Donner pour recevoir encore plus


Il y a bien des années, le Saint-Esprit m’a dit: « Renonce au système des récompenses selon le monde, pour apprendre à recevoir selon le Royaume. Si tu marches en accord avec le système de ce monde, tu deviendras dépendant de ses récompenses. »

Après avoir reçu cette parole, j’ai mis des années à comprendre le sens profond de ces deux systèmes, et l’incompatibilité qui existe entre eux. Avant tout, je conclus que ces deux systèmes sont en conflit permanent. L’un et l’autre recherchent des individus par l’intermédiaire desquels ils mettront en œuvre leurs principes. Sciemment ou non, chaque jour nous participons soit à l’un, soit à l’autre de ces systèmes. Celui du monde est conduit par Satan, le dieu de ce siècle, et il véhicule les traditions de ce monde. Mais notre Seigneur Jésus-Christ, Lui, conduit dans les voies du Royaume.

En ce qui concerne le « message de la prospérité », je compte surtout montrer les contradictions entre les deux systèmes, mais pour commencer, je crois utile de montrer leurs points communs. Premièrement, l’un et l’autre sont sous-tendus par des forces spirituelles impliquant des êtres angéliques. Deuxièmement, qu’on s’engage dans l’un ou dans l’autre, on récoltera une moisson. Enfin l’un et l’autre comptent de nombreux membres marchant tous dans « les voies » du système auquel ils se sont attachés. Ces « voies » deviennent des modes de vie, et les modes de vie deviennent des traditions. Dans notre existence quotidienne, les choix que nous avons constamment à faire vont nous relier soit à l’un, soit à l’autre de ces systèmes.

Je vais maintenant examiner les différences entre ces deux systèmes dans le domaine des finances et des bénédictions matérielles. Il faut remarquer que le système de ce monde a largement envahi bien des aspects de la vie de l’Eglise, et cela, pas seulement dans le domaine financier. Les traits typiques de ce monde, on les retrouve dans les ambitions égoïstes de nombreux dirigeants d’église: ils veulent des bâtiments plus grands, des ministères de plus grande envergure; ils veulent des voitures, des avions, des maisons plus grandes; ils aspirent à plus de médiatisation et à un plus gros budget. A la racine de ce problème spirituel qui envahit la maison même de Dieu se trouve l’orgueil, focalisé sur le MOI.

Depuis le milieu de la décennie 80 jusqu’au début des années 90, j’ai connu de graves difficultés financières. J’avais deux jeunes fils que j’élevais seul, et il me fallait gérer une dette de près de 5 000 000 dollars, suite à des transactions commerciales catastrophiques. Bref, ma situation n’était pas brillante. Pendant plusieurs années, nous nous sommes attendus à Dieu, littéralement sans pouvoir dire d’avance d’où nous viendrait le repas suivant, ou comment nous procurer les denrées les plus élémentaires. Le Saint-Esprit m’a empêché de me déclarer en faillite: tout au long de ces années difficiles, nous avons appris combien Dieu est fidèle. Nous avons toujours eu le nécessaire et jamais nous n’avons regretté d’avoir fait confiance à Dieu. L’acquis spirituel de ces années-là allait m’être d’un grand secours par la suite, car peu après, je me suis retrouvé face aux mêmes problèmes.

Vers le début de l’année 1991, j’ai commencé à écouter le message de la prospérité et à le mettre en pratique. D’après ce message, lorsqu’on donnait, on recevait des bénédictions en retour. Je me sentais stimulé, interpellé. Je me suis jeté sur cet enseignement et sur ses principes, et me suis mis à les mettre en pratique. Un jour j’ai été conduit vers un billet de 5 dollars dont j’ignorais l’existence; j’en ai fait don, selon ce que le Seigneur, me semblait-il, me mettait à cœur. En relativement peu de temps, c’est-à-dire en l’espace de trois ans, j’ai été surnaturellement mis en mesure de rembourser ma dette de 5 millions de dollars, et d’obtenir un gain net s’élevant également à 5 millions de dollars. J’ai donc obtenu 10 millions de dollars en 36 mois. Après toutes ces années de vaches maigres, personne n’aurait alors pu me convaincre que cela ne « marchait » pas.

A la consternation générale, et surtout à la mienne, dès la fin de l’année 1997 j’avais une fois encore perdu tout mon gain net, et j’avais à nouveau une dette de 5 millions de dollars. En ces temps de débâcle, nous avons donné tout ce qu’il y avait dans la maison en dehors de l’évier de la cuisine: quel effort pour essayer de faire bouger le bras de Dieu! Au cours de ces années-là, nous avons « semé » près de 750 000 dollars, en les offrant surtout à de « grands » ministères. Laissant de côté les pauvres, les orphelins, les missions, et les vrais besoins du Corps de Christ, nous avons enrichi ces géants. Je ne mentionne cet effort que pour montrer l’énormité de l’explication fournie par les géants en question: à leur avis, ce deuxième échec venait de ce que nous ne leur avions pas donné suffisamment.

Un dernier point au sujet de ces fluctuations financières qui se suivaient de près: je dois expliquer qu’au début, nous avions été diligents dans la prière pour connaître la pensée du Seigneur et ne donner que selon Ses directives. A cette époque-là, nous ne versions pas la dîme. Quelques-uns de plus grands miracles financiers que nous ayons jamais vus sont survenus dans ce contexte-là. Mais nos cœurs ont commencé à s’égarer: par la suite, nous avons fait du don une loi, donnant souvent sans avoir prié, et nous avons commencé à faire de la dîme un principe rigide. Nous ne donnions plus par la foi: cela relevait plutôt d’un calcul mathématique – nous prélevions dix pour cent – un peu comme s’il s’agissait de payer la facture d’électricité. En sus de la dîme nous donnions d’énormes offrandes. Bien des années plus tard, j’ai compris que tout ce qui ne procède pas de la foi est péché. Je ne rédigeais pas le chèque de ma dîme dans la foi, je ne faisais qu’obéir à la nouvelle loi qu’on m’avait enseignée. Ecoutez ce que j’ai découvert après avoir cherché la volonté de Dieu pendant près de quatre ans: cent pour cent de notre revenu appartient au Seigneur, et pas dix pour cent, ni vingt pour cent, ni quelque autre pourcentage. Aujourd’hui quand je reçois de l’argent, je recherche la volonté de Dieu pour la totalité de la somme.

Mais à cette époque-là, je continuais à mettre en pratique l’enseignement sur « la prospérité » qu’on m’avait inculqué au début; je continuais à marcher par ma foi, donnant de mon argent. Je ne comprenais pas pourquoi, mais cela ne marchait plus. Ayant depuis peu une épouse et un enfant nouveau-né, j’ai dû faire face à diverses épreuves sur le plan naturel. Pour la première fois depuis bien des années, je ressentais le besoin de recevoir de Dieu le véritable message de la prospérité. La méthode qui avait si bien marché au début n’avait plus le moindre effet sur ma situation financière. On m’avait enseigné que les lois de la prospérité fonctionnaient pour tous ceux qui les appliquaient: il suffisait, me disait-on, de donner des sommes importantes, et Dieu me les rendrait multipliées. Cela avait marché pendant quelque temps, pas seulement pour moi, mais aussi pour d’autres. Chose remarquable, nous nous sommes tous heurtés aux mêmes problèmes.

J’étais donc à nouveau dans les affres de la détresse financière, de nouveau dans le besoin pour des choses aussi élémentaires que la nourriture, le vêtement, les versements pour payer la maison, l’eau et l’électricité, par exemple. A nouveau j’ai crié à Dieu pour qu’Il m’exauce, Lui demandant: « Pourquoi? » Pour toute réponse, j’entendais: « A cause de ma miséricorde! » J’étais sur le point d’apprendre une leçon-clé, essentielle pour ma vie et pour mon avenir financier. Ce que je vais dire s’applique à tous ceux qui ont des besoins financiers, ou qui se sentent interpellés par le message de la « prospérité » qu’on entend prêcher actuellement

Le grand changement auquel Dieu m’a appelé contredit si radicalement l’enseignement que je recevais alors, qu’il m’a fallu apprendre à penser de manière toute nouvelle, en jetant aux orties bien des éléments qui étaient devenus pour moi une tradition. Ce changement est intervenu après que j’eus passé beaucoup de temps en présence du Seigneur, et prié dans l’Esprit pendant de longues heures. Une fois j’ai entendu le Seigneur me dire: « L’ignorance spirituelle prend souvent la forme de la tradition. » Il a commencé par me dire de cesser de me faire du souci au sujet de l’argent; je devais Lui faire davantage confiance, et me contenter de ce que j’avais. Il m’a montré aussi que je devais me confier en Dieu, et non dans ma propre foi ou dans le fait que je donnais.

Je dois reconnaître que sans argent, sans nourriture, et parfois sans médicaments pour mon enfant, il m’était difficile d’apprendre le contentement. Mais à un moment où j’étais dans le besoin extrême, j’ai reçu une révélation importante. Au beau milieu de cette tempête, Dieu me répétait sans cesse de demeurer dans le contentement. J’essayais bien, mais les soucis et l’inquiétude reprenaient constamment le dessus. Un dimanche après-midi en mai 1998, on aurait pu dire qu’humainement parlant, ma situation n’avait jamais été pire. Je me suis retrouvé privé de maison, de voiture, d’électricité, d’eau, et pratiquement de tous mes biens matériels. Seulement quand je me suis humilié et que j’ai crié au Seigneur, la grâce de Dieu m’a accordé le contentement malgré ces circonstances extrêmes. Dieu a agi surnaturellement, et bientôt, inexplicablement, j’ai été immergé dans Sa paix et j’ai su que tout irait bien. D’une manière incroyable, Dieu m’avait accordé ce contentement que je Lui avais demandé. Pendant un moment, je suis resté là, m’émerveillant de cet état dans lequel mon cœur était miraculeusement plongé. C’est alors que j’ai entendu klaxonner devant la maison. C’était un ancien employé que je n’avais pas revu depuis deux ans. Il n’habitait pas Hinesville, et nous ne nous étions pas vus depuis qu’il avait quitté son emploi deux ans auparavant. Alors qu’il était arrêté à un feu rouge, le Seigneur lui avait mis à cœur devenir me rendre visite.

Il ignorait tout de ma situation dramatique. Après un bref échange de salutations, il m’a dit: « Clay, ça m’ennuie énormément de te poser cette question, mais est-ce que tu as un besoin financier? » Sans même me laisser le temps de répondre, il a ajouté: « Je sens que Dieu veut que je te bénisse sur le plan financier. » Bien sûr, le don qu’il m’a fait ne réglait pas tous nos problèmes, mais il nous a permis de parer à bien des besoins pressants. Alors que j’étais dans le dénuement, il m’a secouru; mais Dieu m’a fait la grâce de saisir ce principe spirituel: « C’est en effet une grande source de gain que la piété avec le contentement » (1 Timothée 6:6). Le contentement divin libère en nous l’onction de Dieu, et alors nos besoins sont comblés non seulement sur le plan spirituel, mais aussi sur le plan matériel. Depuis cet événement, le premier en son genre, cette révélation-là a porté du fruit à maintes reprises dans notre vie. L’argent n’a pas de pouvoir sur moi, parce que c’est Dieu qui pourvoit à mes besoins, et je me confie en Lui. A présent, en ce qui concerne les questions financières, je ressens une paix qui dépasse tout ce qu’on peut comprendre, et qui ne dépend aucunement du montant de mon compte en banque.

En cherchant d’abord la volonté de Dieu, j’ai libéré la main du Seigneur; Il prend soin à présent de tous mes besoins. Quel contraste entre ce contentement-là et le message dit de « la prospérité »! Ce dernier nous dit: « Si vous n’êtes pas satisfaits de votre situation financière actuelle, vous pouvez faire mieux. Offrez donc à Dieu des dons qui vous coûtent vraiment (de préférence par l’intermédiaire de notre ministère) et Dieu sera obligé de vous bénir en retour. » Ce mouvement apprend à être insatisfait, exactement comme on l’est dans ce monde. On met l’accent sur vous, et sur ce que vous pouvez faire, au détriment d’une confiance totale en Dieu. Le système de ce monde se fonde exclusivement sur ce que nous pouvons faire pour nous-mêmes. Dans le Royaume de Dieu, on fait confiance à la bonté de Dieu pour nos besoins, quels qu’ils soient. Il ne s’agit pas de nous, mais de Lui!

Un mystère est une vérité cachée qui vient à la lumière. Je crois que ce qui suit est un message de Dieu: Si vous voulez entrer dans la bénédiction de Dieu, il vous faut absolument apprendre à être satisfait. Contentez-vous de ce que vous avez, et Dieu vous donnera de boire l’eau de puits que vous n’avez pas creusés, et d’habiter dans des maisons que vous n’avez pas bâties. Arrêtez de creuser et de bâtir indépendamment de Lui. Un chrétien qui désire être riche chutera à coup sûr, aussi sûrement que celui qui se sera cru assez fort pour défier les lois de la pesanteur. Fuyez les ambitions égoïstes (Philippiens 2:3) et l’amour de l’argent (1 Timothée 6:10). Reconnaissez que ces symptômes-là viennent de la vieille nature charnelle. Fuyez-les comme la peste: l’insatisfaction empêche les bénédictions de Dieu de se manifester librement. Si vous êtes dans le repos et le contentement, les épreuves ne vous abattront pas. Le contentement détruit l’inquiétude, le doute, la peur, et les ambitions impies.

Courir après l’argent, c’est se laisser happer par le système du monde, « car toutes ces choses, ce sont les païens du monde qui les recherchent » (Luc 12:30). Ce qui nous est demandé, c’est tout simplement de chercher d’abord le Royaume de Dieu, de prier, de rechercher la pensée du Seigneur, et d’obéir. Alors Dieu veillera à ce que « toutes ces choses » (tout ce dont nous avons besoin matériellement et financièrement) arrivent jusqu’à nous. Ce que Dieu m’a fait comprendre a complètement bouleversé mes conceptions religieuses: courir après la bénédiction bloque le flot de la bénédiction divine. Chercher la bénédiction au lieu de chercher Dieu, c’est fuir une bénédiction qui voudrait nous atteindre. Quand on est entièrement centré sur Dieu (et pas sur l’argent ni sur la bénédiction) non seulement nous recevrons ce qu’il nous faut, mais encore nous ferons l’expérience de la bonté et de l’abondance de Dieu.

Ensuite la voix douce du Seigneur m’a communiqué une autre révélation: un pauvre peut convoiter les biens terrestres tout autant qu’un riche, ou même davantage. Ceux d’entre nous qui avons eu à faire face à de graves dilemmes financiers avons certainement péché en convoitant des biens matériels; je sais que je suis dans ce cas. Le « message de la prospérité » est un enchantement pour l’oreille du chrétien qui subit une épreuve financière, mais de manière très subtile, il nous centre sur la recherche de la bénédiction pour elle-même. Aujourd’hui la pensée de bien des prédicateurs se focalise davantage sur les bénédictions que sur Dieu; ils nous abreuvent de formules et de procédés pour « obtenir la bénédiction ». Quelle ironie, ces formules consistent bien souvent à faire des offrandes pour leur ministère, pour eux-mêmes, et pour leurs programmes! Dans une large mesure cela explique l’état critique de l’Eglise actuelle. Nos yeux sont fixés dans la mauvaise direction, nous cherchons la bénédiction de Dieu et non Dieu Lui-même. Puisse le Seigneur nous pardonner!

Pour ceux d’entre nous qui regardons la télévision, il ne se passe guère de jour sans qu’une émission ne nous exhorte à « semer dans la bonne terre » de tel ou tel ministère. Ce genre d’appel arrive à la fin d’un message particulièrement émouvant, nous apprenant que tel « serviteur de Dieu » se lance dans la construction d’édifices, qu’il a besoin d’un nouvel avion à réaction, ou qu’il entreprend telle œuvre magistrale pour Dieu. Il se peut que certaines de ces exhortations viennent de Dieu, mais ce n’est pas souvent le cas. Il est bon de donner à certains ministères, mais ceux-là ne courent pas les rues. Dieu clame à l’adresse de Son peuple: « Toutes les fois que vous donnez, soyez conduits par mon Esprit agissant au-dedans de vous. Ne vous laissez pas berner par des messages qui viennent vous chatouiller les oreilles, par tout ce battage, par les divertissements, par ces messages qui manipulent vos émotions. Reconnaissez que tout cela vient de ce monde, et quittez ce système du monde qui a envahi Ma maison. »

Ayant siégé au comité de direction d’un des plus grands « ministères de la prospérité » de ce pays et même du monde, je suis bien placé pour savoir ce qu’est « le message ». C’est vrai, je ne veux pas jeter le bébé en même temps que sa couche souillée. Mais j’en suis convaincu, il est capital que l’Eglise en prenne conscience: ce « message » est largement faux. Je vous en prie, jugez-en vous-mêmes. Oui, je crois que Dieu désire bénir Son peuple. J’en suis persuadé, Dieu désire que Son peuple donne et soit béni en donnant. Mais il y a une limite à ne jamais franchir: il ne faut pas donner sans être conduit par l’Esprit de Dieu, et il ne faut pas donner dans le but de recevoir. Nos dons, s’ils sont faits dans l’Esprit, font partie du culte précieux que nous rendons à notre Père céleste.

Depuis longtemps, le mouvement « Parole de Foi » enseigne que les lois divines marcheront pour tous ceux qui les appliquent. Autrement dit, il suffirait de mettre en pratique la lettre de la loi, et Dieu serait « lié par sa Parole écrite », tenu d’agir dans votre existence. De la même manière, ce même mouvement a produit le « message de la prospérité » qui dit: « Si vous donnez, Dieu est tenu de vous bénir. » Mais cela n’est pas vrai, tout simplement. Comme je l’ai dit plus haut, c’est l’une des raisons essentielles pour lesquelles le Corps de Christ connaît des luttes financières, car « la lettre tue, et l’Esprit vivifie. » Eve a réussi à persuader Adam qu’il pouvait avoir les bienfaits de Dieu sans Dieu, d’où la chute terrible de l’homme. Satan a été chassé du ciel pour une raison tout à fait semblable.

Oui, Dieu bénit nos offrandes quand nous donnons joyeusement, pour L’honorer, pour obéir à Son Esprit. Mais si notre motif est « d’obtenir quelque chose de Lui », et c’est là pour l’essentiel le « message de la prospérité », nos motifs sont souillés, ils sont l’expression de notre propre justice. Et tout cela ne mène qu’à la religiosité, à l’orgueil, et à l’égoïsme.

- Clay Sikes

Texte pris sur le site de Blogdei









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