Quelques questions vitales


Luc 14:27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple.

Peut-on encore porter notre croix ?

Peut-on encore suivre Jésus ?

Peut-on encore être le disciple de Jésus ?

Pourquoi les épîtres ne font-elles jamais mention de porter notre croix ni de suivre Jésus ?

Porter sa croix chaque jour (Lu.9:23) c'est bien ce que Jésus a fait tous les jours de son ministère, bien avant de la porter littéralement sur le chemin menant à Golgotha. Jésus fut pris en exemple par Paul quand il s'exclama:

Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde! Ga.6:14

Dans un autre sens nous pourrions dire que la croix qui nous porte aussi puisque «nous sommes crucifiés avec Christ» ? (Ga.2:20, Ro.6:6)

Suivre, akoloutheô en grec

1. suivre celui qui précède, se joindre à sa suite, accompagner

2. se joindre comme disciple, devenir ou être un disciple

    2a. faire partie de son groupe

L'expression «suivre le Seigneur» est bien ancrée dans notre jargon évangélique même si elle ne colle plus à la réalité, car maintenant Jésus-Christ vit en nous, il n'est plus devant nous, nous ne pouvons plus le suivre sur la terre, comme le firent les apôtres pendant 3 ans (Mt.8:23) et comme le feront à nouveau les 1444000 juifs pendant le millénium (Ap.14:1-4)

D'ailleurs Jésus lui-même avait déclaré à ses disciples qu'ils ne pourraient plus le suivre où il s'en allait et que ce serait avantageux pour eux car dès alors Jésus ne sera plus devant eux mais en eux, non seulement lui mais le Père et le Saint-Esprit aussi ! (Jn.13:33, 16:4-7, 14:23)

Maintenant nous ne marchons plus à sa suite par la vue, mais nous pouvons marcher en lui par la foi puisqu'il vit en nous :

Colossiens 2:6 Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui

Dans le jargon chrétien, on dit souvent «accepter Christ comme Sauveur», cela pointe vers un acquiescement intellectuel du sacrifice substituatoire de Jésus. C'est essentiel, quand on comprend cela, on est convaincu de l'amour de Dieu pour nous (Jn.3:16) mais ce n'est que le début du processus de conversion. Si cela en reste là, il n'y a pas de nouvelle naissance. Je peux bien être reconnaissant que Jésus soit mort sur la croix pour mes péchés sans pour autant être sauvé de mes péchés. Après tout, Jésus est mort pour tous les péchés commis sur la terre (Jn.1:29, Hé.10:12, 1Pi.3:18, 1Jn.3:5, Jn.4:40, 1Ti.4:10) sans que tous les pécheurs soient sauvés pour autant, ils ne le seront que s'ils se repentent (2Pi.3:9). Sans repentance, c'est-à-dire sans délaisser mes péchés, j'en suis toujours esclave, c'est ce que Jésus affirmait aux juifs qui croyaient en lui mais qui refusaient de se repentir  (Jn.8:31-36). N'est-ce pas se séduire soi-même si on considère s'être repentis sans avoir délaissé nos péchés? Il doit bien y avoir quelque part un changement qui manifeste la conversion, le fruit identifie l'arbre. (Mt.7:15-23, Mal.3:18)

Pour passer par la nouvelle naissance, il faut tout d'abord se repentir de ses péchés, ensuite recevoir Jésus-Christ par la foi (Ac.2:38, 3:19), l'accepter non seulement comme Sauveur mais accepter aussi d'être crucifié avec lui sur la croix et ressuscité avec lui, en lui, afin de ne plus vivre pour nous-mêmes mais le laisser vivre en nous en se soumettant à lui. (Jn.1:12, 3:3-5, 2Co.5:14-15, Col.3:1-10, Ep.4:20-24)

Luc appelle souvent encore les chrétiens «disciples» dans les Actes, dans la foulée de son Évangile, même s'ils ne suivent plus littéralement personne spatialement. Cependant, dans les épîtres, en vertu de la nouvelle relation qui prévaut entre nous, croyants, et notre Seigneur ressuscité, assis à la droite de son Père au ciel, nous sommes appelés plutôt ses frères, ses serviteurs, termes ne nécessitant pas le fait d'accompagner quelqu'un pour avoir un sens. 

  1. Nous sommes appelés ses frères parce que par la nouvelle naissance nous sommes maintenant des enfants de Dieu et nous pouvons appeler aussi Dieu «notre Père».
  2. Nous sommes appelés ses serviteurs parce que la foi nous fait reconnaître Jésus comme notre Seigneur et l'amour nous stimule à lui obéir en toutes choses.
La possibilité est toujours présente de retourner se vautrer dans la boue de ses anciens péchés (2Pi.2:20-22). Notre chair, le monde et les démons désirent nous y ramener. En investissant dans notre relation avec le Seigneur par la prière, la lecture et la méditation de sa Parole, notre âme sera satisfaite et la séduction du péché perdra son attrait. Ce sujet est vaste et est traité plus en détail sur le site suivant consacré sur le péché. Il y a aussi un autre site qui traite plus particulièrement de la problématique sexuelle.

Vous pouvez consulter les références bibliques en ligne en cliquant ici 



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