L'homme silencieux
Le récit de la création dans le livre de la Genèse est essentiel pour comprendre bien qui nous sommes en tant qu'hommes. Lisons ce que Larry Crabb pense du comportement d'Adam lors de la tentation : "Adam est resté silencieux quand il aurait dû prendre la parole.
Où était Adam quand le serpent a tenté Ève ? La Bible dit qu'après que Ève fut séduite par Satan, elle a pris le fruit défendu

«... et elle l'a mangé. Elle en a donné aussi à son mari QUI ÉTAIT AVEC ELLE et il en a mangé» Ge.3:6.

Où était Adam durant tout ce temps ? Se tenait-il près de sa femme pendant que le serpent la leurrait par son astuce ? Était-il présent, écoutant chacun des mots prononcés ? S'il était là - et il y a des bonnes raisons de le croire - alors une grande question doit se poser : POURQUOI N'A-T-IL RIEN DIT ?

Quand le serpent a entrepris une conversation avec Ève dans le but de confondre sa pensée au sujet de la bonté de Dieu, Adam n'a rien dit. Cependant, il a entendu Ève mal citer le commandement de Dieu que, lui, Adam lui avait communiqué avec soin. Il l'observait quand elle a commencé à regarder l'arbre défendu. Il l'a vu prendre un pas en direction de l'arbre et étendre la main pour saisir un des fruits. Et il n'a rien dit pour l'arrêter. Adam est resté silencieux ! Pourquoi ?

Rappelez-vous, Ève a été séduite par le serpent, mais pas Adam 1Ti.2:14. Il savait ce qui se passait. Peut-être aurait-il dû dire, «Un instant !, chérie, ce serpent ne nous veut aucun bien. Je vois très bien où il veut en venir avec ses astuces. Il est en train de te séduire à la pensée que tu as plus à gagner en désobéissant à Dieu qu'en lui restant fidèle. C'est un mensonge ! Laisse-moi de dire exactement ce que Dieu m'a dit avant qu'il te crée. Et regarde autour de nous. C'est un Paradis. Dieu a fait tout cela et il nous l'a donné. Il n'y a aucune raison de douter de sa bonté.» Et alors, se détournant de Ève : «Serpent, cette conversation est terminée. Fais de l'air !»

Mais Adam n'a rien dit. Il est resté planté là, a tout entendu et observé, et il n'a pas dit un mot. Il a laissé tomber sa femme. Il n'a pas réussi, dans sa première lutte spirituelle, à représenter Dieu. Il a échoué en tant qu'homme !

Le silence d'Adam est le commencement de chaque échec de l'homme, depuis la rébellion de Caïn à l'impatience de Moïse, de la faiblesse de Pierre à mon échec d'hier à bien aimer ma femme. Et c'est une illustration - dérangeante mais révélatrice - de la nature de notre échec. Depuis Adam, chaque homme a une inclinaison naturelle à demeurer silencieux quand il devrait parler. Un homme est le plus confortable dans les situations où il sait exactement quoi faire.

Quand les choses deviennent confuses et terrifiantes, il se raidit intérieurement et il recule. Quand la vie, imprévisible et exaspérante, le frustre, il sent la colère monter en lui. Et alors, rempli de terreur et de rage, il oublie la vérité de Dieu et cherche son propre intérêt. À partir de ce moment, tout s'en va de travers. Engagé seulement à lui-même, il avance avec difficulté afin de réussir dans la vie. Le résultat est ce que nous voyons tous les jours : des passions sexuelles hors de contrôle, des maris et pères qui ne s'impliquent pas, des hommes en colère qui aiment être dans le siège du conducteur. Et tout cela a commencé quand Adam a refusé de parler.

Les hommes ont un appel unique; c'est de rappeler ce que Dieu a dit et de parler en conséquence, à aller de l'avant dans l'incertitude dangereuse avec une confiance et une sagesse qui viennent de l'écoute de Dieu. Plutôt, comme Adam, nous oublions Dieu et restons silencieux.

Et Satan continue à gagner beaucoup trop de victoires : dans notre société, dans nos églises, et dans la vie de nos femmes, nos enfants et nos amis. Il est temps que les hommes recouvrent l'usage de leurs voix, écoutent Dieu - et se mettent à parler».

Voici maintenant le témoignage de Don Hudson, un ami et compagnon de travail de Larry Crabb :

«Comme plusieurs soirs auparavant, il est devenu silencieux avec celle qu'il aimait. Il pouvait parler avec les étudiants et les clients, mais il se cachait de sa femme. Plus tard dans la nuit, il a agonisé en pensant à sa retraite têtue, silencieuse. Il s'est posé les questions habituelles : «Pourquoi est-ce que je méprise ses questions ? J'aime ma femme, mais j'utilise la fatigue comme une excuse pour la renvoyer. Pourquoi étais-je silencieux ? Je fuis les personnes que j'aime ? Pourquoi ?»

QU'EST-CE QUI NE MARCHE PAS AVEC LES HOMMES ?

Chaque homme lutte avec la tension entre un dessein qu'il ne peut éviter et sa violation quotidienne de ce dessein. Le dessein pour chaque homme est de parler et de se faire parler. Les hommes veulent aimer et se faire aimer, mais ils se sentent bloqués intérieurement. Il y a quelque chose qui ne veut pas laisser sortir les sentiments et les émotions.

Peut-on être aidés ? Pouvons-nous changer ? Bien sûr, mais le cheminement d'un homme pieux commence d'une manière étrange. Il commence en faisant face à l'échec, pas avec le succès. Il commence par une évaluation honnête de ce qui ne marche pas. La solution à un problème commence toujours par la bonne évaluation du problème.

Si Adam était là mais silencieux, cela jette un nouvel éclairage sur le problème des hommes.

L'interprétation de l'église de Genèse a peut-être permis aux hommes de blâmer les femmes pour leurs problèmes - comme Adam avait blâmé Ève - et de ne pas faire face à leurs manquements. Mais ça change si Adam se tenait à côté d'Ève pendant que le serpent la tentait. Alors son silence devient un péché, avec des implications qui vont loin.

D'autres hommes dans le livre de la Genèse ont vécu le problème du silence d'Adam, suggérant que son silence est devenu un patron dans ses descendants mâles.

ADAM, LE PORTEUR DE L'IMAGE DE DIEU, DÉFIE SON IMAGE

Dans Ge.1 Dieu a confronté la noirceur et le chaos. Il a employé le langage pour établir la relation.

Dans Ge.3 Adam - l'homme qui était pour représenter Dieu - agit très différemment de son Dieu. Comme dans Ge.1, Ge.3 débute avec le chaos. Le serpent représente le chaos, symbole de séduction et de confusion.

Mais qu'est-ce qui arrive en face du chaos ? Ironiquement, c'est Ève qui reflète l'image de Dieu plus clairement qu'Adam, parce qu'elle parle avec le serpent. Mais qu'en est-il d'Adam ? Si Adam était là, il ne disait pas un mot. Le chaos est entré dans son monde parfait, et il est resté sidéré dans cette confusion et cette noirceur. L'Écriture ne rapporte aucune instruction de la part de Dieu à Adam concernant la réponse à donner au serpent. Alors Adam n'a rien dit.

Adam, donc, était un homme silencieux, un homme passif. Comme plusieurs hommes dans l'histoire, il était physiquement présent, mais émotionnellement absent. Il s'est effacé dans l'arrière-plan de l'histoire, plutôt que de se tenir en avant et au centre de la scène. En contraste, Dieu s'est tenu en avant et au centre de la scène dans Ge.1 et il a parlé pour transformer un terrain vague en paradis. Adam, de son côté, est disparu. Son péché a commencé avec le silence. Il avait été fait pour parler mais il n'a rien dit. Il a écouté le serpent, il a écouté sa femme, il a accepté le fruit, et ensuite il en a mangé.

Adam a été passif 3 fois avant de manger le fruit. La Parole de Dieu a fait ressortir la création du chaos ; le silence d'Adam a rapporté le chaos dans la création.

Rappelez-vous que Dieu a employé le langage pour établir la relation ; Adam a employé le silence pour détruire la relation. Dieu s'est reposé après son oeuvre créatrice ; Adam a travaillé dur comme résultat de son silence. Adam a ruiné le paradis en omettant de faire quelque chose.

Adam, le porteur de l'image de Dieu, n'a pas reflété Dieu, parce qu'il a choisi d'être absent, silencieux, et oublieux du commandement de Dieu.

ADAM QUI ÉTAIT AVEC ELLE

«imha» : avec elle , en hébreu. «im», proximité. = Adam était droit là avec elle. Dans Jg.13:9 Manoach n'était pas avec elle «lo imha». Il n'était pas présent physiquement avec sa femme dans le champ.

ADAM, ENCORE ET ENCORE

Plusieurs hommes dépeints dans la Genèse ont choisi de rester silencieux et inconscients, absents et oublieux. Et ils ont été dans le trouble d'une manière consistante quand ils ont choisi le silence au lieu de l'implication, ou l'oubli au lieu du souvenir. Par exemple, Abraham, plutôt que de faire confiance au temps de Dieu, a écouté la suggestion de sa femme et a couché avec sa servante Agar. Ge.16:2-3.

Prenez note des similarités entre Adam et Abraham. Comme Adam, Abraham était passif dans son interaction avec sa femme. Même si Sarah avait tort, Abraham l'a écouté. Rappelez-vous que Dieu a puni Adam pour avoir écouté sa femme. Et de la même manière qu'Ève a donné le fruit défendu à Adam, ainsi Sarah a donné sa servante à Abraham - et il l'a prise ! Abraham était silencieux et passif. Et son silence parle encore, 4000 ans plus tard. Ismaël, le fils d'Agar - dont les descendants comprennent les nations arabes - déteste Israël jusqu'à ce jour.

Considérez un autre exemple. Lot a choisi de rester inconscient du péché flagrant de Sodome, une cité qui était la quintessence du mal. Lot a même offert ses filles à un groupe de violeurs pervers. Son action n'est pas sans ressembler à celle d'Abraham et d'Isaac, tous deux ont mis en danger leur femme en les offrant à des rois étrangers. Ils sont des exemples pour nous de ce que plusieurs hommes ont l'air aujourd'hui. Ils étaient des hommes faibles, qui sacrifient la femme dans leur vie par couardise.

Comme Adam, de tels hommes forcent leur épouse à s'avancer dans le chaos pour eux.

Comme Noé, ils font du mal à leurs enfants pour plusieurs années - même des générations - par leur ivrognerie. Dans son ivresse, Lot ne s'est pas aperçu qu'il avait des relations sexuelles avec ses propres filles. Son ivresse l'a conduit à l'inceste, qui a produit des fils qui ont plus tard fait une guerre continuelle avec Israël.

LA TRAGÉDIE GUETTE CEUX QUI RESTENT SILENCIEUX

Qu'est-ce qui se passe quand les hommes oublient Dieu et restent silencieux ? Tragiquement, ils invitent les autres à s'introduire dans le chaos de leur monde.

Adam n'était pas tout seul dans son silence. Il était un homme semblable à nous. Le chaos est entré dans son monde et il a choisi d'oublier. Il est resté passif. Il a choisi le silence et il était absent. Son choix de rester silencieux a tracé la voie pour la désobéissance des hommes depuis ce temps.

Adam n'est pas resté silencieux seulement avec le serpent, il l'est resté aussi avec Ève. Il ne lui a jamais rappelé les paroles de Dieu. Il ne l'a jamais appelé à une plus grande vision. Il n'a pas joint sa femme dans la bataille d'astuce avec le serpent. Il l'a passivement écouté parler, plutôt que de parler avec elle dans un respect mutuel. Je ne dis pas qu'Adam aurait dû parler pour Ève ou à Ève, comme un père parle à son enfant, ou un supérieur parle à un inférieur. Plusieurs hommes font cette erreur. Je ne suggère pas non plus que les hommes parlent et que les femmes se taisent. Hommes et femmes ont tous deux été créés à l'image de Dieu pour parler. C'est juste dans ce domaine où le premier homme a péché.

Adam a désobéi en ne parlant pas avec le serpent et avec sa femme. Il était absent et passif. Son silence était symbolique de son refus de s'impliquer avec Ève. Et Dieu a puni Adam pour son silence Ge.3:17. Dieu a puni Adam pour avoir mangé du fruit défendu. Mais il l'a aussi puni pour avoir écouté sa femme.

La désobéissance d'Adam était un processus. Adam était silencieux et ensuite il a mangé le fruit. Sa désobéissance n'a pas commencé quand il a mangé mais quand il est resté silencieux. La désobéissance à Dieu était un résultat de son retrait de sa femme. Ce fut un homme silencieux qui a par la suite brisé le commandement clair donné par Dieu.

LE SILENCE EST MORTEL

Comme tout homme, je suis silencieux comme Adam l'était. Quand ma femme me demande de m'ouvrir, je m'irrite à l'occasion. Quand elle me dit que j'ai fait quelque chose de pas correct, je me défends jusqu'au bout. Si elle trouve une faute en moi, je trouve 10 fautes en elle. Je refuse d'être dans l'erreur. J'emploie des paroles, je parle, mais j'utilise des paroles pour détruire la relation - comme le serpent l'a fait dans le jardin.

Cependant si ma femme était capable de gratter sous la surface de ma colère, elle trouverait que je suis honteux de ce qu'il y a à l'intérieur de moi. Et si, par hasard, elle me rejette si je lui partage mes pensées, mes rêves, mes doutes, les plus intimes ? Je me sens comme un imposteur. J'ai déjà présumé que je n'avais rien à offrir. C'est mieux, selon mon raisonnement faussé, que je me cache derrière mon silence.

Mais le silence n'est pas d'or - il est mortel. Que fait mon silence à ma femme ? Il pointe le doigt en sa direction et la blâme de trop en vouloir. Comme Adam, je veux blâmer ma femme pour tout le chaos de mon monde, Ge.3:12. En la blâmant, je me dégage de ma responsabilité. Mon silence demande à ma femme de mettre le pied dans la confusion de ma vie. Il demande qu'elle me poursuive dans chaque interaction. Combien de fois, frustré au bout, lui ai-je posé cette question : «Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Si tu me donnais une liste exacte, alors je répondrais à tes besoins et tu serais heureuse !» Donne-moi une liste. Alors je ne manquerai jamais mon coup. Je vais savoir quoi faire chaque fois. Étant un homme qui ne se sent pas à la hauteur, qui se sent incompétent, il est important que je ne sois jamais dans l'erreur, que je ne sois pas blâmé.

C'est ainsi que les hommes disparaissent dans leur travail, leurs passe-temps, et leurs sports; des choses qui comptent moins que les relations. Le silence ou la disparition deviennent notre meilleure défense contre la peur.

C'est là exactement que se trouve le problème. Mon silence est une défense contre le chaos, pas une entrée dans le chaos. Quand nous refusons d'entrer le chaos dans nos vies, nous manquons une grande occasion. Dieu a créé les hommes à son image pour créer, pour faire une différence, pour laisser un héritage. Il a créé les hommes pour apporter la rédemption à un monde tragique».

Que veut dire Hudson par là ? Jésus, l'homme parfait a apporté la rédemption parfaite, éternelle. Nous qui sommes à son image, Lu.6:40, 2Co.3:18 sommes appelés à apporter la rédemption temporelle à ceux qui souffrent des effets du péché dans le monde en chassant le chaos qui s'est introduit dans le monde, en étant un canal pour annoncer la rédemption éternelle accomplie par Jésus». Revenons à Don Hudson:

«Il a créé les hommes forts pour protéger les frontières de ceux autour de lui. Il a créé les hommes pour avoir une vision pour les autres personnes.

Plusieurs hommes sont convaincus que la confusion des relations et l'incertitude du futur peuvent les détruire. Alors ils restent silencieux. Quand les hommes sont silencieux, ils nient l'existence et la bonté de Dieu. Quand je suis silencieux, je vis comme un athée : je rends témoignage à ma croyance que le chaos est plus puissant que Dieu.

La parole est la porte d'entrée à la relation. Le silence est le portier. La Bible hébraïque nous enseigne que les mots nous font sortir du silence et nous connectent avec Dieu.

Os.14:2 Apportez-vous avec des paroles et revenez à l'Éternel.

Et en étant puissamment présents dans nos paroles, c'est une occasion potentielle pour apporter la vie dans les domaines où règne la mort. Mais avec cette occasion vient aussi un avertissement terrifiant. Notre silence détruit. Il n'y a pas de milieu. Rabbi Pichas de Koritz : «Le monde est comme un livre qui peut être lu dans les deux directions. Il y a une puissance de création, de faire quelque chose à partir de rien. Et il y a une puissance de destruction, de faire rien à partir de quelque chose.»

Chaque moment de ma vie, je suis en équilibre entre la création et la destruction. Le silence détruit. La parole crée. Même si je suis un homme silencieux, je veux être un homme qui parle, qui est présent, qui - comme son Dieu - fait quelque chose à partir de rien.

H. Page Williams dans son livre "Dis-lui que tu l'aimes" raconte:

«J'ai demandé à une épouse ce que son mari faisait pour qu'elle veuille le quitter, et sa réponse fut: «Rien». Fréquemment, c'est ce que les hommes ne font pas en tant que chefs du foyer qui cause le désordre familial, plutôt que ce qu'ils font. L'une des raisons pour lesquelles les hommes ont perdu le respect de leur famille est le fait qu'ils sont devenus spectateurs de la situation familiale. J'ai demandé à un petit garçon ce que son père faisait, essayant d'apprendre son travail, et le garçon répondit: «Il surveille.»

Chuck Swindoll:

«Il est absolument impératif, les hommes, que nous combattions notre tendance à être passifs dans les choses qui concernent le foyer. Le mari passif est encore la plainte la plus commune que j'entends des foyers en difficulté. Embrayez, les hommes! Votre femme aura pour vous un respect grandissant aussitôt qu'elle verra votre désir de prendre le leadership et la gérance du foyer.»

Gordon MacDonald:

«Père absent - fardeau pour la mère. Le père absent crée un haut voltage de tension dans le foyer, forçant la mère à assumer des responsabilités qui ne devraient pas être les siennes, et niant aux enfants le genre d'exposition à leur père dont ils ont désespérément besoin».

Walter Trobish :

Le chef inabordable. Le chef n'est pas disposé à parler. Des femmes sans nombre s'en plaignent. Elles se sont mariées pour échapper à la solitude; ensuite, c'est pour cette même raison qu'elles demandent le divorce. Comme l'a dit un prêtre français, Louis Evely, «certaines femmes deviennent veuves le jour de leur mariage». Germaine Greer, féministe avouée: La solitude n'est jamais aussi cruelle que lorsqu'on la vit auprès de quelqu'un qui ne veut plus communiquer.

Paul Tournier, médecin psychologue :

J'ai connu des couples qui avaient pu passer des semaines sans s'adresser la parole! Cela crée une atmosphère épouvantable dans la famille. Si vous croyez connaître votre femme ou votre mari, c'est que vous avez renoncé à le découvrir vraiment. L'écart se creusera toujours davantage entre l'image que vous vous en êtes faite et la réalité de sa personne. La découverte de la personne n'est jamais facile. Je me souviens d'une femme qui était venue m'exposer de graves ennuis. À la fin de notre entretien, je lui demandai: «Qu'est-ce que votre mari pense de tout cela?» - «Oh!, s'écria-t-elle, mon mari, c'est une île mystérieuse; j'en fais éternellement le tour sans trouver une plage où je puis aborder.» Il y a des hommes qui sont des îles mystérieuses. Ils se défendent contre tout abordage. Ils ne s'expriment plus, ne se prononcent jamais. Quand leur femme leur parle de quelque chose d'important, ils se cachent derrière leur journal; ils prennent un air absorbé ou répondent sans regarder leur femme, d'un mot impersonnel, anonyme, vague, qui exclut tout débat, ou encore ils s'esquivent par une plaisanterie.

Ge.1:27 Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme (zakar) et la femme (neqebah).

Zakar en hébreu signifie «la pointe», et neqebah veut dire «la trouée». Les termes font référence à l'aspect physique distinctif du mâle et de la femelle, que ce soit pour les humains ou pour les animaux.

Ce qui est particulier aussi c'est que zakar signifie aussi «souvenir». Le rapport entre le pointu et le souvenir est loin d'être évident. Larry Crabb nous rapporte que, selon les érudits en hébreu, le terme zakar était employé dans les anciennes cultures de la région pour désigner l'homme dans la cour d'un roi dont le travail consistait à rappeler au roi les choses importantes qu'il pouvait oublier. Dans l'usage courant, zakar en est venu à signifier «celui qui se rappelle». Par exemple, Zacharie = L'Éternel se souvient.

Le souvenir est lié à la parole, quand on se souvient on parle et on agit en harmonie avec ce souvenir. Le souvenir influence l'attitude et le comportement.

Bas van Iersel nous le dit ainsi:

«Zakar» est traduit le plus souvent par «se souvenir», «se rappeler», «évoquer», «faire mémoire de». Mais par «se souvenir», il ne faudrait pas entendre un processus intérieur par où l'on se met devant l'esprit un événement passé ou une personne qui a vécu autrefois, en restant pour ainsi dire complètement détaché du présent. Dans l'hébreu lui-même, le mot zakar exprime qu'un pont est jeté entre le passé et le présent, ou entre le proche et le lointain»

Lorsqu'on "se souvient" du passé, cela veut dire bien plutôt qu'on rend ce passé présent et qu'il agit alors comme une impulsion qui pousse à telle ou telle entreprise... Loin de se déplacer dans le passé, on attire justement le passé dans le présent pour lui permettre d'y sortir ses effets.»

Ceci est particulièrement intéressant et se constate chez Dieu lui-même, pour qui le passé est aussi actuel que le présent, puisqu'il est éternel, pour lui un jour est comme mille ans.... et puisque l'homme est l'image de Dieu, il est intéressant d'examiner ce que fait Dieu quand il se souvient.

Par exemple, Dieu se souvient d'Abraham et épargne son frère Lot dans la destruction des habitants de la plaine :

Ge 19:27 Abraham se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s'était tenu en présence de l'Éternel. Ge 19:28 Il porta ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe, et sur tout le territoire de la plaine; et voici, il vit s'élever de la terre une fumée, comme la fumée d'une fournaise. Ge 19:29 Lorsque Dieu détruisit les villes de la plaine, il se souvint d'Abraham; et il fit échapper Lot du milieu du désastre, par lequel il bouleversa les villes où Lot avait établi sa demeure.

Moïse fait appel au souvenir d'Abraham (décédé depuis des centaines d'années mais vivant pour Dieu, car il est le Dieu des vivants et non des morts, nous dit Jésus) et parce que Dieu s'est souvenu d'Abraham, il abandonne l'idée de faire du mal à Israël.

Ex 32:13 Souviens-toi d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, tes serviteurs, auxquels tu as dit, en jurant par toi-même: Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, je donnerai à vos descendants tout ce pays dont j'ai parlé, et ils le posséderont à jamais. Ex 32:14 Et l'Éternel se repentit du mal qu'il avait déclaré vouloir faire à son peuple.

Dieu se souvient de Noé ; conséquence, il fait cesser la pluie.

Ge.7:23 Tous les êtres qui étaient sur la face de la terre furent exterminés, depuis l'homme jusqu'au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel: ils furent exterminés de la terre. Il ne resta que Noé, et ce qui était avec lui dans l'arche. Ge.7:24 Les eaux furent grosses sur la terre pendant cent cinquante jours. Ge 8:1 Dieu se souvint de Noé, de tous les animaux et de tout le bétail qui étaient avec lui dans l'arche; et Dieu fit passer un vent sur la terre, et les eaux s'apaisèrent. Ge 8:2 Les sources de l'abîme et les écluses des cieux furent fermées, et la pluie ne tomba plus du ciel.

L'arc-en-ciel rappellerait à Dieu l'alliance de ne plus détruire les hommes, même quand ils le méritaient :

Ge.9:16 L'arc sera dans la nue; et je le regarderai, pour me souvenir de l'alliance perpétuelle entre Dieu et tous les êtres vivants, de toute chair qui est sur la terre.

Ces exemples sont suffisants pour démontrer comment le souvenir influence Dieu dans ses interactions mêmes avec l'homme.

David, un homme de Dieu comme Moïse, était bien conscient de cela quand il dit dans le psaume 25

Ps.25:6 Éternel! souviens-toi de ta miséricorde et de ta bonté; car elles sont éternelles.Ps 25:7 Ne te souviens pas des fautes de ma jeunesse ni de mes transgressions; Souviens-toi de moi selon ta miséricorde, à cause de ta bonté, ô Éternel!

À l'image de Dieu qui a été influencée dans ses actions par le souvenir d'Abraham, l'homme qui se souvient de Dieu sera influencé dans le choix de ses actions, - ce que Dieu lui a dit dans le passé -, est rendu présent et l'influence dans ses décisions.

Lisons maintenant comment Al Andrews, un ami et compagnon de travail de Larry Crabb, exprime l'effet qu'exerce le souvenir sur le présent :

«Un appel à se souvenir.

Avant d'entrer dans le bâtiment sans fenêtres, il a regardé des deux côtés, comme s'il était pour traverser une intersection dangereuse. Son coeur battait la chamade par peur et excitation. Il craignait de se faire prendre - ou le contraire. Il ressentait l'excitation d'être stimulé et d'être à risque.

Même si cette section de la ville était rarement visitée par ses paroissiens, il se demandait si quelqu'un savait savoir ce qui était pour se produire. Mais ne voyant aucun visage familier, il est entré avec précaution par la porte marquée «Adultes seulement».

Durant l'heure qui a suivi, il a avidement feuilleté les magazines et regardé avec fixation les vidéos, levant les yeux à l'occasion pour se rassurer lui-même de son anonymat.

A ce moment-là, il a oublié tout ce qui comptait pour lui : la riche soirée de prière de la veille à laquelle il a participé avec de bons amis ; sa femme, enceinte de leur second fils ; sa fille de deux ans, aux yeux brillants ; l'église croissante dont il était le pasteur ; le Dieu qu'il avait connu depuis sa conversion à l'école secondaire. Il a tout mis cela en dehors de sa pensée, parce que leur présence avait gaspillé son indulgence momentanée.

Après un temps, il est sorti avec autant de précautions qu'il était entré, se sentant à la fois ennuyé et stimulé - et profondément insatisfait. Durant le long retour à la maison, la peur initiale et l'excitation de son «aventure» ont laissé la place à un sentiment familier de défaite.

Dans la ville, un autre homme est passé devant le même magasin. C'était un chemin qu'il avait fréquenté souvent lui aussi. Mais cette fois, durant son parcours agonisant, il a remarqué une vieille cathédrale en pierre située le long de la route.

Soudainement, il a fait un choix. Il est entré dans le stationnement de l'église. Il est allé en direction des énormes portes en chêne. Comme l'autre homme, il était plein d'appréhension et d'excitation, mais il n'a pas senti le besoin de regarder de chaque côté avant d'entrer. La peur de cet homme était que son choix soudain - un choix meilleur et différent - soit de courte durée.

Une fois à l'intérieur, il a marché silencieusement en direction de l'autel. Il a allumé une chandelle, s'est agenouillé devant, et a prié. Il était humilié et brisé par les choix stupides qu'il avait faits dans le passé, et il était reconnaissant qu'il y ait quelque chose de différent cette journée-là. Il a pensé à sa femme, ses enfants, ses collègues dans le ministère, et il s'est rappelé de Dieu et l'a adoré en ce moment.

Après un bout de temps, il a quitté l'église, est entré dans son auto et s'est en allé à la maison. Il était épuisé par son combat. Mais il avait de l'espoir pour la première fois depuis des années.

LE COMBAT EST RÉEL

Des multitudes d'hommes ont combattu des combats similaires, trop embarrassés pour en parler à qui que ce soit. Ils se sont sentis tout seuls. Les hommes qui ne luttent pas avec la pornographie ont peut-être des accoutumances plus subtiles sans s'en rendre compte.

Ils peuvent se gratifier dans des passions différentes : la drogue du travail, le matérialisme, la gloutonnerie, le besoin de contrôler, le besoin d'être aimé, une vie active de fantasme, de masturbation. La liste est sans fin, mais le combat est le même. Tous les hommes combattent des désirs qui les subjuguent et des passions qui défient la retenue. Et comme ces deux hommes décrits plus haut, certains combattent bien le combat, d'autres ne connaissent que la défaite.

LA RACINE DU PROBLÈME

Si l'un de ces deux hommes était venu vous voir pour de l'aide, que lui auriez-vous dit ? Quel conseil donner pour l'aider à composer avec ses problèmes ?

La plupart de ceux qui donnent des avis vont dans une des directions suivantes: «Tu as besoin d'avoir de la communion fraternelle avec d'autres croyants. Si tu te tiens avec des gens pieux, tu te garderas mieux des sentiers pécheurs. Sois redevable envers quelqu'un.»

D'autres vont suggérer : «Lis la Bible et mémorise des passages clefs. L'homme qui garde la parole de Dieu dans son coeur ne se prendra pas dans les choses du monde.»

Un autre dire : «Fuis la tentation. Ne va pas près des endroits où tu peux tomber.»

Ce sont tous de bons conseils avec un fort arrière-plan biblique. Pour certains, de telles exhortations ont produit des changements notables. Mais pour plusieurs autres, les conseils les laissent seulement plus découragés. Peut-être est-ce votre réaction. Peut-être avez-vous essayé fidèlement de faire ces choses depuis des années, et cependant rien n'a vraiment changé. Vous avez eu des succès éphémères, mais votre problème est toujours revenu, et vous vous sentez plus découragés que jamais.

Je suggère que vous considériez une autre approche concernant les difficultés masculines - une approche qui incorpore le bon dans chacun des avis donnés, mais qui offre plus. Au lieu de simplement déployer plus d'énergie à faire ou ne pas faire quelque chose, prenez un regard plus profond.

Demandez-vous : Pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ? Pourquoi choisissons-nous de vivre de façons qui sont contraires à ce que nous savons être vrai et juste ?

Les hommes sont créés à l'image de Dieu. Par dessein, nous sommes appelés à exprimer d'une manière unique quelque chose de Lui par la manière que nous vivons et nous conduisons dans notre monde.

Nous avons été faits pour bouger, parler, créer, aimer. Si nos vies ne reflètent pas cette image, quelque chose est de travers.

Un grand choix est requis des hommes, un choix qui englobe bien plus que la décision de regarder de la pornographie ou non. Le mauvais choix, quand il n'est pas reconnu, résulte en la violation de la nature essentielle de l'homme.

L'éloignement de notre dessein prévu est la racine du problème. Et cet éloignement est toujours un choix.

CRÉÉS POUR SE RAPPELER

Ge.1:27 homme : zakar en hébreu, «celui qui se rappelle». Quel curieux mot pour décrire un homme. On aurait s'attendre à un mot signifiant «celui qui est fort», «celui qui conduit». Mais à la place, l'homme est décrit comme celui qui se rappelle. Pourquoi ?

Qu'est-ce que l'homme est supposé se rappeler ?

QUELQUE CHOSE A SE RAPPELER

Le souvenir est un thème qui se répète à travers la Bible. Ne.9:9-12

L'histoire est dite et redite dans des récits de souvenirs. Pensez au nombre de fois dans la Bible où les oeuvres de Dieu sont racontées. Pourquoi tant de fois ? Dans l'A.T., Dieu désire ardemment se révéler lui-même à un peuple vivant au milieu du chaos.

Les anciens savaient que les histoires de l'amour loyal de Dieu étaient une ancre nécessaire à la confiance continuelle. Leurs récits comportaient un message vital : «Dieu est fidèle à son peuple. Maintes fois il est intervenu en sa faveur, il a prouvé sa bonté. Il est toujours le même. Alors prenez courage. Ayez la foi. N'oubliez pas qui il est et ce qu'il a fait.»

Dieu a mis en l'homme la pensée de l'éternité Ec.3:11, il l'a fait à son image, pour qu'il se rappelle son origine divine. Salomon :

Ec.12:1 souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse.

Paul dit à Timothée :

Souviens-toi de Jésus-Christ ... pour lequel je souffre. 2Ti.2:8

Andrews:

«Nous sommes ceux qui se rappellent. Nous avons été créés pour se rappeler les paroles et les oeuvres de Dieu. Pourquoi ?

UNE RAISON DE SE RAPPELER

De.4:9-10 Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n'oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu'elles ne sortent de ton coeur; enseigne-les à tes enfants et aux enfants de tes enfants. 10 Souviens-toi du jour où tu te présentas devant l'Éternel, ton Dieu, à Horeb, lorsque l'Éternel me dit: Assemble auprès de moi le peuple! Je veux leur faire entendre mes paroles, afin qu'ils apprennent à me craindre tout le temps qu'ils vivront sur la terre; et afin qu'ils les enseignent à leurs enfants.

Les hommes sont appelés à passer quelque chose d'important à la génération suivante : la mémoire de Dieu dans leur vie. C'est le geste de placer nos vies présentes dans une plus grande perspective.

Ps.44:1 O Dieu! nous avons entendu de nos oreilles, nos pères nous ont raconté les oeuvres que tu as accomplies de leur temps, aux jours d'autrefois. 2 De ta main tu as chassé des nations pour les établir, Tu as frappé des peuples pour les étendre. 3 Car ce n'est point par leur épée qu'ils se sont emparés du pays, ce n'est point leur bras qui les a sauvés; mais c'est ta droite, c'est ton bras, c'est la lumière de ta face, parce que tu les aimais.

Le souvenir donne le courage de continuer au milieu de la lutte. Les récits donnent l'espoir.

LE REFUS DE SE RAPPELER

La plupart des hommes sont connus pour leur silence. Leurs enfants apprennent rarement des choses du passé de leur père - ses expériences, ses échecs, ses luttes avec la foi. Au lieu de passer quelque chose à ses enfants, il reste silencieux. Il agit comme s'il n'avait pas de mémoire. Pourquoi ?

Comment l'idée de l'homme dans l'expression «celui qui se rappelle» entre-t-elle en relation avec le péché sexuel - ou tout autre forme de péché ?

Pensez-y. L'homme qui entre dans la boutique érotique a dû ôter de sa pensée tout ce qui lui était cher. Il n'aurait pu jouir de ces plaisirs malsains tout en pensant à sa femme ou à ses enfants ou au ministère. Pendant ces brefs instants, il a dû aussi ôter Dieu de ses pensées, pour honorer ses mauvais choix. Telle est la nature de l'idolâtrie - la recherche de quelque chose d'autre que Dieu pour satisfaire ses désirs personnels.

L'oubli est un choix actif et volontaire - un refus de se rappeler.

Ro.1:23 ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. Ro.1:24 C'est pourquoi Dieu les a livrés à l'impureté, selon les convoitises de leurs coeurs; en sorte qu'ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps; Ro.1:28 Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes.

Ces gens ont oublié Dieu. Le résultat fut le péché sérieux».

«Les juifs étaient tombés dans le même panneau que les païens et avaient oublié de se souvenir de Dieu, ils avaient manqué à leur devoir masculin de se rappeler :

Jug.8:33 Lorsque Gédéon fut mort, les enfants d'Israël recommencèrent à se prostituer aux Baals, et ils prirent Baal-Berith pour leur dieu. Jug.8:34 Les enfants d'Israël ne se souvinrent point de l'Éternel, leur Dieu, qui les avait délivrés de la main de tous les ennemis qui les entouraient.

Es.46:3 Écoutez-moi, maison de Jacob, et vous tous, restes de la maison d'Israël, vous que j'ai pris à ma charge dès votre origine, que j'ai portés dès votre naissance! 4 Jusqu'à votre vieillesse je serai le même, jusqu'à votre vieillesse je vous soutiendrai; je l'ai fait, et je veux encore vous porter, vous soutenir et vous sauver. 5 À qui me comparerez-vous, pour le faire mon égal? À qui me ferez-vous ressembler, pour que nous soyons semblables? 6 Ils versent l'or de leur bourse, et pèsent l'argent à la balance; ils paient un orfèvre, pour qu'il en fasse un dieu, et ils adorent et se prosternent. 7 Ils le portent, ils le chargent sur l'épaule, ils le mettent en place, et il y reste; il ne bouge pas de sa place; puis on crie vers lui, mais il ne répond pas, il ne sauve pas de la détresse. 8 Souvenez-vous de ces choses, et soyez des hommes! (= montrez-vous masculins) Pécheurs, rentrez en vous-mêmes! 9 Souvenez-vous de ce qui s'est passé dès les temps anciens; Car je suis Dieu, et il n'y en a point d'autre, Je suis Dieu, et nul n'est semblable à moi.

No.15:38 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur qu'ils se fassent, de génération en génération, une frange au bord de leurs vêtements, et qu'ils mettent un cordon bleu sur cette frange du bord de leurs vêtements. No.15:39 Quand vous aurez cette frange, vous la regarderez, et vous vous souviendrez de tous les commandements de l'Éternel pour les mettre en pratique, et vous ne suivrez pas les désirs de vos coeurs et de vos yeux pour vous laisser entraîner à l'infidélité. No.15:40 Vous vous souviendrez ainsi de mes commandements, vous les mettrez en pratique, et vous serez saints pour votre Dieu. No.15:41 Je suis l'Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte, pour être votre Dieu. Je suis l'Éternel, votre Dieu.

Revenons à Al Andrews :

«Qu'est-ce qui se passe quand un homme entre dans une librairie ou qu'il se met à fantasmer ?

Que se passe-t-il quand il doit être au contrôle, et qu'il demande que les autres pensent comme lui ?

Quel est le motif d'un homme quand sa plus grande passion c'est d'être aimé ?

Dans chacune de ces situations, la racine du problème est de ne pas croire que Dieu est suffisant».

Il y a environ une douzaine d'années, au temps de mon célibat, je suis allé voir mon pasteur et je lui ai dit, exaspéré par la défaite fréquente dans mes luttes avec les fantasmes sexuels : « Je ne comprends pas Paul quand il dit dans Col.2:10

«J'ai tout pleinement en Jésus-Christ»,

je suis tout seul et je ne vois pas comment Jésus pourrait prendre la place d'une femme. » Il m'avait écouté et il ne m'avait rien répondu, il était resté muet, comme Adam. Et moi j'étais resté pris avec mon problème, toujours aussi frustré de me trouver dans une situation où je ne voyais pas d'issue.

C'est une question difficile que je lui avais posée, qu'est-ce qu'on peut répondre à cela ? Je pensais que la solution résidait dans le mariage et j'étais frustré envers Dieu, le blâmant pour mon célibat.

Après m'être marié, je me suis aperçu que les fantasmes n'étaient pas partis pour autant et j'ai commencé à comprendre que le problème était ailleurs.

Quand on réalise que le problème réside non pas dans notre situation mais en nous-même, c'est le temps d'être sincère avec Dieu et de crier à lui du fond de notre coeur :

«Seigneur, je ne te connais pas assez pour que tu sois tout ce que j'ai de besoin, s.v.p., laisse-moi te voir». - Larry Crabb

Pour ma part, c'est quand le Seigneur m'a fait goûter sa bonté de manière comme jamais auparavant que je me suis mis à avoir la victoire sur les fantasmes, parce que je me suis mis à désirer encore plus le bien-être que j'éprouvais dans ma communion avec Dieu que le plaisir passager provenant des fantasmes.

Revenons à Al Andrews qui abonde dans le même sens :

Ça prend un changement de coeur. À moins que les hommes reconnaissent honnêtement leur plaisir têtu à oublier et leur engagement à leurs passions plus fort que leur désir pour Dieu, le changement durable ne se produira jamais.

L'APPEL À SE RAPPELER

«Faites ceci en mémoire de moi».

Les disciples étaient bien les derniers des hommes à avoir besoin de se rappeler Christ. Après tout ce dont ils avaient été des témoins visuels et auditifs, comment pourraient-ils oublier ?

Cependant Jésus connaissait ces hommes comme il nous connaît. Il connaissait leur penchant à oublier.

Les deux hommes décrits par Al Andrews ont fait face au choix de se rappeler. Les deux hommes ont lutté. Et les deux hommes ont adoré. Le premier a refusé de se rappeler, et il a fini par adorer à l'autel d'un faux dieu. Le second, entendant l'appel de Christ à se souvenir de Lui, a adoré le vrai Dieu»

Nous aussi, à tous les jours, nous sommes confrontés devant des choix à faire, soit se souvenir et agir en homme viril, soit oublier, et suivre notre tendance naturelle, sur les traces du premier Adam.

Comme on l'a lu dans Es.46:8

Souvenons-nous de ces choses, et soyons des hommes!










Vous êtes sur la page :



Et vous êtes arrivé de la page :


Cliquez ici pour y retourner


Depuis le 16 décembre 2009, visites sur les pages de ce thème

Nous sommes jeudi 30 mars 2017