Le baptême laborieux


Les Pères de l'Église associaient le pardon des péchés au baptême. Alors quand un disciple pêchait après son baptême, on disait alors qu'il devait passer par un «baptême laborieux» (expression inventée par Grégoire de Naziance au IVe siècle). Le baptême laborieux est une façon imagée d'appeler la repentance par laquelle passe chaque chrétien quand il prend connaissance qu'il a péché. Dans la pensée catholique, la pénitence, comme ils appellent la repentance, doit s'accompagner de mortifications, comme on verra plus loin. De plus, les Catholiques considèrent la repentance nécessaire au salut car si le chrétien meurt avant de se repentir, il est considéré mort en état de péché véniel et va au purgatoire ou quand c'est un péché grave, il va alors en enfer.

Dans la pensée évangélique, cela ne pose pas problème puisque tous les péchés passés, présents et futurs sont déjà pardonnés dès la conversion sans même avoir passé par le baptême, on se base sur des passages comme Ac.10:43, Ep.1:7, Col.1:14 (pour une discussion sur l'association du baptême au pardon des péchés, cliquez ici).

Actes 10:43 Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés.

Pour le catholique, il ne suffit pas que le péché soit confessé, abandonné et pardonné par Dieu. Il y a encore ce qu'ils appellent «la satisfaction». Si je résume leur pensée, en plus de Jésus qui souffre pour nos péchés, nous devons aussi souffrir avec Lui pour ces mêmes péchés, c'est ainsi qu'ils comprennent le verset mystérieux de Col.1:24 :

Col.1:24 Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'Eglise.

C'est loin d'être évident de comprendre ce que Paul est en train de leur dire. En tout cas, ce qui est sûr c'est que l'exégèse de ce passage par les catholiques est complètement à côté de la plaque pour au moins deux raisons.
  1. Les souffrances de Paul ne sont pas «la satisfaction» divine pour ses propres fautes, mais plutôt pour l'avancement de l'Évangile, ce qui est aussi un avantage pour les chrétiens de l'Église de Colosses qui ne l'ont jamais vu encore.
  2. Ses souffrances sont subies aux mains des païens, non pas des souffrances qu'ils s'imposaient lui-même ou que l'Église lui imposait, ses souffrances sont non seulement pour eux mais pour toute l'Église, rajoute-t-il à la fin du passage.
Alors on peut écarter l'interprétation catholique de ce passage, Co.1:24, tel qu'énoncé plus bas sur cette page.

Toujours selon le catholicisme, un des plus grands bienfaits de la mortification associée au baptême laborieux est que cela installe une crainte de Dieu et fait réaliser la gravité de l'offense. Cela a pour effet d'encourager le pénitent à ne plus recommencer car si le pardon est trop facile à obtenir, le pénitent sera porté à le prendre à la légère et à retomber dans les mêmes péchés disgracieux comme la truie qui retourne continuellement dans son bourbier et le chien à son vomi, cf. Pr.26:11 et 2Pi.2:22.

Il y a un bon point là, nous devons prendre conscience de la gravité du péché. Dieu nous a fait connaître à nous, évangéliques, que le pardon est facile, mais ce n'est pas parce que le péché n'est pas grave, c'est parce que Jésus a souffert pour ce péché et a payé de sa vie, 1Pi.3:18 et 2:24. Alors continuer à pécher, c'est dans un sens, rajouter aux souffrances de Jésus dues à nos péchés; c'est comme prendre la relève de ceux qui, il y a 2000 ans, le fouettaient, lui mettaient une couronne d'épines et le clouaient sur la croix.

1 Pierre 3:18 Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu

Comme Jésus n'a souffert qu'une seule fois pour nos péchés, cela doit inclure ceux aussi qu'on fera dans l'avenir. On pourrait se demander à juste titre «que cela peut-il bien changer puisqu'il a cessé de souffrir, il y a 2000 ans ?» La souffrance que Jésus a subie sur la croix transcende l'espace-temps, sinon il n'aurait pu souffrir pour les péchés que les gens allaient commettre après sa mort et pourtant la Bible dit clairement que ce sont nos péchés qu'il a portés sur le bois (1Pi.2:24), pas seulement ceux qui avaient été commis avant sa crucifixion. Alors il faut bien se rendre à l'évidence que d'une manière qui dépasse notre entendement, Jésus a aussi souffert pour nos péchés commis 2000 ans plus tard, comme il avait souffert pour les péchés des lecteurs de la lettre de Pierre, commis 30 ans plus tard.

1 Pierre 2:24 lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.

Toutefois, nous ne rajoutons pas par nos péchés à ses souffrances qui sont terminées depuis 2000 ans. Le nombre de péchés commis ne changent rien à la souffrance de Jésus il y a 2000 ans puisque Dieu savait déjà au Calvaire combien il s'en commettrait de péchés dans toute l'histoire de l'humanité.

Je laisse maintenant la parole au catholicisme qui nous explique leur compréhension du baptême laborieux :

Importance de la satisfaction, après le péché même pardonné.

Toute faute mérite une peine, toute injure une réparation. Notre faute méritait une peine éternelle ; par le sacrement de pénitence, Dieu la change en une peine temporelle. Vous pardonnez, Seigneur, dit saint Augustin, au pécheur qui confesse sa faute, mais à condition qu'il s'en punira. Et quoi de plus juste ? Est-il équitable que l’innocent, que l'Homme-Dieu souffre pour le péché la mort la plus cruelle, et que le coupable recueille le prix de sa mort sans prendre part à l'expiation ? Saint Paul ne le pensait pas, lorsqu'il disait : J'achève dans ma chair ce qui manque aux souffrances de Jésus-Christ. Nous ne serons glorifiés avec Jésus-Christ qu'autant que nous souffrirons avec lui. L'Église ne le pense pas non plus, quand elle appelle la pénitence un baptême laborieux, qui ne justifie l'âme qu'a la condition de beaucoup de larmes et de peines. Ainsi Dieu dans sa bonté pardonne ; mais, dans sa justice, il exige une satisfaction. La satisfaction de l'homme est incapable par son seul mérite de satisfaire sa justice, mais dans sa bonté, il autorise l'homme à se prévaloir des oeuvres satisfactoires du Sauveur, en leur unissant les siennes et s'appropriant par cette union leur valeur infinie. Par là la justice et la bonté sont pleinement satisfaites. Admirons et bénissons cette merveilleuse économie de la sagesse divine.

Renouvelons les vœux de notre baptême : Je renonce, etc. (c) Où est l'eau pour nous baptiser? Ah ! plongeons-nous dans l'eau de la pénitence, dans ce baptême de larmes, dans ce baptême de sang, dans ce baptême laborieux. Plongeons-nous-y, n'en sortons jamais, jusqu'à ce que Jésus nous appelle, etc., où nous conduise, etc.

Voici comment Bossuet a commenté le Concile de Trente au sujet du baptême laborieux.

Considérations générales sur la rigueur de l'Église.


Paroles de concile de Trente, pour nous l'expliquer.

La rigueur de l'Église nous est expliquée par ces paroles du concile de Trente (Session XIV c.2) :

«Le fruit du baptême est différent de celui de la pénitence ; car par le baptême, nous sommes revêtus de Jésus-Christ, et nous sommes faits en lui une nouvelle créature, en recevant une pleine et entière rémission de tous nos péchés. Mais nous ne pouvons parvenir dans le sacrement de pénitence à cette première nouveauté et intégrité, sans de grands pleurs et de grands travaux, la justice l'exigeant ainsi, en sorte que ce n'est pas sans raison que la pénitence est appelée par les saints Pères un baptême laborieux.»

Écoutez, enfants de l'Église, les paroles de votre mère ; elle propose «de grands pleurs et de grands travaux, un baptême laborieux» ; elle vous apprend que «la justice divine l'exige ainsi». Cette rigueur de l'Église est de son esprit primitif, qui ne s'éteindra jamais, et qu'elle ne cessera d'opposer au relâchement. Que nous sert de détester avec le concile la mollesse des hérétiques qui ont rejeté ces saintes rigueurs de la satisfaction, si nous tombons dans une semblable langueur, et que nous méprisions en effet ce que nous confessons en paroles.

Par les travaux de la pénitence, on revient, selon le concile, à la pureté du baptême.

Le concile nous a fait entendre la rigueur de l'Église. Elle est juste ; car elle imite la justice de Dieu, le pécheur vengeant sur lui-même l'injure qu'il a faite à cette bonté, à cette majesté infinie. Elle est sainte, parce que la justice de Dieu, que l'Église exerce, est sainte aussi : ce qui a fait dire au psalmiste: Son nom est saint et terrible (Ps.110). Elle est salutaire, parce que c'est un nouveau baptême, pénible à la vérité et laborieux ; mais enfin, toujours un baptême par lequel, comme dit le saint concile, en pleurant nos péchés dans l'amertume de notre oceur, et en subissant une pénitence proportionnée à leur énormité, nous recouvrons cette première nouveauté et intégrité baptismale que nous avions perdue : tant est grande l'efficace des peines que nous portons pour nos crimes sous les ordres de l'Église, et en esprit de componction et d'obéissance à ses prêtres.

Désirs des saintes âmes que les rigueurs de l'Église leur soient appliquées

C'est ce qui a inspiré à toutes les âmes pénitentes un désir intime, qu'on leur appliquât les saintes rigueurs de l'Église. On leur voyait demander à genoux cette grâce à leurs évêques, à leurs pasteurs, à leurs confesseurs, avec une humilité et une ardeur remarquable. Je ne m'en étonne pas : elles étaient toutes pénétrées de l'amour de Jésus-Christ ; et sentant la séparation que met le péché entre l'âme et l'Époux céleste, elles désiraient, quoi qu'il leur en coutât, de lui être réunies par ce laborieux baptême de pénitence. Il a été institué pour nous ramener à la pureté que nous avions reçue aux fonts baptismaux ; et il détruit tellement le péché, qui seul met la division entre Dieu et nous, que nous serions avec lui dans une union consommée, si nous mourions en cet état de parfait renouvellement où la pénitence peut nous rétablir. Ainsi il ne faut pas s'étonner qu'on la demandât, et qu'on la reçut comme une grâce.

Prières, affections et résolutions

Disons donc avec le Sauveur : J'ai à être baptisé d'un baptême Lu.12:50. O mon sauveur ! Ce baptême, dont vous deviez être baptisé, était le baptême de votre sang, où vous deviez plonger pour nos péchés dans votre douloureuse passion ; et vous ajoutiez : Ah combien me sens-je pressé, jusqu'à ce qu'il s'accomplisse ? Pécheur que je suis, j'ai aussi à être baptisé de larmes, et en quelque sorte un baptême de sang, s'il est vrai, comme dit un Père, que les larmes qu'on doit répandre soient une espèce de sang ; et encore un baptême de sang, parce que c'est un baptême d'une véritable et parfaite mortification.

Grégoire de Naziance et l'église catholique ont justement remarqué que Dieu faisait vivre des conséquences pénibles à ses enfants pour leur montrer la gravité de leurs péchés même s'Il leur pardonnait. Dans l'Ancien Testament, c'est ce qui est arrivé avec David quand il a péché en faisant tuer Urie et on voit aussi ce principe avec les Corinthiens.

2S.12:13 David dit à Nathan: J'ai péché contre l'Eternel! Et Nathan dit à David: L'Eternel pardonne ton péché, tu ne mourras point. 14 Mais, parce que tu as fait blasphémer les ennemis de l'Eternel, en commettant cette action, le fils qui t'est né mourra.

1Co.11:27 C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. 28 Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe; 29 car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. 30 C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts. 31 Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. 32 Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.

Où l'église catholique romaine a erré, c'est en se substituant à Dieu pour infliger des conséquences au pénitent alors que les passages dans 2Samuel et 1Corinthiens montrent que Dieu a toujours été bien capable de le faire par lui-même.

C'est contre ce système de mortification que Martin Luther s'est élevé quand il a redécouvert la paix de Dieu en lisant l'épître aux Romains que le salut est par la foi seulement et que les mortifications qu'il s'infligeait n'y étaient pour rien.

Il ne faut pas prendre le péché à la légère, comme les catholiques ont accusé Martin Luther de faire, il est salutaire d'éprouver une tristesse selon Dieu qui pousse à la repentance, mais laissons à Dieu la discrétion d'établir les conséquences.

2Co.7:8 Quoique je vous aie attristés par ma lettre, je ne m'en repens pas. Et, si je m'en suis repenti, -car je vois que cette lettre vous a attristés, bien que momentanément, - 9 je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage. 10 En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. 11 Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n'a-t-elle pas produit en vous! Quelle justification, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition! Vous avez montré à tous égards que vous étiez purs dans cette affaire. 12 Si donc je vous ai écrit, ce n'était ni à cause de celui qui a fait l'injure, ni à cause de celui qui l'a reçue; c'était afin que votre empressement pour nous fût manifesté parmi vous devant Dieu.

Dans ce passage, on note que celui qui avait péché avait été puni par l'église, on lit ailleurs que c'est en étant banni de l'assemblée et de la communion avec les frères qu'on l'avait puni, comme Paul leur avait conseillé de faire dans sa première lettre, 1Co.5:11-13. Ce n'était pas en lui ordonnant de se mortifier.

11 Maintenant, ce que je vous ai écrit, c'est de ne pas avoir des relations avec quelqu'un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. 12 Qu'ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N'est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? 13 Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Otez le méchant du milieu de vous.

Cela avait fait honte au fautif et il s'était repenti. Paul avait alors encouragé les frères à le reprendre à nouveau dans la communion de l'église pour ne pas laisser l'avantage à Satan.

2Co.2:5 Si quelqu'un a été une cause de tristesse, ce n'est pas moi qu'il a attristé, c'est vous tous, du moins en partie, pour ne rien exagérer. 6 Il suffit pour cet homme du châtiment qui lui a été infligé par le plus grand nombre, 7 en sorte que vous devez bien plutôt lui pardonner et le consoler, de peur qu'il ne soit accablé par une tristesse excessive. 8 Je vous exhorte donc à faire acte de charité envers lui; 9 car je vous ai écrit aussi dans le but de connaître, en vous mettant à l'épreuve, si vous êtes obéissants en toutes choses. 10 Or, à qui vous pardonnez, je pardonne aussi; et ce que j'ai pardonné, si j'ai pardonné quelque chose, c'est à cause de vous, en présence de Christ, 11 afin de ne pas laisser à Satan l'avantage sur nous, car nous n'ignorons pas ses desseins.

Dans l'Ancien Testament, en signe de repentance, les gens jeûnaient et s'habillaient avec un sac, par exemple les Ninivites. Le roi Achab fit de même.

Jonas 3:4 Jonas fit d'abord dans la ville une journée de marche; il criait et disait: Encore quarante jours, et Ninive est détruite! 5 Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu'aux plus petits. 6 La chose parvint au roi de Ninive; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d'un sac, et s'assit sur la cendre. 7 Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands; Que les hommes et les bêtes, les boeufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d'eau! 8 Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu'ils crient à Dieu avec force, et qu'ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables! 9 Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s'il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point? 10 Dieu vit qu'ils agissaient ainsi et qu'ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu'il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas.

1R.21:27 Après avoir entendu les paroles d'Elie, Achab déchira ses vêtements, il mit un sac sur son corps, et il jeûna; il couchait avec ce sac, et il marchait lentement. 28 Et la parole de l'Eternel fut adressée à Elie, le Thischbite, en ces mots: 29 As-tu vu comment Achab s'est humilié devant moi? Parce qu'il s'est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le malheur pendant sa vie; ce sera pendant la vie de son fils que je ferai venir le malheur sur sa maison.

Le publicain qui se tapait la poitrine n'était pas en train de se mortifier, c'était juste un signe qu'il se reconnaissait responsable et coupable devant Dieu. Et cela a suffi à Dieu pour le pardonner, il est écrit qu'il est retourné chez lui justifié, il n'a pas eu besoin de se frapper au point de se ramasser à l'hôpital !

Luc 18:10 Deux hommes montèrent au temple pour prier; l'un était pharisien, et l'autre publicain. 11 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; 12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. 13 Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. 14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre. Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé.

Il y avait eu aussi des démoniaques qui se blessaient avec des pierres (Mt.8:28-34), on voit que c'est Satan qui cherche à détruire le corps humain où Dieu a décidé d'établir Son temple par le Saint-Esprit.

1Co.3:16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous? 17 Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes. 18 Que nul ne s'abuse lui-même: si quelqu'un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu'il devienne fou, afin de devenir sage.

Quand Jésus a chassé les démons de ces deux individus, il ne leur a pas donnés ensuite comme punition pour leurs péchés de continuer à se blesser ! Il leur a juste dit d'aller raconter chez eux ce que Dieu avait fait pour eux (Luc 8:39).

Je ne dis pas cependant que ceux qui se mortifient sont possédés, ils pensent plaire à Dieu en agissant ainsi, les possédés qui se blessaient n'avaient aucune intention de plaire à Dieu, ils lui étaient hostiles (Mt.8:29). Je pense seulement que c'est le diable qui inspire ceux qui se mortifient, si le diable a inspiré Pierre (Mt.16:22-23), il doit bien le faire encore aujourd'hui dans des gens qui cherchent à plaire à Dieu. Ce n'est pas l'Esprit de Dieu qui nous demande de nous mortifier. Vous ne trouverez aucune indication en ce sens depuis la Pentecôte dans les Actes et dans les épîtres. Ce n'est pas à nous de nous mortifier, Dieu va se charger de nous corriger. Je peux vous dire avec mes 30 ans et plus d'expérience de vie chrétienne que Dieu continue à en donner des conséquences pour corriger ses enfants.

Hé.12:5 Et vous avez oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils: Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu'il te reprend; 6 Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils. 7 Supportez le châtiment: c'est comme des fils que Dieu vous traite; car quel est le fils qu'un père ne châtie pas? 8 Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. 9 D'ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie? 10 Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. 11 Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.

Alors, ne vous maltraitez pas vous-mêmes, laissez faire la flagellation ou toute forme de mortification que des gens aux Philippines poussent à l'extrême en se faisant flageller et crucifier avec des clous de 4 pouces pour quelque temps. Laissons à Dieu son rôle de bon Père, Il nous corrigera «pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.» Et nous aurons ensuite l'âme en paix comme l'avait redécouvert Martin Luther qui n'avait jamais pu auparavant l'obtenir en se mortifiant.

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