Se rendre à Dieu pour vaincre avec Dieu


Un frère bien-aimé me soulignait que la victoire ne peut venir qu'après notre défaite, notre reddition totale au vainqueur qui a triomphé de nous pour nous faire partager sa victoire,

"car chacun est esclave de qui a triomphé de lui," 2Pi.2:19 ;

ou bien c'est le péché qui a triomphé de nous et nous entraîne dans sa prochaine défaite finale ou bien c'est le Seigneur qui triomphe de notre chair et nous "soutient ensuite par sa droite triomphante" pour nous faire "triompher en Christ", cf. 2Co.2:14 et Col.2:15.

Donc pour "gagner Christ" - "l'homme nouveau" - le vieil homme doit être défait au préalable, et c'est un point sur lequel on est vite à passer par-dessus tellement on est pressé d'être victorieux, pourtant la victoire durable ne peut venir qu'à travers notre reddition totale envers le Seigneur.

Et notre Père céleste sait nous placer dans des situations où nous pouvons évaluer si nous nous sommes vraiment rendus à lui dans la reddition totale (utter surrender en anglais), c'est ce qu'il avait fait avec Jésus à Gethsémané, pour nous aussi c'est un déchirement de lui soumettre notre volonté à la sienne car cela signifie une perte, une souffrance, une mort avant de signifier un gain, une consolation et une vie nouvelle.

C'est bien plus facile d'en parler que de le vivre... car pour le vivre, il faut d'abord mourir à soi-même, et seulement alors on peut parler de nouvelle vie de ressuscités avec Christ, Col.3:1 qui triomphe du monde par sa foi, cf. 1Jn.5:4-5

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Exemple de reddition totale par Jésus qui nous procura ainsi la plus grande victoire de l'histoire:

Lu.22:40 Lorsqu'il fut arrivé dans ce lieu, il leur dit: Priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation.
41 Puis il s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et, s'étant mis à genoux, il pria,
42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.
43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.
44 Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

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Hé.5:7 C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété,
8 a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes,
9 et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel

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1Pi.4:1 Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché,
2 afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu, pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair.
3 C'est assez, en effet, d'avoir dans le temps passé accompli la volonté des païens, en marchant dans la dissolution, les convoitises, l'ivrognerie, les excès du manger et du boire, et les idolâtries criminelles.
4 Aussi trouvent-ils étrange que vous ne vous précipitiez pas avec eux dans le même débordement de débauche, et ils vous calomnient.
5 Ils rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts.

- Le Webmestre

Voici une méditation d'Oswald Chambers qui apporte un éclairage supplémentaire à ce sujet:

Avons-nous été réduits à rien ?

Nous avons été ensevelis avec Lui.., afin que... nous aussi nous puissions vivre d'une vie nouvelle, et marcher en avant. Romains 6, 4.

Il est impossible d'entrer dans la voie de la sanctification totale sans que notre moi, notre " vieil homme " soit dûment enseveli. Tant que nous n'avons pas été réduits à rien, la sanctification n'est qu'un rêve, Il nous faut mourir, d'une mort où l'on ressuscite, pour vivre de la vie de Jésus, de la vie que rien ne peut détruire; de la vie où l'on est un avec Dieu, où l'on a un seul but: être témoin de Dieu.

En êtes-vous là réellement, et non pas seulement en imagination? Pour être enseveli, il ne s'agit pas de se monter la tête, il s'agit de cesser de vivre. Acceptez-vous ce que Dieu vous demande, de cesser d'être le chrétien consciencieux et appliqué que vous avez été jusqu'ici? Nous louvoyons autour du cimetière, mais nous refusons d'y entrer. Pourtant ce qu'il nous faut, c'est être baptisés, c'est-à-dire plongés dans la mort du Christ.

Encore une fois, en êtes-vous là? Ou bien, à l'égard de la vie de votre âme, continuerez-vous à jouer la comédie? Pouvez-vous dire, en regardant en arrière; pouvez-vous dire, avec une très douce, très apaisante, avec une immense reconnaissance : "Tel jour, je suis mort à moi-même et j'ai fait ma paix avec Dieu" ? Si vous ne l'avez pas fait encore, ne voulez-vous pas le faire aujourd'hui? Cela dépend uniquement de vous.

Copyright pour la méditation de Chambers:
la Ligue pour la Lecture de la Bible France










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