L’élection est-elle injuste ?
Parfois, certaines personnes regardent la doctrine de l’élection comme injuste, puisqu’elle enseigne que Dieu a choisi quelques-uns pour être sauvé et en laisse plusieurs aller au châtiment éternel…
Deux réponses peuvent être données :

Tout d’abord, nous devons nous souvenir qu’il serait tout à fait juste pour Dieu de ne sauver personne, comme il l’a fait avec les anges.

• « Car, si Dieu n’a pas épargné les anges qui avaient péché, mais les a livrés et précipité dans des abîmes de ténèbres où ils sont retenus en vue du jugement » (2 Pi 2.4)

- Si on parle des anges élus dans 1 Timothée 5.21, il ne s’agit pas d’ange déchu qui aurait été racheté…

- Il n’y a pas de rédemption pour les anges, et Dieu aurait bien pu faire de même avec les hommes.

Si Dieu sauve un reste, c’est une démonstration de sa grâce, ce qui va infiniment plus loin que se requiert la justice et l’équité et Dieu en tire gloire.

À un autre niveau, cette objection sous-entend qu’il serait injuste pour Dieu de créer des êtres en sachant qu’ils pécheraient et seraient éternellement condamnés, sans être rachetés.

Paul soulève cette objection dans Romains 9.18-23 :

• « Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut. Tu me diras donc : qu’a-t-il encore à blâmer ? Car qui résiste à sa volonté ? »

- On voit ici le coeur de l’objection sur l’injustice de l’élection. Si Dieu « fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut », comment cela peut-il être juste ?

La réponse de Paul ne fait pas appel à notre orgueil, ni ne tente de donner une explication philosophique pour expliquer pourquoi cela n’est pas injuste…

• Il en appelle simplement au droit du créateur tout puissant…

• « Toi plutôt, qui es tu pour discuter avec Dieu ? Le vase modelé dira-t-il au modeleur : pourquoi m’as-tu fait ainsi ? Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même pâte un vase destiné à l’honneur et un vase destiné au mépris ? Et si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition ? Et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire à des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire ? »

Paul nous dit qu’il y a un point ou nous ne pouvons pas répondre à Dieu ou questionner sa justice.

• « Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu’il veut. » (Ps 115.3)

• « En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu. » (Job 1:22)



Cette objection « d’injustice » est basée sur notre conception de la justice, sur ce que nous croyons être naturellement juste.

• Il nous semble juste que Dieu sauve tous les hommes, et pas uniquement un reste.

Mais Dieu est souverain, et sa justice condamne tous les hommes, et il considère juste d’en sauver quelques-uns.

• « C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. » (Ro 3.25-26)

- Il faut peut-être rappeler qu’il y a eu un immense sacrifice de la part de Dieu pour pouvoir montrer sa justice.

- Comme Job, prenons garde de ne rien attribuer d’injuste à Dieu.



Extrait traduit et adapté librement du chapitre 32 du livre « Systematic Theology, An Introduction to Biblical Doctrine », Wayne Grudem, Ed. Zondervan, Grand Rapids, Michigan, 1994. Les textes bibliques cités sont tirés de la version SER (Segond Édition Révisée) à moins d’une note contraire.









Vous êtes sur la page :



Et vous êtes arrivé de la page :


Cliquez ici pour y retourner



Nous sommes lundi 27 mars 2017