Une parole pour les hommes

- Derek Prince
Qui est le responsable ici?



Le plan de Dieu pour la famille ne peut fonctionner que lorsqu’un père assume ses responsabilités de chef de famille.

Le succès est un leitmotiv de la civilisation occidentale. Nous sommes constamment poussés, par ce qui nous entoure et par la façon dont nous sommes élevés, à rechercher le succès dans tout ce que nous faisons: dans notre métier, dans le sport, dans la politique et dans nos vies privées. Il s’agit d’une puissante force de motivation.

Cependant, aux yeux de Dieu, le succès est bien souvent mesuré avec un étalon tout à fait différent du nôtre. Un jour, le Seigneur parla à mon esprit: "Quand tu voyagerais de par le monde pour prêcher à des milliers de personnes, et quand ils se presseraient à l’autel lorsque tu as fini, si ta maison n’est pas en ordre, à mes yeux, tu auras échoué."

Ayant un fort désir d’avoir du succès aux yeux de Dieu, j’ai pris ceci à coeur. En conséquence, tout un domaine de la vie familiale et des responsabilités parentales s’est ouvert à mon intelligence.

Laissez-moi parler de façon directe, à chacun de vous qui êtes père: si vous avez du succès dans tous les domaines de votre vie, mais que vous échouez en tant que père, alors aux yeux de Dieu vous aurez échoué dans la vie.

Dans Ephésiens 6:4, Paul résume en un verset les responsabilités primordiales du père: "Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les avertissant selon le Seigneur." Paul répète cet avertissement dans Colossiens 3:21: "Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent".

Un père a deux devoirs envers ses enfants: premièrement communiquer, secondement éduquer. L’ordre est important. Si les voies de communication entre père et enfant ne sont pas maintenues ouvertes, le travail d’éducation du père sera gêné. Il ne suffit pas au père d’instruire, il faut que l’enfant veuille recevoir cet enseignement.

Afin de maintenir la communication, il y a deux attitudes opposées que le père doit prévenir chez ses enfants. La rébellion d’un côté, et le découragement d’un autre. Il lui faut dès lors donner de son temps et de son attention à chaque enfant. Il lui faut cultiver la personnalité individuelle de chaque enfant.

Dans une famille, deux enfants ne sont jamais identiques. Une forme de discipline qui fera du bien à l’un, écrasera l’autre. L’un acceptera une forme de correction qui ne provoquera que de la rébellion chez l’autre. Fréquemment, lors de séances d’entraide à la personne avec des adultes, j’ai découvert que bon nombre de leurs problèmes ont leur origine dans une situation où un père - soit dans sa colère, soit par injustice, soit par indifférence - avait provoqué son enfant.

Le foyer comme centre.

Ce n’est pas seulement le Nouveau Testament qui donne cette responsabilité aux pères. Le même principe se retrouve dans toute la Bible. Dieu a déclaré, de façon semblable dans chaque dispensation, que la vie spirituelle se doit d’avoir le foyer comme centre. Deutéronome 11:18-21 nous en parle, parents, très directement:

"Mettez dans votre coeur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous les lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux. Vous les enseignerez à vos enfants, et vous leur en parlerez quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes. Et alors vos jours et les jours de vos enfants, dans le pays que l'Éternel a juré à vos pères de leur donner, seront aussi nombreux que les jours des cieux le seront au-dessus de la terre."

Dieu nous donne en tant que pères, la responsabilité d’enseigner ses paroles et ses voies à nos enfants dans le foyer. Cette responsabilité ne peut être laissée à certaines institutions religieuses particulières telles que l’église ou l’école du dimanche. En tant que parents, nous devons instruire nos enfants dans les paroles et les voies de Dieu, dans notre maison.

Il n’est pas simplement question d’avoir un "autel de famille" ou un "culte de famille". Pour être efficaces, l’enseignement et la discipline spirituels doivent être continus. Dieu dit: "Quand tu seras assis, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras." C’est-à-dire en toute occasion.

Le Dr V. Raymond Edman, ancien président (aujourd’hui décédé) de Wheaton Collège, a dit: "Quand je pense à la façon dont j’ai élevé mes enfants, je me dis que si c'était à refaire, je leur consacrerais plus de temps en simples simples activités non religieuses."

Il avait découvert que ce dont les enfants se souviennent le plus, ce sont les moments où l’on est simplement ensemble. On ne peut pas véritablement communiquer avec un enfant en cinq minutes. Souvent les choses les plus importantes sont dites alors qu’on s’y attend le moins, lors de moments non-structurés. Si ce genre de contact est inexistant, ces choses ne seront jamais dites.

Le rôle du père.

Le rôle du père dans le foyer est primordial. A moins que le père ne prenne sa place, accepte ses responsabilités, et joue le rôle que Dieu veut pour lui, c’est-à-dire chef de sa maison, alors le plan de Dieu pour le foyer ne peut marcher. Si le père n’accepte pas d’être le chef de la maison, alors celle-ci tombera dans le désarroi.

Dans sa relation avec l’Eglise, Christ a trois offices importants qui lui ont été délégués par Dieu le Père. Dans chaque maison, le père se tient dans une position semblable vis-à-vis de sa famille. Il y a trois principaux offices qui lui ont été délégués par autorité divine, et dont il ne peut abdiquer devant Dieu. Chaque père est appelé à être sacrificateur, prophète et roi dans sa maison.

En tant que sacrificateur, le père est appelé à intercéder pour sa famille. Il fait ceci en portant les besoins de sa famille à Dieu dans la prière, et en lui demandant protection et bénédiction. Il ne peut faire ceci sans foi. L’exercice de la foi de la part de sa famille n’est pas la moindre des responsabilités d’un père.

Dans l’Ancien Testament, ceci est illustré par l’ordonnance de la Pâque. C’était le devoir du père, dans chaque famille de tuer l’agneau du sacrifice et d’en répandre le sang sur les linteaux de la porte de sa maison (Exode 12:3-7). Par cet acte d’obéissance, il obtenait la protection de Dieu pour toute sa famille.

Dans le Nouveau Testament, ce même principe est illustré de façon dramatique dans Marc 9:20-27, où le père d’un garçon possédé vient à Jésus. L’implorant de venir au secours de son enfant, il lui dit: "Si tu peux quelque chose, viens à notre secours" (verset 22). Directement Jésus retourne la responsabilité de l’enfant vers le père et dit, "Si tu peux... tout est possible à celui qui croit" (verset 23). La délivrance de l’enfant dépendait de la foi du père. Un père a le droit, ainsi que la responsabilité, de croire de la part de ses enfants.

Le deuxième rôle que Dieu donne à chaque père est celui de prophète. Il doit représenter Dieu dans sa famille. Un père fait ceci, qu’il le veuille ou non, en bien ou en mal. La plupart de ceux qui sont engagés dans le ministère d’entraide à la personne, ou le travail des enfants, témoigneront du fait que chaque enfant développe son impression de base sur Dieu d’après une seule source: son père. Est-il donc étonnant que tant de nos jeunes ne veulent rien avoir à faire avec Dieu?

Le troisième office du père dans sa maison est celui de roi. En tant que roi, le père est dans l’obligation de diriger sa maison de la part de Dieu. Lorsqu’il décrit les qualités du responsable d’église, Paul dit qu’il faut qu’il soit quelqu’un "qui dirige bien sa maison" (1 Tim 3:4). Le mot diriger indique l’exercice d’autorité pour gouverner.

Acceptons une vérité simple. Si notre foi ne fonctionne pas à la maison, alors elle ne fonctionne pas, point final! Au nom du ciel, ne donnons pas au monde quelque chose qui ne fonctionne pas chez nous! Le monde connaît déjà assez de luttes et de désaccords. Il ne lui en faut pas plus!

Le tragique désastre que vit la famille occidentale est celui de l’homme renégat. Certains hommes parmi vous, trouvent peut-être le mot renégat trop fort, insultant même. Cependant, je l’utilise à propos. Un renégat est quelqu’un qui déserte, et la grande majorité des hommes des pays occidentaux ont tourné le dos à leurs trois responsabilités primordiales - celle de mari, de père et de chef spirituel. Cela nous a laissé une société matriarcale, dominée par les femmes.

Permettez-moi de vous demander ceci: qui - si cette personne existe - prie normalement avec les enfant le soir? Qui les prépare pour l’école du dimanche? Qui lit les histoires bibliques? Qui prie lorsque les enfants sont malades? Dans la majorité des cas, c’est la mère. La mère a effectivement un rôle à jouer dans la croissance spirituelle des enfants, mais c’est le père à qui Dieu donne la responsabilité d’initier et de diriger la vie spirituelle de la famille.

L’office de père.

Dans l’office paternel, Dieu a uni les plus grands privilèges aux plus grandes responsabilités. Ce thème se retrouve sans cesse dans les Ecritures.

Lorsque Dieu se mit à la recherche de l’homme qui allait devenir le chef d’une nation spéciale, destinée à être une source de bénédiction pour l’humanité entière, il finit par trouver l’homme qu’il cherchait en la personne d’Abraham. Genèse 18:19 nous révèle ce qu’il y avait dans le caractère d’Abraham qui poussa Dieu à le choisir de préférence à tous les autres hommes de l’époque:

"Car je l’ai choisi afin qu’il ordonne à ses fils et à sa famille après lui de garder la voie de l’Éternel, en pratiquant la justice et le droit; ainsi l’Eternel accomplira pour Abraham ce qu’il avait dit à son sujet."

Dieu s’attendait à ce qu’il commande ses enfants et sa maison. Le mot commander semble, sans doute, peu démocratique à nos oreilles occidentales. Pourtant, c’est la clef de ce passage. Il y a des moments où un homme a, à la fois, le droit et le devoir de commander. Etant le représentant de Dieu et son gouverneur dans le foyer, il se doit de n’être ni faible ni accommodant. Il lui faut dire avec fermeté à sa femme et à ses enfants: "Je veux que vous fassiez ceci ou cela".

Certains d’entre vous, hommes, me demanderez peut-être : "Que diront ma femme et mes enfants? Ils n’ont pas l’habitude de m’entendre parler comme cela!"

Puis-je vous suggérer comment ils vont réagir? Il leur faudra quelques minutes pour récupérer du choc, mais au bout du compte, ils diront : "Enfin, nous avons un homme dans la maison!" L’épouse et les enfants savent dans leur coeur qui devrait diriger, et ils répondront favorablement à un père qui prend sa place légitime.

Abraham ou Lot.

Dieu a considéré Abraham avec faveur à cause de son caractère et de sa conduite dans sa maison. Son neveu, Lot, constitue un triste contraste. Il avait été avec Abraham. Il avait vu les bénédictions de Dieu et avait entendu ses promesses. Néanmoins, il fit un choix malheureux et insensé. Il décida de mener sa famille vers la ville dégradée de Sodome (Genèse 13:10-13).

La leçon de l’histoire de Lot m’émeut à chaque fois que j’y pense. Il a mené sa famille vers Sodome, mais ne les en a jamais fait ressortir! Lorsque le jugement de Dieu est tombé sur la ville, Lot a perdu toute sa famille, à part deux filles (Genèse 19:15-26).

Pères, laissez moi vous dire aussi clairement que je le peux: si vous connaissez la voie de Dieu, ne prenez pas la même direction stupide que Lot. Vous mènerez peut-être votre famille à Sodome, c’est à dire le monde avec ses plaisirs et attractions souillés. Vous ferez peut-être de ces choses le centre de votre vie de famille. Puis viendra peut-être le jour où vous vous fatiguerez de ces choses et vous vous tournerez à nouveau vers la voie de Dieu. Mais souvenez-vous de ceci: votre famille pourrait ne plus être prête à vous suivre. Les ayant menés à Sodome, vous ne serez peut être plus à même de les en faire ressortir!

La Parole de Dieu donne de nombreux avertissements sur le mal qui résulte de l’échec de la part des parents - surtout du père - dans l’exécution des responsabilités que Dieu leur a confiées dans leur maison. Dans Deutéronome 28:15-68, nous trouvons une longue liste de malédictions qui, selon l’avertissement de Dieu, viendraient sur les Israélites s’ils désobéissaient à Sa Parole. Un jour, alors que je lisais cette liste, je fus frappé par le verset 41: "Tu engendreras des fils et des filles, et ils ne seront pas à toi, car ils seront en captivité." Ceci s’adresse surtout aux pères, car le verbe engendrer fait référence à l’action du père dans la procréation.

Nos enfants, source de plaisir.

L’idée m’est venue que les enfants nous sont donnés par Dieu, afin que nous puissions en tirer du plaisir. Ils sont censés être une source constante de joie pour nous, parents. Cependant, combien de parents, aujourd’hui, tirent vraiment du plaisir de leurs enfants?

En tant que parents, nous pouvons être certains d’une chose. Nos enfants sauront reconnaître la vérité sur notre attitude envers eux - soit que nous les considérons comme fardeau ou comme bénédiction - et ils réagiront en conséquence.

Si nous ne soumettons pas nos enfants à une discipline et si nous ne communiquons pas avec eux de telle façon qu’ils soient pour nous une source de plaisir, quelle sera l’alternative? Deutéronome 28:41 nous dit clairement "ils seront en captivité." N’est-ce pas ce qui s’est produit avec des millions d’enfants dans notre société occidentale? Ils sont prisonniers de la drogue, de la sexualité illicite, de l’occultisme, et de quantité d’autres pièges de Satan.

Malachie 2:7 dépeint le sacrificateur comme gardien et interprète de la loi de Dieu: "Car les lèvres du sacrificateur gardent la connaissance, et c’est à sa bouche qu’on demande la loi." La connaissance dont il est question, est celle de la loi de Dieu. En tant que sacrificateur dans sa maison, chaque père est responsable de garder et d'interpréter la loi de Dieu pour sa famille.

Qu’en est il, si les pères-sacrificateurs d’un peuple manquent à leur responsabilité? Dans Osée 4:6, la situation et ses conséquences sont ainsi résumées:

"Mon peuple périt, parce qu’il lui manque la connaissance. Parce que tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai de mon sacerdoce; comme tu as oublié la loi de ton Dieu, moi de même j’oublierai tes fils."

Quelle chose terrible, quand Dieu lui-même nous dit qu’il oubliera nos enfants! Lorsqu’un père rejette la connaissance de Dieu, il n’est plus digne d’exercer le ministère sacerdotal pour sa famille. En conséquence, les enfants perdent la protection qui vient de l’autorité du père, et deviennent la proie de tous les pièges et tromperies de Satan. Aujourd’hui, notre pays est plein d’enfants qui sont oubliés de Dieu - des enfants qui sont étrangers aux promesses et au dons de Dieu dans l’Alliance - parce que leurs pères ont oublié la loi de Dieu!

Ramener les coeurs.

Constituant les dernières paroles à nous être adressées dans l’Ancien Testament, Malachie 4:5-6 contient une malédiction, mais aussi une promesse:

"Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l'Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable. Il ramènera le coeur des pères à leurs enfants, Et le coeur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d'interdit."

Au travers de la révélation prophétique, la Bible dépeint ici le problème social le plus urgent de la période précédant la fin de cette dispensation: des maisons divisées et déchirées par les dissensions et où parents et enfants sont séparés les uns des autres. Que la Parole de Dieu est exacte! C’est précisément à cette situation que nous sommes confrontés aujourd’hui. À moins de la renverser, il n’y a qu’une issue possible - une malédiction sur toute la terre.

Cependant, Dieu promet d’envoyer une personne ayant un ministère qui "ramènera le coeur des pères à leurs fils et le coeur des fils à leurs pères." Notez que le premier mouvement est celui des pères.

Pères, je vous lance le défi d’être des hommes! Je vous lance le défi à chacun, de prendre votre position en Dieu, celui de chef de votre maison! Si vous avez été un renégat, repentez-vous et demandez pardon à votre femme et à vos enfants. Soyez réconciliés. Ensuite, guidez votre famille vers tout ce que Dieu a entendu pour elle.

- Derek Prince

Traduction de l'Anglais par Patrick Wright, d'un article paru dans le magazine "New Wine", Etats-Unis.

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source: http://dpmf.online.fr/enseignements/charge.htm










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