Nomination des pasteurs
J'ai eu le privilège de fréquenter une église où je connaissais les pasteurs depuis plus de 30 ans et cela a apporté une richesse et une profondeur dans notre communion fraternelle. On se connaissait, on savait à quoi s'attendre, comment s'aborder, comment prier les uns pour les autres, toutes ces choses qui inspirent la confiance et contribuent au support mutuel.

Dans ce milieu chrétien évangélique baptiste où je servais notre Seigneur, c'étaient les membres de l'église qui décidaient du choix de leurs pasteurs et qui décidaient de terminer leur mandat à moins que les pasteurs décident d'y mettre fin de leur propre chef, ce qui fait qu'un pasteur peut passer plusieurs dizaines d'années dans la même église. Ce type de gestion permet de renvoyer un pasteur qui se rendrait indésirable par son comportement ou ses enseignements, par exemple. C'est très rare que cela arrive, j'en ai jamais été témoin personnellement, mais au moins, la structure de la procédure permet une porte de sortie dans ces cas.

L'aspect moins beau de ce modèle de fonctionnement, c'est quand l'assemblée passe au vote et qu'elle est divisée, cela est arrivé deux fois où j'ai vu des votes près du 50%, cela voulait dire que 51% de l'église ne voulait pas un tel comme pasteur, c'est vraiment difficile alors pour l'aspirant pasteur. J'en ai vu un pleurer à chaude larme et demeurer quand même au service de l'église et j'en ai vu un autre à une autre occasion qui ne s'en est pas remis et a non seulement quitté l'église mais le Seigneur aussi, tellement cela l'avait démoli. Le premier, je le voyais bien comme pasteur, non seulement il a fini par le devenir mais il a aussi accédé à des postes plus élevés dans cette association d'église. Le deuxième, je trouvais qu'il manquait de maturité spirituelle et mettais trop de sa valeur personnelle à ce poste plutôt que de la sécuriser dans sa relation avec le Seigneur.

Dans le milieu chrétien pentecôtiste où je sers notre Seigneur depuis 2011, on a une autre approche, ce sont les pasteurs ordonnés de l'église et le pasteur en Europe qui leur sert de mentor qui se consultent entre eux pour déterminer qui rajouter à l'équipe pastorale. On donne d'abord le titre de pasteur-stagiaire à ceux qu'on juge être des candidats à la pastorale ayant démontré un amour et une connaissance de la parole, un bon caractère, un désir de prendre soin des brebis et une aptitude à prêcher. On les met à l'épreuve un certain temps et quand on les juge éprouvés, on leur donne le titre de pasteur licencié. Cela dure ensuite encore un certain temps indéterminé et finalement on leur décerne le titre de pasteur ordonné, avec en prime une cérémonie plus élaborée, accompagnée d'onction d'huile. Le titre de pasteur ordonné leur confère la bénédiction d'aller débuter des églises ailleurs, s'ils en reçoivent l'appel, un peu comme des missionnaires qui restent ensuite en contact avec leur église où ils ont été formés et où ils ont servi. Ils peuvent tout aussi bien continuer à servir comme des pasteurs licenciés dans leur église locale pendant des années.

Cela se rapproche un peu plus du modèle biblique où on voit Paul envoyer Tite dans les églises de Crète pour y nommer des anciens, anciens qui sont appelés à diriger l'église (Actes 20:37-38). La nouveauté pentecôtiste est d'y aller avec une gradation à trois niveaux que j'accepte puisque c'est l'église où le Seigneur m'appelle à le servir.

Dans les Écritures, c'était au responsable mandaté par les apôtres - comme Tite ou Timothée - de nommer des anciens, il n'y avait pas d'ancien stagiaire, d'ancien licencié ou d'ancien ordonné, des appellations qui pourraient devenir quelque peu confondantes pour les brebis qui se contentent dans la pratique de les appeler "pasteurs" alors qu'ils ne le sont pas totalement encore ou qu'ils ne le deviendront peut-être jamais complètement, si on peut le dire ainsi.

A mon humble avis, cela aurait pu être fait plus simplement sans confusion, en surveillant les candidats potentiels un certain temps, en les éprouvant, sans que l'assemblée en soit nécessairement au courant et puis, quand on juge qu'ils ont été suffisamment éprouvés, on les nomme alors "pasteurs" sans autre ajout à leur titre.

Certains pasteurs, comme Diotrèphe, ne connaissent même pas Dieu. Si le prêtre ou le pasteur n'est pas à sa place, le modèle pentecôtiste devient un soulagement pour les brebis car les autorités spirituelles sur l'église peuvent le démettre de ses fonctions et surtout l'empêcher meêm de devenir pasteur en ayant eu le temps de l'éprouver au niveau de ses aptitudes à être un bon berger. Quand le pasteur s'impose lui-même quelque part dans une église qu'il n'a pas fondée, on est pris alors avec un "Diotrèphe". Parce que Jean avait l'autorité apostolique sur les églises qu'il supervisait, il était en mesure d'aller déposer personnellement Diotrèphe.

3Jean 9 J’ai écrit une courte lettre à votre Église; mais Diotrèphe, qui aime à tout diriger, ne tient aucun compte de ce que je dis. 10 C’est pourquoi, quand je viendrai, je dénoncerai le mal qu’il commet, lui qui profère des propos malveillants et mensongers à notre sujet. Mais ce n’est pas tout: il refuse de recevoir les frères de passage, et ceux qui voudraient les recevoir, il les en empêche en les menaçant de les chasser de l’Église. 11 Cher ami, n’imite pas ce qui est mal, mais ce qui est bien. Celui qui pratique le bien appartient à Dieu; celui qui commet le mal ne connaît pas Dieu.

Le modèle démocratique calqué sur la politique où c'est l'assemblée qui choisit les pasteurs n'a pas de correspondance dans les Écritures, Dieu est un Dieu d'ordre et de hiérarchie (1Co.11), ce n'est pas aux enfants de décider qui seront leurs parents !

Tite 1:5 Je t’ai laissé en Crète afin que tu achèves d’organiser ce qui doit l’être encore et que tu établisses des anciens d’Église dans chaque ville. Rappelle-toi les instructions que je t’ai données

Même en politique, ce n'est pas le peuple qui a choisi qui serait roi des Juifs, c'est Dieu. Et Dieu l'a dit au prophète Samuel.

Même chose encore pour le Roi des rois, ce ne sont pas les chrétiens qui ont décidé d'élire Jésus "Roi des rois et Seigneur des seigneurs " !

Chaque dénomination a sa façon de procéder et si vous décidez d'oeuvrer dans leur dénomination, vous devez respecter leur manière de faire, car nous sommes appelés à marcher d'un même pas même quand nous divergeons d'avis.

Philippiens 3:15 Nous tous qui sommes spirituellement adultes, ayons cette même préoccupation. Cependant, si vous avez une autre opinion, Dieu vous éclairera à ce sujet. 16 Quoi qu’il en soit, continuons à avancer dans la direction que nous avons suivie jusqu’à maintenant.








Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









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