Un aspect mystique rattaché au repas du Seigneur


Il y a aussi un aspect plus mystique rattaché au repas du Seigneur; le mot "mystique" dérange l'esprit rationnel de notre pensée cartésienne, pourtant la Parole de Dieu est bien claire que nos actions ont des portées spirituelles indiscernables aux sens humains.

Le mot mystique veut dire "en rapport avec ce qui est mystérieux" et l'apôtre Paul, le plus grand mystique qui ait existé (Ro.11:25, 16:25 1Co.15:51, Ep.3:3, 5:32, nous a révélé plusieurs de ces mystères par rapport à notre relation avec Jésus, il dit dans Col.2

Col.2:1-3 Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous... 2:2 afin que vous ayez le coeur rempli de consolation, unis dans l'amour, et enrichis d'une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, 2:3 mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science.

Tournez avec moi dans 1Co.10:16-24 pour lire un de ces mystères révélé par Paul:

16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ? 17 Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car nous participons tous à un même pain. 18 Voyez les Israélites selon la chair: ceux qui mangent les victimes ne sont-ils pas en communion avec l'autel? 19 Que dis-je donc? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose, ou qu'une idole est quelque chose? Nullement. 20 Je dis que ce qu'on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu; or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. 21 Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. 22 Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur? Sommes-nous plus forts que lui? 23 Tout est permis, mais tout n'est pas utile; tout est permis, mais tout n'édifie pas. 24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d'autrui.

Comme celui qui participe à un banquet dans un temple d'idole entre en communion spirituelle d'une manière particulière avec les démons 1Co.10:18-21, ce n'est pas seulement un symbole ou un mémorial, il se passe quelque celui qui participe à un banquet - la Cène - dans l'église entre en communion spirituelle d'une manière particulière avec Jésus. 1Co.10:16-17. Ce ne peut pas être seulement un symbole. Il y a certainement une réalité spirituelle qui y est rattachée et qui communique la présence de Jésus, l'intimité spirituelle d'une manière particulière plus qu'à l'ordinaire.

Maurice Ray a dit
«Faire mémoire, rendre actuel le dernier souper, ce n'est pas se souvenir. C'est un signe visible, réel, pas un symbole. La Cène signifie quelque chose; le corps rompu, le sang versé.»
Un peu comme le Saint-Esprit qui est toujours là dans le croyant mais qui peut venir sur lui d'une manière particulière occasionnellement.

Dans le passage de 1Co.10 que nous venons lire, le repas du Seigneur rappelle aussi le sacrifice de communion pratiqué dans les Israélites selon la loi mosaïque. Ces offrandes de nourriture n'étaient pas brûlées. Elles étaient mangées par les prêtres dans un acte de communion avec l'autel et le sacrifice.

Ainsi Jésus, en donnant les éléments, pain et vin, donnait à ses disciples par ce fait un signe de leur propre communion avec lui et entre eux. Nous communions au corps de Christ et nous sommes en même temps les membres de son corps.

Cyrille d'Alexandrie :
«Tout comme une personne qui unit un morceau de cire à un autre et les approche du feu, des deux morceaux en fait un seul, ainsi par le moyen de notre participation au corps du Christ et son précieux sang, il est vraiment en nous et nous sommes en lui.»
Chaque croyant est maintenant un prêtre de Jésus puisqu'il communie à la mémoire de son sacrifice; Jésus a fait de nous des sacrificateurs pour Dieu son Père Ap.1:6, pour exercer le sacerdoce royal,

1Pi.2:9. Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, 10 vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde.

En cela, le repas du Seigneur nous rappelle que nous sommes le nouvel Israël de Dieu composé de tous ceux qui ont cru, Juifs et Païens et que ce repas illustre notre communion spirituelle avec Jésus (le sacrifice) sur la croix (l'autel). Il nous rappelle qu'à notre baptême, nous avons été crucifiés avec Christ pour être délivrés de l'esclavage du péché Ro.6:3-7, Ga.2:20, nous communions à ses souffrances, Ph.3:10, Col.1:24, en portant les fardeaux les uns les autres Ga.6:3. Il y a beaucoup à dire sur ce sujet.

2Co.4:10 portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. 11 Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle.

Ga.6:14 Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde! 15 Car ce n'est rien que d'être circoncis ou incirconcis; ce qui est quelque chose, c'est d'être une nouvelle créature. 16 Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l'Israël de Dieu!

En mourant à nous-mêmes, nous permettons à l'Esprit de produire la vie en nous et en ceux qui nous touchons, de même que la mort de Jésus a produit la vie en nous:

2Co.5:14 14 Car l'amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts; 15 et qu'il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.

1Jn.1:7 Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

Pour avoir cette communion, il faut être en règle avec Dieu et avec nos frères, si tel n'est pas le cas, il faut prendre la décision d'aller se réconcilier dès que possible avec ceux qui sont en brouille avec nous,

Mt.5:23 Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, 24 laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande.

Donc la Cène sert à nous rappeler la communion que nous avons avec Jésus et nos frères, elle renforce le sentiment de solidarité et affermit l'union du corps de Christ. Quand nous regardons nos frères et nos soeurs prendre le repas, ça nous rapproche d'eux, car ils vivent pour la même cause que nous. Le Saint-Esprit nous fait réaliser l'importance de ne rien laisser qui pourrait porter ombrage à cette communion.

L'abstention de prendre le repas signifie que la personne n'est pas en communion ni avec le Seigneur ni avec l'Église. C'est une occasion pour nous d'aller la voir soit pour lui présenter le salut en Jésus et l'incorporation en Christ, soit pour l'aider à rétablir la communion s'il y a un péché à confesser et à délaisser.

Le chrétien qui ne prend pas le repas du Seigneur commet une désobéissance grave car il contrevient à un commandement clair et précis donné par son chef Jésus-Christ, dans l'armée terrestre, il passerait en cour martial pour cela, comme rebelle et déserteur. Si c'est le sentiment de honte qui vous fait sentir indigne, confessez votre péché si tel est le cas, car en entretenant votre péché, vous ouvrez toute grande la porte au diable et vous attristez le Saint-Esprit, Ep.4:26-31.

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Nous sommes samedi 25 mars 2017