Les chutes de Mamy Wata à Fongo-Tongo


Alors que nous séjournions à Dschang, nous avons décidé un jour d’aller voir les chutes de Fongo-Tongo dans la région des haut plateaux camerounais. Nous avons dû nous taper une heure de chemin de terre cahoteux avant d’arriver au village de Fongo-Tongo. Par endroit, nous étions dans les nuages et une bruine s’abattait sur nous. Je vous avoue qu’il m’est arrivé de me demander durant le trajet si cela en valait vraiment la peine.



Arrivé au village, nous avons dû prendre des motos car la route était devenue impratiquable pour le chauffeur de taxi – ce qui n’est pas peu dire étant donné les prouesses dignes de rallye Paris-Dakar dont j’ai été témoin !



Il faisait vraiment frisquet à cette altitude et je n’avais que mon linge estival – je m’en allais en Afrique en été, comment aurais-je pu penser apporter des vêtements chauds ! Les motomans avaient leurs gros manteaux chauds à capuchon, à croire qu’on s’en allait à une piste de ski plutôt qu’à une chute tropicale…



Finalement, nous sommes parvenus à l’endroit où le sentier débutait pour aller à la chute Mammy Wata, du camfranglais signifiant la Mère Water. Selon la légende, il s'agit d'une fée des eaux, une femme-poisson au centre des rites de l'eau. Mamy Wata fait l'objet de culte, de magie noire de la part des natifs. La légende raconte que cette sirène vivant dans cette chute, en sort de temps en temps pour y séduire un homme et l'emporter ensuite dans les profondeurs pour en faire son amant. Mais avec le Seigneur Jésus-Christ en nous, ma femme n'avait absolument rien à craindre ! ; tout allait bien passer ... tant pis pour toi Mamywata !

Jean 4:4 Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.

Deux guides étaient sur place pour nous y amener. Selon leurs dires, nous ne pouvions nous passer d’eux, sinon nous ne reviendrions pas vivants tellement la piste peut être traître.



Nous avons bien fait de leur faire confiance car ils nous ont indiqué où passer et comment s’accrocher aux branches quand la pente était trop raide et glissante (nous étions en flanc de montagne. Nous avons marché une heure dans un sentier sinueux juste assez large pour y poser les pieds. Aucune machette n’a été utilisée pour le tracer car c’est une forêt mythique et la chute est sacrée pour les indigènes du lieu.



La vue de la chute était impressionnante, elle fait 80 mètres de haut, c’était comme si nous étions sous la douche, l’eau revolait sur nous et sur l’objectif de la caméra. Nous avons oublié tout le trajet parcouru… jusqu’à ce que nous entreprenions de le faire en chemin inverse ! Comme il se faisait tard dans l’après-midi, nous n’avons pu nous y attarder mais cela restera un souvenir impérissable – une chance, car ma femme bafou m’a bien averti qu’elle ne viendrait plus jamais faire ce trajet !

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Nous sommes mardi 23 mai 2017