cour céleste que Job était un homme intègre et droit.

Nombres 23:19 Dieu n’est point un homme pour mentir

Dieu est un Dieu de vérité (Ésaïe 65:16), Jésus est la vérité (Jean 14:6) et maintenant l'Esprit de vérité habite en nous pour nous conduire dans toute la vérité (Jean 14:6, 16:23).

3. En tant qu'archétype de Jésus

Intègre et droit, souffrant sans l'avoir mérité, Job est aussi un archétype de Jésus, comme on a lu qu'Ézéchiel avait été, rendu muet comme Jésus (Ézéchiel 24:17,27 et Actes 8:32), le juste qui n'avait vraiment pas mérité non plus de souffrir autant. Paul et des millions d'autres chrétiens ont aussi souffert sans cause autre que d'être chrétiens parce que Satan les déteste, comme il détestait Job.

Job 2:11 Trois amis de Job, Eliphaz de Théman, Bildad de Schuach, et Tsophar de Naama, apprirent tous les malheurs (ra') qui lui étaient arrivés. Ils se concertèrent et partirent de chez eux pour aller le plaindre et le consoler!

Psaumes 34:19 Le MALHEUR (ra') atteint souvent le juste, mais l’Eternel l’en délivre toujours.

Dans le contexte du Psaumes 34, le malheur (ra' en hébreu) c'est tout ce qui peut arriver de désagréable à quelqu'un, cela n'a pas nécessairement rapport à son comportement, puisque ce verset dit qu'il atteint le juste, cela n'est donc pas une conséquence, comme le croyaient les amis de Job.

Dans la nouvelle alliance aussi, l'apôtre Paul a témoigné que le malheur l'avait souvent atteint par toutes sortes de persécutions mais que, comme David, Dieu l'en avait délivré de toutes.

2Timothée 3:11 A quelles souffrances n’ai–je pas été exposé à Antioche, à Icone, à Lystre ? Quelles persécutions n’ai–je pas supportées ? Et le Seigneur m’a délivré de toutes.

4. On n'a pas besoin de tout comprendre et tout pouvoir expliquer

Dieu voulait que Job réalise qu'il ne pouvait trouver des raisons à tout ce qui arrivait de pénible dans ce monde. Il devait humblement reconnaître que des choses le dépassaient et accepter qu'il n'était pas toujours en mesure d'élaborer des explications raisonnables, même si c'est une gloire digne d'un roi d'en chercher.

Proverbes 25:2 La gloire de Dieu, c’est de cacher les choses; la gloire des rois, c’est d’examiner les choses.

Quand Dieu lui a parlé au milieu de la tempête, Job a pris conscience de la supériorité de la puissance et de l'intelligence de Dieu par rapport à la sienne. Il n'était donc plus motivé du tout à lui demander des explications. Il a même eu honte d'avoir pensé pouvoir prendre Dieu en tort, il s'est alors repenti. Dieu s'est bien gardé de révéler à Job ce qui l'avait conduit à permettre ces épreuves, mais par sa réponse, Dieu l'avait amené à comprendre comment se comporter pour enfin les faire cesser.

Le Dieu que tu peux tout expliquer n'est pas le vrai Dieu mais une idole que ton intelligence a façonnée dans ses limites de compréhension.

Dieu veut qu'on le respecte et qu'on lui fasse confiance, c'est pourquoi il se garde bien de tout nous expliquer, il nous est donné de ne connaître que partiellement la réalité qui nous entoure, cf. 1Corinthiens 13:9.

Deutéronome 29:29 »Les choses cachées sont pour l’Eternel, notre Dieu; les choses révélées sont pour nous et nos enfants, à toujours, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi.

Job reconnaît lui-même à la fin qu'il avait parlé de choses qui le dépassaient.

Job 42:1 Job répondit à l’Eternel et dit: 2 Je reconnais que tu peux tout, et que rien ne s’oppose à tes pensées. 3 Quel est celui qui a la folie d’obscurcir mes desseins ? — Oui, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas.

5. Même si cela n'était pas son but, cette épreuve a eu pour conséquence indirecte de disposer Job à la réflexion sur des questions plus profondes et sensibles alors que quand tout allait bien, il se satisfait bien de suivre sa routine religieuse habituelle.

Job 42:4 Ecoute–moi, et je parlerai ; Je t’interrogerai, et tu m’instruiras. 5 Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu. 6 C’est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre.

Parfois les gens sont tellement ancrés dans leurs convictions que cela leur prend des événements cataclysmiques pour les amener à réévaluer leur vision des choses et leur compréhension de Dieu, comme pour Saul de Tarse qui, à la suite de sa rencontre avec Jésus, avait été rendu aveugle pendant 3 jours. Sans avoir une trop haute opinion de nous-mêmes, seulement par la grâce de Dieu, ce ne sera pas notre cas, nous nous laisserons docilement transformer par la révélation des Écritures dans notre coeur.

Romains 12:2 Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

6. Certains pensent aussi que Job avait ouverte une porte à Satan par ses craintes.

On prend alors pour appui biblique Job 3:25 et Éphésiens 4:26. On cite aussi Job 1:5 pour avancer que Job était dans la crainte, je ne reviendrai pas là-dessus, j'en ai parlé plus haut, allez relire au besoin.

Éphésiens 4:26  Si vous vous mettez en colère, ne péchez pas. Que le soleil ne se couche pas sur votre colère, 27  et ne laissez aucune place au diable.

Job 3:25  Ce dont j’ai peur, c’est ce qui m’arrive; ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint.

Ce dont j'ai peur, littéralement en hébreu : ce qui m'épouvante
Ce que je redoute,  littéralement en hébreu : ce qui me fait trembler

Vu la grandeur de ses épreuves, ses craintes auraient dû alors être proportionnelles ! Je reconnais que c'est possible que ce passage décrive l'état d'âme de Job même avant d'être éprouvé, ce qui aurait pu ouvrir la porte au diable pour l'éprouver (Job. 1:6-2:7 et Éphésiens 4:26). Il y a des hommes de Dieu très versés dans les Écritures qui sont convaincus que Job 3:25 reflète la mentalité de Job aussi AVANT ses épreuves, alors je me dois de respecter cette position comme une possibilité que - sans en être la raison -, la crainte ait été la porte, le moyen pour Satan de l'atteindre dans ses pensées, à défaut de pouvoir l'atteindre physiquement et matériellement, ce qui viendra par la suite avec la permission de Dieu, comme on le sait par le récit.

Cependant, comme Job avait vécu des décennies dans la bénédiction extravagante, comme le Bill Gates de son temps, il me semble peu probable qu'il ait éprouvé des angoisses pour ses enfants, il avait confiance dans l'efficacité des sacrifices qu'il offrait à Dieu, selon le rite suivi depuis des siècles par ses ancêtres, descendants d'Abraham. Il aurait fallu que ce soit des craintes vraiment irrationnelles, des oppressions diaboliques parce que tout allait tellement bien pour lui.

La vie de Job était celle de l'homme le plus béni de son époque pendant environ 80 ans. Il a eu le temps d'avoir 10 enfants, mettons 2 ans entre chaque, ça fait 20 ans déjà. A cette époque, on se mariait vieux et on commençait à avoir des enfants encore plus vieux, comme Isaac qui avait 40 ans quand il s'est marié. Disons que Job avait au moins 30 ans à la naissance de son aîné, même si c'est probablement plus. Comme les enfants de Job étaient tous assez vieux pour faire la fête, ils étaient âgés au moins dans la vingtaine, ce qui fait que Job devait avoir vécu une vie opulente au minimum de 70 ans, plus probablement 80 ans sans qu'il ne lui arrive rien de mal, Dieu le bénissant au maximum, comme Satan le faisait remarquer, frustré de ne pouvoir lui faire la vie dure tant que Dieu l'entourait de se protection.

Comment dans ces circonstances, Job aurait-il pu même penser "ce que je crains, c'est ce qui m'arrive" durant ces quelques 80 années alors qu'il ne lui était arrivé que des bonnes choses toute sa vie ??? Comment cela aurait-il pu même lui effleurer la pensée tellement cela ne correspondait pas à sa réalité ? Comment penser que dans ces circonstances de vie hyper bénies, arriver à croire que Job avait entretenu longtemps la pensée que ce qu'il craignait c'est ce qui lui arrivait quand tout ce qui lui arrivait n'était que de bonnes choses ? Que tout ce temps Satan, qui n'avait aucun moyen de venir le frapper parce que Dieu le protégeait, est quand même arriver à le tourmenter par la crainte que ses enfants pouvaient commettre des péchés ? Bien sûr que ses enfants allaient commettre des péchés, comme n'importe quel autre être humain de l'époque, bien sûr qu'ils auraient besoin de sacrifices pour couvrir leurs fautes. Pas besoin d'être prophètes pour le déclarer, Job et ses amis savaient cela depuis toujours ! Il n'y avait rien là de particulier, c'était très responsable de la part de Job d'agir ainsi en bon père de famille.

J'ai plutôt tendance à penser que Job 3:25 décrit ce qu'il vivait depuis des mois comme souffrance, on m'a rapporté que le pasteur Andrew Wommack pense ainsi aussi. Jacques souligne la patience de Job alors c'est certain que cela a duré assez longtemps, mais pas des années, puisque Job parle de mois et non d'années de souffrance. Si on considère que Job a vécu environ 200 ans, il a été extrêmement béni plus de 99,5% de sa vie, alors on devrait plutôt avoir comme expression "riche comme Job" et non "pauvre comme Job" !

Job 7:3 De même, j’ai hérité de mois de douleur, on m’a attribué des nuits de souffrance.

Job 29:2 Si seulement je pouvais revivre les mois passés, les jours où Dieu me gardait,

Jacques 5:10 Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. 11 Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion.

C'est finalement la foi de Job qui a réussi à éteindre les flèches enflammées que Satan avait lancées contre lui.

Éphésiens 6:16  prenez en toute circonstance le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du mal

Devant ses amis venus le consoler - en principe ! -, Job avoue qu'il vivait dans une crainte continuelle et ce qu'il craignait lui arrivait. Ce que Job ne dit pas cependant, par rapport à Job 3:25, c’est depuis quand il a commencé à craindre les choses qui lui arrivent. C’est possible qu’il ait commencé à penser ainsi seulement APRÈS que les malheurs se succédaient rapidement. Voici un autre passage qui pourrait aller dans ce sens :

Job 30:26 J’attendais le bonheur, et le malheur (ra') est arrivé; J’espérais la lumière, et les ténèbres sont venues.

Un homme de Dieu a commenté ce qui suit sur Job 30:26.

Je n’arrive pas à cette conclusion parce qu'une personne peut être inconstante dans ses états d'âmes… S’attendre au bonheur un jour, espérer une chose, mais aussi vaciller entre la foi et la crainte. De plus, le texte ne dit pas, « Je m’attendais uniquement au bonheur ». En fait, si Satan l’oppressait… il est possible qu’il a commencé à vaciller et craindre.

C'est une possibilité, effectivement, cependant comme Job avait vécu plusieurs décennies dans le bonheur total, cela aurait été tout à fait naturel qu’il s’attende à vivre dans le bonheur pour le restant de ses jours, il aimait Dieu et s’attendait à ce que Dieu le bénisse comme on lit dans les Écritures que Dieu bénit le juste.

Psaumes 5:12 Car tu bénis le juste, ô Eternel! Tu l’entoures de ta grâce comme d’un bouclier.

Job 1:10 Ne l’as-tu pas entouré de ta protection, lui, sa famille et tout ce qui lui appartient? Tu as béni le travail de ses mains et ses troupeaux couvrent le pays.

Psaumes 1:1 Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs et ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, 2 mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel et la médite jour et nuit! 3 Il ressemble à un arbre planté près d’un cours d’eau: il donne son fruit en sa saison, et son feuillage ne se flétrit pas. Tout ce qu’il fait lui réussit.

Tout ce que Job faisait réussissait, tout marchait comme prévu, comme c’était supposé fonctionner, comme cela était enseigné depuis des générations. Job s'inquiétait pour ses enfants et non plus lui, c'était pour ses enfants qu'il offrait des sacrifices à Dieu au cas où ils se seraient mal comportés. Si tel était le cas, comme on pourrait l'imaginer, le malheur qui lui était arrivé était totalement inopiné et l’a pris par surprise, lui autant que sa femme et ses amis, ainsi que tous ceux qui en entendaient parler. Tout le monde est resté une semaine sans rien dire, dépassés qu'ils étaient par l'ampleur de sa douleur. Ses amis se sont mis à chercher où Job avait bien pu être fautif pour attirer un tel malheur sur lui, ils ont même essayé en vain de lui faire avouer des méfaits qu'ils n'avaient pas commis.

Le consensus théologique que Dieu bénit le juste me porte à penser que c’est seulement quand les choses ont commencé à mal tourner pour lui et que sa théologie théorique ne tenait plus la route de l'expérience pratique, qu’il s’est effectivement mis à craindre que cela allait empirer et c’est ce qui s’est comme de fait produit. Il était totalement dépassé parce qui lui arrivait, prêt même à se présenter devant Dieu, convaincu de pouvoir défendre et gagner sa cause.

Job 23:1 Job prit la parole et dit: 2 Maintenant encore ma plainte est une révolte, mais la souffrance étouffe mes soupirs. 3 Oh! si je savais où le trouver, si je pouvais arriver jusqu’à son trône, 4 Je plaiderais ma cause devant lui, je remplirais ma bouche d’arguments, 5 Je connaîtrais ce qu’il peut avoir à répondre, je verrais ce qu’il peut avoir à me dire. 6 Emploierait-il toute sa force à me combattre? Ne daignerait-il pas au moins m’écouter?

On n'a manifestement pas tous la même opinion à ce sujet, mais je ne pense pas parce que Job avait ouvert une porte en entretenant des craintes irrationnelles, sous l'attaque d'oppressions diaboliques pour expliquer que le malheur s’était abattu sur lui, ses craintes se sont plutôt manifestées probablement à mesure que le malheur commencé à s’abattre sur lui, sans raison apparente.

Je vais me répéter encore, dans Job 2:3, Dieu n'avance pas la crainte de Job que ses enfants aient péché - et non pas lui - pour justifier sa permission à Satan d'aller l'affliger, il lui dit plutôt que C'EST SANS RAISON, ou SANS MOTIF, dans un autre traduction, littéralement pour rien, en hébreu. Donc si c'est pour rien, ce n'est pas pour quelque chose ! Pourquoi faudrait-il trouver des raisons dans le caractère de Job où Dieu dit qu'il n'y en a pas !? N'est-ce pas faire comme les amis de Job qui étaient convaincus qu'il devait y avoir une faille dans son apparente droiture ? Si Dieu dit qu'il n'y a pas de raison, qu’il n’a pas trouvé de motif en Job pour permettre à Satan de l’affliger ainsi, c'est qu'il n'y en a pas. Dieu n'a pas apprécié que les amis de Job s'évertuent à tenter de lui faire avouer qu'il avait mal agi et que c'était pour cette raison que tous ces malheurs s'abattaient sur lui.

Job 42:7 Après avoir adressé ces paroles à Job, l’Eternel dit à Eliphaz de Théman: «Je suis en colère contre toi et contre tes deux amis parce que vous n’avez pas parlé de moi correctement comme l’a fait mon serviteur Job.

C'est encore un autre argument qui porte à penser que ce n'est pas la meilleure explication d'aller chercher un appui dans Job 3:25 pour avancer que Job avait ouvert une porte à Satan par ses craintes, il est probablement plus indiqué de penser que ses craintes ont débuté quand les choses se sont mises à mal aller. Suite à la lecture de cette méditation, un homme de Dieu m'a écrit ce qui suit :

Il n’y avait AUCUNE RAISON dans la vie de Job pour DÉCLENCHER l'épreuve… mais il y a forcément une RAISON pour la situation. Tout a une raison. En lisant le texte, nous savons que Satan cherchait à attaquer l’intégrité de Job (et de Dieu). La crainte, une force spirituelle, était l’avenue/la porte permettant les horreurs. La porte n’est pas la raison mais le moyen d’entrée.

En conclusion

Je termine comme j'ai commencé, en rappelant que Dieu est bon, qu'il est lumière, qu'Il n'a jamais d'agenda caché, qu'Il ne fait jamais semblant de nous aimer alors qu'Il aurait d'autres préoccupations plus importantes qui viendraient se superposer à Son amour. Parce que Dieu est bon, Dieu veut vraiment que tous les hommes se repentent et soient sauvés, même les pires du lot, cf. 1Timothée 2:4 et 2Pierre 3:9.

Esaïe 55:7 Que le méchant abandonne sa voie, Et l’homme d’iniquité ses pensées; Qu’il retourne à l’Eternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner.

Ezéchiel 18:23 Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l’Eternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive?

Ezéchiel 33:11 Dis-leur: je suis vivant! dit le Seigneur, l’Eternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie; et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël?)

Parce que Dieu est bon, il a des plans de bonheur et non de malheur pour les hommes (Jérémie 29:11), Il veut nous donner des bonnes choses.

Matthieu 7:11 votre Père céleste donnera d’autant plus volontiers de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

Jacques 1:17 tout bienfait et tout don parfait viennent d’en haut; ils descendent du Père des lumières, en qui il n’y a ni changement ni l’ombre d’une variation.

Ésaïe 54:15 Si l’on forme des complots, cela ne viendra pas de moi.

Il y a plusieurs autres versets qui nous rassurent sur les bonnes dispositions de Dieu à notre égard. Ne faisons jamais la grave erreur de penser que Dieu n'est pas si bon que ça parce que nous ne comprenons pas ou comprenons mal Ses motivations et Ses permissions. C'est le premier piège que Satan avait tendu à Adam et Eve dans le jardin et c'est encore son piège le plus efficace pour rendre les gens méfiants de Dieu et se cacher de Lui quand Il les cherche et veut entrer en relation avec eux, comme Il l'avait fait avec Adam et Eve dans le jardin d'Eden.

Alors, même si vous ne comprenez pas pourquoi, Dieu vous aime,
- même si vous ne comprenez pas comment, Dieu vous aime
- même si vous ne comprenez pas depuis quand, Dieu vous aime
- même si vous ne comprenez pas tout le temps, Dieu vous aime !







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