L'âge des lumières
- Descartes et sa vision du monde spirituel

Descartes et les bâtisseurs du ciel de cuivre

C'est René Descartes qui a proposé le premier que nous devions retourner au scepticisme philosophique des philosophes académiciens, que Augustin avait rejeté tôt dans sa vie. Ainsi nous donnons à ce mathématicien et philosophe français du 17ème siècle le titre de «Père de l'Age des Lumières».

Descartes a proposé que les occidentaux construisent une maison philosophique. Il voulait échapper à une mouche qui le fatiguait - «qu'il est beaucoup plus facile d'avoir quelque vague notion sur tout sujet donné, quelqu'il soit, que d'arriver à la vraie vérité au sujet d'une seule question, peu importe sa simplicité»


René Descartes (1596-1650)

«Presque rien de ce qui est affirmé par un homme n'a aussi le contraire affirmé par un autre, nous devrions éternellement être incertain du quel des deux croire. Cela ne serait d'aucune utilité de calculer le nombre de témoignes en faveur de l'un et de l'autre, signifiant ainsi suivre l'opinion qui est supportée par le plus grand nombre d'auteurs.»

Puisque la vérité n'est pas être obtenue démocratiquement, Descartes s'est mis à établir une nouvelle façon de creuser jusqu'au lit rocheux, pour poser les fondations d'une nouvelle vision du monde.

A la différence des philosophes précédants, il n'a cité ni la philosophie ni les Écritures. Il voulait employer deux outils pour creuser, l'expérience et la déduction, et par conséquent sceller sa pensée du reste du monde.

«Par une méthode je veux dire des règles simples et certaines, tels que si un homme les observe avec précision il n'assumera jamais ce qui est faux comme vrai et ne dépensera jamais ses efforts mentaux pour rien, mais accroîtra toujours sa connaissance et ainsi arrivera à la vraie compréhension de tout ce qui ne surpasse pas ses pouvoirs.»

Ainsi Descartes a rejeté «le témoin fiable» comme source valide de vérité. Rappelez-vous que Augustin avait trouvé le scepticisme intenable comme manière de vivre. Descartes, un catholique, se fiait sur l'autorité humaine et l'Écriture dans sa vie privée, quoiqu'il voyait cette dépendance comme une nuisance temporaire:

«Comme il n'est pas suffisant, avant de commencer à rebâtir la maison que nous habitons, de la jeter à terre et de fournir des matériaux et un architecte... à moins que nous ayons aussi une autre maison où nous pouvons confortablement logé durant le temps de la reconstruction, ainsi... j'ai formé pour moi-même un code moral pour le temps présent qui ne consiste en pas plus de trois ou quatre maximes...

La première est d'obéir aux lois et aux coutumes de mon pays, adhérant avec consistance à la religion dans laquelle par la grâce de Dieu j'ai été instruit depuis mon enfance.»

Le philosophe ne pouvait savoir que la nouvelle maison qu'il bâtissait inviterait l'Ouest éventuellement à abandonner le confortable logement qui le recevait lui (et eux) «par la grâce de Dieu». Tout le contraire! Sa raison pour bâtir sa nouvelle philosophie était de présenter des preuves rationnelles de Dieu aux incroyants:

«J'ai toujours considéré que les deux questions concernant Dieu et l'âme étaient les principales de celles qui devaient être démontrées par les arguments philosophiques plutôt que théologiques. Car quoiqu'il est pas mal suffisant pour nous les fidèles d'accepter par les moyens de la foi le fait que l'âme humaine ne périt pas avec le corps, et que Dieu existe, il ne semble certainement être jamais possible de persuader les infidèles de toute religion, vraiment, nous pourrions presque dire, de quelque vertu morale, à moins que, pour commencer, nous prouvions ces deux faits par les moyens de la raison naturelle.

...Peu de gens préfèrerait le juste à l'utile, s'ils étaient restraints ni par la crainte de Dieu ni par l'attente d'une autre vie; et quoiqu'il soit absolument vrai que nous devions croire qu'il y a un Dieu, parce que les Écritures nous l'enseignent, et, que d'un autre côté, que nous devons croire les Saintes Écritures parce qu'elles viennent de Dieu... nous ne pouvons néanmoins placer cet argument devant les infidèles, qui pourraient nous accuser de raisonner en cercle.»

Descartes avait un coeur d'évangéliste attaché à une pensée de philosophe. Ces idées fondationnelles - l'existence de Dieu et de l'âme - étaient les deux premiers panneaux de vitre, stérile et vierge, qu'il a installé dans sa nouvelle maison.

Mais cette nouvelle maison de Descartes n'était pas un confortable Cape Cod où Jésus se tient à la porte et frappe, et nous ouvrons la porte et l'invitons à entrer, à aimer et à être aimé. C'est une maison vitrée sans porte et isolée à l'épreuve de (airlock) Dieu. Elle permettait aux gens de voir Dieu à distance - de le voir comme à travers un panneau de plexiglass. Mais de le sentir? de lui parler? de l'entendre? de communier avec lui? de trouver plaisir en lui? Jamais.

Le risque de la méthode cartésienne

Cette grande expérience en était une hasardeuse. L'apôtre Paul avait déjà exprimé des doutes au sujet d'une telle approche: 1Co.2:4-5. Jésus lui-même avait attribué à Dieu une méthode très différente, Lu.10:21.

Néanmoins, Descartes a exposé plusieurs preuves de Dieu et de l'âme, telle que celle-ci:

«... Comment serait-ce possible que je sache que je doute et que je désire, c.à.d. que quelque chose me manque, et que je ne suis pas tout à fait parfait, à moins que j'ai en moi quelque idée d'un Etre plus parfait que moi, en comparaison avec lequel je devrais reconnaître les déficiences de ma nature?»

De cette nouvelle épistémologie est venue une nouvelle puissance. Rappelez-vous que Augustin, en acceptant un témoignage fiable au sujet de la puissance de Dieu a appris à faire confiance à la puissance de Dieu pour dompter la sauvagerie humaine. Descartes refuse d'accepter un tel témoignage, insistant sur la déduction rationnelle comme la seule pelle qui peut creuser jusqu'au lit rocheux de la vérité.

Cette prémisse contient ses propres conclusions: que la puissance de Dieu, quand elle ne peut être rationnellement comprise, est une illusion. La pensée rationnelle devient vite la source fiable de puissance pour vivre, remplaçant la puissance de Dieu. Les constructeurs du ciel de cuivre croient que la pensée rationnelle nous sauve de nos problèmes, que Jésus-Christ est sans rapport à la plupart des tentatives humaines.

Le risque de cette expérience cartésienne était que ces «infidèles» qui ne sont «restraints ni par la crainte de Dieu ni par l'attente d'une autre vie» puissent préférer «ce qui est utile à ce qui est juste», comme Descartes lui-même l'a prophétisé.

Parce que Descartes vivait dans une maison chrétienne avec une fondation augustinienne, il percevait le juste du faux et la révélation de Dieu de l'erreur humaine. Mais la nouvelle maison qu'il a bâti était pour conduire les générations futures à abandonner la vision du monde augustinienne comme fondation et en construire une toute nouvelle autre.

Pascal, son contemporain, a prévu cette éventualité quand il a écrit dans ses pensées:

«Je ne puis pardonner à Descartes; il aurait bien voulu, dans toute sa philosophie, pouvoir se passer de Dieu; mais il n'a pu s'empêcher de lui faire donner une chiquenaude, pour mettre le monde en mouvement; après cela, il n'a plus que faire de Dieu.»

Le pressentiment de Pascal était pour être confirmé dans un temps remarquablement court avec l'anarchie et la futilité de la Révolution Française.

Les réactions se produisent

Parce que l'alternative de Descartes était un changement radical des assomptions les plus fondamentales sur la façon qu'on peut acquérir la connaissance, elle fut opposée par presque chaque coin de l'Europe. Elle fut opposée premièrement par le scientifique italien Galilée, puis par le calviniste Voetius, ensuite par le père jésuite Bourdin.

Nous nous sentons tous menacés quand notre vision du monde est menacée.

Descartes était un révolutionnaire philosophique. La plupart des gens se sont enfuis en courant de ses idées - en premier. Et à cause de l'opposition de Galilée, Descartes a presque décidé de ne rien publier de ses écrits.

Mais après que l'onde de chocs initiale fut passée, un cohorte de scientifique, commençant par les hommes tels Issac Newton, sont descendus sur le site de construction de Descartes et ont offert d'ajouter un nouveau panneau ici et de construire une nouvelle aile là. Sur l'épistémologie de Descartes ils ont construit une vision du monde occidentale complètement nouvelle.

Le coeur de la transition de la vision du monde augustinienne à un vision du monde moderne occidentale concerne l'épistémologie - la théorie sur la manière que nous savons. Au Moyen-Age les leaders occidentaux ont suivi Augustin en acceptant ce qui leur était transmis par ceux ayant une autorité reconnue. Les doctrines étaient acceptées et crues parce que la Bible, le Pape, Thomas d'Aquin, Platon et Aristote disaient qu'elles étaient vraies.

Aussi, les plus vieux leaders de la culture occidentale croyaient que la connaissance était acquise en participant à la chose à être connue. Pour eux, la connaissance n'était pas seulement rationnelle mais relationnelle. Dieu avait à être connu par une relation caractérisée par la foi et l'obéissance.

Dans cette vision il n'y a pas de connaissance abstraite de Dieu. Nous apprenons sur Dieu, selon les Réformateurs, par la révélation, qui est relationnelle. Alors nous nous attachons à Dieu et lui faisons confiance par des manières qu'il nous montre dans sa Parole.

Étudiant la nouvelle architecture

Le modèle cartésien de la réalité était valide en partie. Il a initié la révolution scientifique et technologique qui a changé le monde et nous a apporté la prospérité matérielle. Mais arrêtons-nous un moment pour évaluer cette révolution. La nouvelle architecture avait trois défauts majeurs:

1° quand l'approche rationnelle à la connaissance fut adoptée et fut prouvée si fertile dans certains domaines, la connaissance acquise par des témoins crédibles devint suspecte.

Mais le point d'Augustin tient encore. Même la connaissance scientifique doit être répandue par le témoignage de scientifiques crédibles qui ont fait des expériences cartésiennes. Personne d'entre nous avons le temps de conduire des expériences scientifiques sur tous les sujets pour nous-mêmes, ou même d'examiner les journaux scientifiques pour voir si les autres ont fait leurs expériences adéquatement. Nous ne pouvons vivre sans témoins crédibles.

2° L'emphase sur la rationalité distortionne la nature de la découverte scientifique. La plupart des découvertes scientifiques majeures ne sont pas nées de la pensée rationnelle mais dans l'intuition et l'expérience visionnaire. Elles sont venues non pas d'un processus logique conscient mais de révélations du subconscient. Les déductions rationnelles sont venues plus tard pour prouver le point. Ceci était vrai de Descartes lui-même, qui a reçu son inspiration dans trois rêves et qui les a cru comme étant des révélations de l'«Esprit de vérité». Il écrit, «Le 10 novembre 1619, quand je fus remplis d'enthousiasme, j'ai découvert les fondations de la merveilleuse science».

Arthur Koestler dans son livre «Acte de création» voit ce principe partout - que la science ne s'est pas développée sur des lignes purement rationnelles. Une fois après l'autre il montre que les avancements scientifiques les plus significatifs ne sont pas venus par les méthodes de Descartes.

«Nous trouvons chez Einstein la même méfiance de la pensée conceptuelle consciencieuse et le même appui sur l'imagerie visuelle.»

Aujourd'hui des philosophes tels Karl Popper, Thomas Kuhn et Paul Feyerabend ont questionné rondement les concepts du positivisme logique tel qu'il était si complètement accepté avant les années 1970. L'expérience cartésienne s'est avérée un concept pauvrement dessiné comme maison pour les scientifiques.

3° L'épistémologie de Descartes a résulté dans la mécanisation de l'univers. Le résultat: un monde dépourvu de merveilleux. Le merveilleux et le mystère de la sphère spirituelle étaient vus comme des polluants dans l'air pur de la rationalité.

Nous croyons au contraire que tous les peuples ont une faim spirituelle.

Puisque les êtres humains sont esprit et non seulement pensée, la maison géodésique s'est avérée être impropre non seulement pour les scientifiques mais aussi pour tout le monde.

Cuivrant par-dessus le verre: Sigmund Freud

Freud, en suivant Descartes, a saisi la puissance de la pensée sur la matière comme la grande espérance de la race humaine. Freud a rejeté les fenêtres de bas niveaux de Descartes - Dieu et l'âme. Ensuite il a couvert de cuivre le vitre de Descartes afin que ce qui était transparent devienne opaque. Freud avait aucun intérêt à voir Dieu même à distance. Tout ce qu'il voulait était les puissantes méthodes de Descartes; c'était tout. Freud croyait que Dieu et l'âme étaient des illusions.

«Ceux-ci qui professent être des dogmes religieux ne sont pas le résidu de l'expérience, ou le résultat final de la réflexion. Ils sont des illusions, l'accomplissement des souhaits les plus vieux, les plus forts, et les plus insistants de l'humanité».

Parce que Freud n'a jamais expérimenté la puissance de Dieu dans sa propre vie, il a assumé que tous les enseignements chrétiens «ne sont pas le résidu de l'expérience». Qu'il ait pu entretenir cette vision un tant soit peu montre l'aveuglement particulier produit par une vision du monde, spécialement puisqu'un de ses contemporains, William James de l'université Harvard, venait juste d'assembler la plus convaincante démonstration du «résidu de l'expérience» chrétienne à être assemblée entre les couverts d'un livre.

Dans son livre The Varieties of Religious Experiences James écrit au sujet de la puissance de Dieu: «Le sentiment religieux est une addition absolue au champ de vie du sujet. Cela lui donne une nouvelle sphère de puissance. Quand la bataille extérieure est perdue, et quand le monde qui l'entoure le désavoue, cela le rachète et vivifie son monde intérieur qui serait autrement un vase vide».

Une telle puissance était en dehors de la perception de la vie par Freud, bien sûr. Et parce qu'il discartait les témoins crédibles de son épistémologie, d'aucune façon il pouvait accéder à cette puissance.

Où Augustin n'avait trouvé aucune puissance dans la pensée rationnelle pour vaincre la sauvagerie humaine, Freud croyait que seule la pensée rationnelle pouvait la subjuger: «Maintenant nous n'avons aucun autre moyen de contrôler nos instincts que notre intelligence».

Parce que la profession psychiâtrique a préféré Freud à William James (même si Freud a moins la faveur, dernièrement), la profession a été handicapée par l'épistémologie positive de Freud. Catégoriquement exclus de ce champ ont été la sphère de l'esprit, la voix de la conscience et le rôle de la foi.

Une deuxième aile à la nouvelle maison: Marx et Engels

Ce que Freud a fait dans la sphère de la nature humaine, Karl Marx et Friedrich Engels l'ont fait dans la sphère de la politique. Saisissant la capacité de connaître le bien du mal comme la prérogative de leurs propres pensées, et rejetant l'autorité de Dieu, de l'Église, de la Bible ou de tout autre philosophe avant eux, ils ont posé la base philosophique pour le communisme. Comme Freud, ils ont bouché la sphère spirituelle et prophétisé la fin de la religion.

Ils ont employé la liberté acquise par Descartes de l'autorité pour construire un système basé sur aucune autorité exceptée leur propre foi dans l'état, une construction de la pensée rationnelle.

La communisme s'est avéré être, bien sûr, l'une des plus colossales faillites de tous les temps.

Sur un plan plus personnel, Charles Colson décrit l'inconvenance de la maison de cuivre et de verre comme place pour vivre, en traçant les vies de ses bâtisseurs:

«Freud ne pouvait être réconforté de la mort de sa fille, comme il s'affligeait de la finalité de la vie sans Dieu. Dans ses derniers jours Marx était consumé par la haine... Ces hommes moissonnaient simplement les conséquences logiques de leur propres philosophies.»

L'église occidentale: Rudolph Bultmann

La vision du monde cartésienne a non seulement façonné le développement de la psychologie et de la politique; elle a aussi imposé ses paradigmes sur l'Église. La plupart des églises occidentales ont adapté leurs visions du monde à ses proclamations. Un grand changement s'est produit quand les théologiens ont essayé d'adapté l'évangile chrétien à la génération du ciel de cuivre.

Bultmann représente le mieux ces cribleurs du 20ème siècle. Croyant que la race humaine avait maintenant une voix sécuritaire pour séparer la vérité de l'illusion, il (comme beaucoup d'autres) s'est tourné vers l'Écriture pour l'évaluer sous les fixtures de la lumière cuivrée.

«La vision du monde de l'Écriture est mythologique et est par conséquent inacceptable à l'homme moderne dont la pensée a été façonnée par la science et n'est plus, par conséquent, mythologique. Il ne reconnaît pas les miracles parce qu'ils ne concordent pas dans cet ordre de lois. Quand un accident étrange ou merveilleux se produit, il ne se donne pas de repos jusqu'à ce qu'il est trouvé une cause rationnelle.»

Bultmann croyait que la science s'était établie complètement comme arbitre de la vérité et qu'il était futile de résister à ses proclamations. Pour lui, la fondation cartésienne était celle qui avait donné l'espoir à la race humaine, et était la seule fondation digne d'être construit dessus. L'Église, il a insisté, était aussi bien de commencer à apprendre à couper la vitre et à travailler avec des blindages de cuivre. Bultmann rejetait les paradigmes de la puissance biblique, les appelant «primitifs». Chaque verset qui décrivait la puissance spirituelle ayant des répercussions sur les vies humaines avait à être «démythologisé» - traité comme une illusion, un recul à la pensée primitive.

Le darwinisme

La charpente géodésique

Se référant aux paradigmes évolutionnaires

Ce fut la théorie de Darwin, comme Alfred Noyes a dit, qui a pourvu la charpente pour la nouvelle vision du monde qui a «emporté au loin le Seigneur» Jn.20:2. Comme Descartes, Darwin était un homme de foi chrétienne qui était convaincu que Dieu avait façonné la création. Darwin lui-même a rejeté les conclusions évolutionnaires que les «pseudo-intellectuels» (comme Noyes les appelait) ont forcé sur la pensée occidentale. «La pensée se révolte à l'idée, écrit Darwin, que les espèces sont apparues comme étant le résultat de la chance aveugle».

L'enseignement évolutionnaire - la croyance que le monde est apparu et s'est développé par chance opérant à travers les lois naturelles - ressort d'un paradigme plus large: que rien n'arrive dans ce monde, excepté par la loi naturelle. Les paradigmes bibliques rejètent ce concept. Le christianisme est incompatible avec cette vision du monde du ciel cuivré, qui est bâti exclusivement sur la loi naturelle.

Cependant plusieurs chrétiens ont essayé de développé un vision du monde qui combine les paradigmes chrétiens avec la pensée du ciel de cuivre. Les chrétiens ont senti que la science demandent d'eux qu'ils acceptent les paradigmes évolutionnaires, et que quiconque les refuse est soit un fondamentaliste soit un fou. Ils croient que l'évolution est basée sur un fait, alors que le paradigme de la création est basé sur des simples histoires bibliques.

«Il n'y a aucune transition évolutionnaire nulle part dans les fossiles.» - David Raup, curateur du musée Field de Chicago et un des paléontologistes les plus connaisseurs de nos jours.

Cependant en dépit de ces admissions, et de douzaines d'autres comme celle-là, nous voyons encore les mêmes conceptions artistiques dans les publications et les musées. Parce qu'une vision du monde est une habitude tenace, la plupart d'entre nous ne changeons pas nos paradigmes aisément. Ceux qui ont adopté des paradigmes évolutionnaires vont essayer de trouver des excuses - n'importe quelle excuse - pour éviter de repenser leur vision du monde.

Nous ajoutons les remarques étonnantes de Colin Patterson, paélontologiste sénior au British Museum de l'histoire naturelle à Londres: «Je parle sur deux sujets, l'évolutionnisme et le créationnisme, et je crois qu'il est vrai de dire que je ne connais rien du tout de ni un ni l'autre.

Une des raisons que j'ai commencé à prendre cette vision anti-évolutionnaire fut que l'an passé j'ai réalisé quelque chose soudaienement. Pendant 20 ans j'ai pensé que je travaillais sur l'évolution d'une certaine manière. Un matin je me suis levé et quelque chose s'était passé dans la nuit, et cela m'a frappé que je travaillais sur ce sujet depuis plus de 20 ans, et qu'il n'y avait pas une chose que je connaissais à ce sujet. Ce fut tout un choc d'apprendre qu'on peut être si mal guidé pour si longtemps. Ou bien il y avait quelque chose qui ne marchait pas avec moi ou bien il y avait quelque chose qui ne marchait pas avec la théorie de l'évolution. Naturellement je sais qu'il n'y a rien qui ne marche pas avec moi, ainsi depuis les quelques dernières semaines j'ai essayé de poser une simple question à plusieurs personnes ou groupes.

La question est: Pouvez-vous me dire quoique ce soit que vous savez au sujet de l'évolution? N'importe quoi, n'importe quoi qui soit vrai?»

Aujourd'hui la plupart des occidentaux reconnaissent les limites du rêve de Descartes - de parvenir à une connaissance aussi sécure que les mathématiques. Ainsi aujourd'hui Augustin s'impose de nouveau lui-même.

Nous ne pouvons nous détacher de la foi personnelle, ni des opinions de gens de stature, ni de Dieu, qui nous a fait pour lui-même. Nous ne sommes pas justes des machines pensantes à coeur froid, même si c'est ce que nous voulons être. Nous sommes un peuple de culture et d'esprit. Puisque nous avons tous des visions du monde, et puisque nos pensées sont commandées par des paradigmes soutenus inconsciemment, le mieux qu'on peut espérer est de garder un peu d'honnêteté dans la façon que nous distingons le fait de l'opinion. Plutôt que de nous faire des acroires nous-mêmes au sujet de notre grande objectivité, nous devons admettre que notre science est plein d'assomptions, d'intuitions, et de suppositions. Nous devons arrêter de remplir les blancs pour lesquels nous n'avons aucune information et arrêter de tordre l'évidence qui ne concorde pas à nous vision du monde jusqu'à ce qu'elle corresponde.

Cette constatation, qui se répand rapidement à travers l'Ouest, produit un changement de paradigme répandu en post-modernité.

Ce changment de paradigme ouvre le plafond pour découvrir un mystérieux univers. Le monde n'est pas un mécanisme qui attend d'être compris. La vie élude l'analyse. Pourquoi la guérison a-t-elle lieu?

Laissons la raison et le mystère se serrer la main.

Il est temps de retourner aux visions saines et balancées de Blaise Pascal qui a écrit:

«Si on soumet tout à la raison, notre religion n'aura rien de mystérieux, et de surnaturel. Si on choque les principes de la raison, notre religion sera absurde et ridicule.»

La raison et le mystère ne peuvent-elles pas se serrer la main dans nos pensées comme elles l'ont fait dans la pensée de Pascal?

C'était Pascal et non Descartes, qui a développé une vision du monde plus balancée. Pointant à la pensée rationnelle, il écrit: «Incompréhensible que Dieu soit, et» - pointant ensuite à la création visible - «incompréhensible qu'il ne soit pas». Encore, parlant aux sceptiques de son temps: «Quelle raison ont-ils de dire qu'on ne peut pas ressusciter? Quel est le plus difficile, de naître ou de ressusciter, que ce qui n'a jamais été soit, ou que ce qui a été soit encore? Est-il plus difficile de venir en être que d'y revenir? La coutume rend l'un facile, le manque de coutume rend l'autre impossible.»

La complexité et l'intelligence du design du monde défie toute description et déroute toute théorie des origines. Une nouvelle génération de scientifiques font ce que R.W. Thompson et Colin Patterson ont fait. Elle apprend à dire plus fréquemment: «Je ne sais pas» Cette humilité nouvellement trouvée contient le potentiel pour une redécouverte de notre Créateur, des révélations qu'il nous a accordées grâcieusement et des manifestations de sa puissance. Une fois que notre vision du monde admet les révélations de Dieu à un endroit, nos yeux sont ouverts à le voir dans plusieurs autres domaines de la vie - jusqu'à ce que toute la vie atteste de sa gloire et de sa puissance.

Comme des vagues dans une piscine

Doug: Le debat création-évolution semble pour certains comme une balle de tennis qui est lobée de bout en bout d'une partie d'un débat scientifique. Mais le débat n'est pas un jeu car les paradigmes ne se tiennent pas tout seul. Un paradigme en affecte un autre voisin, et ainsi de suite, comme les vagues dans une piscine. L'eau semble dur comme un miroir jusqu'à ce qu'un nouveau paradigme soit laissé tomber dans la piscine. Soudainement les vagues du changement se répandent jusqu'au coin le plus reculé de la piscine.

L'impact le plus tragique et inévitable du paradigme de l'évolution est venu dans le domaine de la moralité. Les paradigmes évolutionnaires affectent les paradigmes d'éthique.

La théorie de l'évolution et la sélection naturelle ont été des paradigmes particulièrement pernicieux, pourvoyant la philosophie de base pour les régimes de Marx, de Staline et de Hitler, qui ont tiré de ces enseignements leurs conclusions logiques.

Peut-être que ce développement politique et moral en Europe explique pourquoi le scientifique défunt Jacques Monod a commenté dans sa dernière apparrition radiphonique en 1976:

«La sélection (naturelle) est la plus aveugle et la plus cruelle façon de faire évoluer des nouvelles espèces et des organismes de plus en plus complexes et raffinés... Le combat de la vie et l'élimination du plus faible est un horrible procédé, contre lequel toutes les éthiques modernes se révoltent... Je suis surpris qu'un chrétien voudrait défendre l'idée que c'est le procédé que Dieu a plus ou moins mis en place afin d'avoir l'évolution.»

Monod confrontait l'église chrétienne, dont une partie était (et est encore) aveuglée par les implications de certains paradigmes évolutionnaires.

Vivons-nous dans un monde de droiture et de justice qui a temporairement tombé dans la barbarie, ou un monde dans lequel la barbarie est la norme et la droiture est sans aucun sens et hors de sa place? La théorie de l'évolution propose la dernière option; les paradigmes de la création propose la première. Chacun de nous devons décider quelle croire.

Nous n'insinuons pas, bien sûr, que tous les évolutionnistes sont des barbares. Plusieurs évolutionnistes comprennent parfaitement bien l'association entre les éthiques et la théorie des origines. Dans son livre Ends and means (Fins et moyens) Aldous Huxley fait cette confession candide: «J'ai des motifs pour ne pas vouloir que le monde ait un sens; par conséquent j'ai assumé qu'il n'en avait pas, et j'ai été capable sans difficulté de trouver des raisons satisfaisantes pour cette assomption... Le philosophe qui ne trouve aucun sens dans le monde n'est pas concerné exclusivement avec un problème dans la métaphysique pure; il est aussi concerné à prouver qu'il n'y a aucune raison valide qui ferait qu'il ne devrait pas, personnellement, faire comme il le veut, ou qui ferait que ses amis ne devraient pas se saisir de la puissance politique et gouverner de la manière qui les avantageraient eux-mêmes...

Pour moi-même comme, sans aucun doute, pour la plupart de mes contemporains, la philosophie de l'insignifiance était essentiellent un instrument de libération. La libération que nous avons désiré était simultanément une libération d'un certain système de moralité. Nous nous sommes objectés à la moralité parce qu'elle interférait avec notre liberté sexuelle; nous nous sommes objectés aux systèmes politique et économique parce qu'ils étaient injustes. Les supporteurs de ces systèmes affirmaient qu'en quelque manière ils personnifaient le sens (un sens chrétien, ils insistaient là-dessus) du monde. Il y avait une méthode admirablement simple de réfuter ces gens et en même temps de nous justifier nous-mêmes dans notre révolte politique et érotique: nous pouvions nier que le monde avait un sens quelconque.»

Les pièces du casse-tête doivent aller ensemble

L'épistémologie, les éthiques, les origines, la christologie, l'herméneutique - se supportent tous les uns les autres et doivent concorder ensemble. Sans cette intégrité d'un vision du monde, nous ne pouvons être entiers, nous serons fragmentés, non guéris, par notre culture. Ceux qui voient le monde comme un collage de fragments dispersés seront eux-mêmes un tel collage.

Blaise Pascal et Alfred Noyes ont exprimé la catastrophe de la mixture morale et spirituelle. Descartes et Darwin, aussitôt que leurs idées ont été ôtées d'un environnement chrétien, nous ont procuré une formule pour l'érosion de la civilisation. Aujourd'hui nous sprintons à reculons dans la sauvagerie et nous avons oublié d'où la puissance vient pour nous faire aller de l'avant de nouveau.

- Zeb Bradford Long, Douglas McMurry.

P.S. Le ciel de cuivre est une expression concotée par les auteurs pour décrire la pensée mise de l'avant par René Descartes et d'autres à sa suite que le ciel est maintenant isolé des hommes ; Dieu n'intervient plus dans l'histoire humaine, tout au plus il s'assure de la bonne marche des lois de la nature.






Pour vous préparer à rencontrer Dieu,

voici les 5 pas vers le ciel









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