Tremblement de terre au Chili
Les Chiliens rendent des objets pillés et se tournent vers Dieu

Ecclésiaste 7:14 Au jour du bonheur, sois heureux, et au jour du malheur, réfléchis: Dieu a fait l'un comme l'autre, afin que l'homme ne découvre en rien ce qui sera après lui.

Les Chiliens se sont tournés en masse vers Dieu pour trouver le réconfort suite au terrible tremblement de terre de 8,8 à l'échelle Richter qui s'est produit à la fin février 2010. Après le tremblement de terre, plusieurs avaient saisi l'occasion de se livrer au pillage, mais ils ont eu honte ensuite quand le monde entier les ont vu faire à la télévision.

Jérémie 2:26 Comme un voleur est confus lorsqu'il est surpris

Voici un article publié sur le site Cyberpresse à ce sujet :
Des Chiliens ont rendu dimanche des centaines d'objets volés dans les pillages survenus après le séisme du 27 février, à l'occasion du premier des trois jours de deuil national dans le pays où de nombreuses messes ont été célébrées en hommage aux victimes.

Des habitants de quartiers déshérités de Concepciòn ont abandonné sur des chemins des machines à laver, téléviseurs, réfrigérateurs, matelas, tables ou canapés, pris de remords ou par peur des sanctions annoncées par la police, a constaté l'AFP.

Leur valeur s'élève à un milliard de pesos (un peu plus d'un million de dollars), selon la présidente Michelle Bachelet.

L'heure était dimanche à la contrition et à la solidarité. Aux balcons, des drapeaux chiliens bleu blanc rouge ornés d'une étoile blanche ont été accrochés, tandis que devant les bâtiments officiels, ils étaient en berne. Et les messes se sont succédées dans le pays à 70% catholique.

À Constituciòn, station balnéaire balayée par le tsunami qui a suivi le séisme, le père Teodomiro Gutierrez a exhorté les fidèles à ne pas regretter les pertes matérielles et à renouveler leur foi.

«Le Seigneur est sage. Il a permis ces choses... pour nous montrer, au moment le plus opportun, ce qui est vraiment important», a-t-il dit devant 200 personnes dans l'unique église demeurée intacte.

À Talca, la principale église, très abîmée, n'a pu accueillir les fidèles qui ont célébré la messe en plein air. «J'avais besoin d'écouter quelque chose de Dieu», avoue une femme en sanglots.

Espérant un miracle, les secouristes ont repris dimanche à Concepciòn les fouilles d'un immeuble de 15 étages suspendues la veille, à la recherche d'un homme de 26 ans qui serait prisonnier des ruines depuis huit jours.

Au total, 452 tués ont été identifiés, mais le bilan pourrait dépasser les 800 morts. Outre les pertes humaines, un demi-million de logements ont été détruits, obligeant leurs habitants à dormir dans la rue.

Dans les zones dévastées, secouées par une nouvelle réplique de magnitude 5,5 dimanche, l'aide officielle et les dons de particuliers parvenaient aux sinistrés, distribués par des soldats ou des volontaires, en majorité étudiants. L'électricité a été rétablie à 80% dans le pays et le couvre-feu nocturne a été réduit à Concepciòn.

Le séisme de magnitude 8,8 du 27 février avait donné lieu à de violentes scènes de pillages en raison des pénuries d'eau et de nourriture. Mais certaines personnes avaient profité du chaos pour s'emparer de toutes sortes d'objets.

Ces images diffusées dans le monde entier ont blessé la fierté du Chili qui se considère comme un modèle de stabilité politique et économique en Amérique latine. Les faits ont révélé que le pays, un des plus développés de la région, est aussi un des plus inégalitaires.

Le nouveau président, l'entrepreneur multimillionnaire Sebastian Pinera, va remplacer Michelle Bachelet jeudi 11 mars. Son premier objectif sera de mettre le pays en branle pour sa reconstruction et de remonter le moral des Chiliens.

Face à la catastrophe, Mme Bachelet a dû déployer 14 000 soldats et appeler à l'aide internationale, mais sa réponse est jugée «tardive et inefficace» par 60,4% des habitants de Santiago, où vit plus d'un tiers des 16 millions de Chiliens, selon un sondage publié dimanche dans El Mercurio.

Les travaux de réparation des infrastructures endommagées coûteront jusqu'à 1,2 milliard de dollars (628 millions $) sur les trois ou quatre années à venir, selon le ministre des Travaux publics, Sergio Bitar.

- Paulina Abramovich
Agence France-Presse
Santiago, Chili










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