Faut-il que j'écoute ?

Le peuple dit à Moïse: "Parle-nous, toi et nous écouterons; mais que Dieu ne nous parle pas, cela nous ferait mourir!" Exode 20,19

Nous ne faisons pas exprès de désobéir à Dieu; tout simplement, nous ne faisons pas attention à Lui. Dieu nous a donné ses commandements; ils sont là, et nous n'y prenons pas garde, parce que nous n'avons pour Lui ni respect ni amour. "Si vous m'aimez, dit Jésus, vous garderez mes commandements." Quand nous nous rendons compte que nous avons toujours manqué de respect à l'égard de Dieu, nous ne pouvons qu'être plongés dans la honte et dans l'humiliation.



"Parle-nous, toi; mais que Dieu ne nous parle pas! " Cela prouve combien peu nous aimons Dieu. Nous préférons entendre ses serviteurs, nous écoutons volontiers leurs témoignages. Mais nous ne voulons pas que Dieu Lui-même nous parle. Pourquoi donc en avons-nous si peur? Parce que nous savons bien que si Dieu nous parle, il faudra que la chose se fasse, ou alors que nous refusions carrément de lui obéir. Quand c'est seulement le serviteur de Dieu, nous estimons que ce qu'il dit n'est pas contraignant pour nous, car c'est tout bonnement sa manière de voir, à lui, même si au fond nous sentons que c'est peut-être celle de Dieu.

Est-il possible? Dieu m'a traité jusqu'à présent comme son enfant, et moi j'ai fait comme s'il n'existait pas ! Cet affront, cette humiliation que j'ai infligée à Dieu, elle retombe sur moi. Comment ai-je pu être à ce point sourd et rebelle? Quand enfin nous parvenons à écouter Dieu, la joie de l'entendre est accompagnée de la honte d'avoir été sourds à sa voix jusque-là.

Ecouter de toute son âme

Parle, ton serviteur écoute. I Samuel 3:10

Je puis avoir une fois écouté Dieu ponctuellement: cela n'implique pas que je sache toujours l'écouter. Par la dureté de mon coeur et la paresse de mon esprit, il est manifeste que je n'ai pour lui ni amour ni respect. D'un ami qu'on aime vraiment, on devine les moindres désirs. Or, Jésus n'a-t-il pas dit:
"Vous êtes mes amis" ? Ai-je désobéi ces jours-ci à un commandement de mon Sauveur? Sans doute, je ne l'ai pas fait consciemment. Mais la plupart d'entre nous ont si peu de respect pour Dieu que nous n'entendons même pas ce qu'il nous dit. C'est comme s'il ne disait rien.

Ma vie spirituelle doit devenir une union si intime avec Jésus-Christ que j'entende toujours la voix de Dieu, et que je sache que Dieu entend la mienne (Jean 11,41-42). Uni à Jésus-Christ, j'écoute et j'entends Dieu de toute mon âme, à chaque instant de ma vie. Il me parle par une fleur, par un arbre, par un de ses serviteurs. Ce qui m'empêche de l'entendre, c'est que j'ai l'esprit occupé par autre chose. Ce n'est pas que je sois résolu à ne pas l'entendre, c'est que mon âme s'attache là où il ne faudrait pas, à ce qui m'environne, à mon activité, à mes convictions: et Dieu a beau parler, je ne l'entends pas. L'âme de l'enfant est toute unie: "Parle, Seigneur, ton serviteur écoute." Il faut arriver à écouter Dieu de la sorte, toujours, et de toute son âme, sans quoi l'on est absorbé par mille soucis et intentions, et l'on est sourd à la voix de Dieu. L'ai-je entendue aujourd'hui?

Apprendre à écouter Dieu

Ce que je vous dis dans l'ombre, redites-le en plein jour; ce qui vous est dit à l'oreille, publiez-le du haut des toits. Matthieu 10:27

Il arrive que Dieu nous fait passer par l'épreuve de l'ombre, pour nous apprendre à l'écouter. C'est dans l'obscurité qu'on élève les oiseaux chanteurs. Dieu nous met parfois à l'ombre de sa main pour faire notre éducation. "Ce que je vous dis dans l'ombre..." Une fois dans les ténèbres, restez là où Dieu vous a mis, et ne dites plus rien, attendez en silence. Si vous vous mettiez à parler, vous feriez fausse route. Quand on est dans l'obscurité, c'est le moment d'écouter. Ne parlez aux autres de ce qui vous arrive, ne cherchez pas des explications dans des livres. Ecoutez seulement ce que Dieu veut vous faire entendre.

Vous recevrez de sa part un précieux message que vous pourrez donner à d'autres, quand vous serez de nouveau dans la lumière.

Après chaque période de ténèbres vient en nous de la joie mêlée d'humiliation. (Si c'était de la joie sans mélange, il serait fort douteux que nous ayons entendu la voix de Dieu.) Notre joie vient de ce que Dieu nous parle. Notre humiliation est terrible: "Comme il a fallu longtemps pour que j'entende la voix de Dieu, pour que je comprenne ce qu'il avait à me dire ! Que de jours, que de semaines où Dieu me parlait pour rien!" Il vous accorde maintenant le don précieux de l'humiliation. Votre coeur s'attendrira. Désormais vous écouterez Dieu.

Suis-je prêt à entendre Dieu ?


Dieu l'appela du milieu du buisson, disant : "Moïse! Moïse!" Il répondit: "Me voici." Exode 3:4

Quand Dieu nous parle, combien d'entre nous sont comme les gens dans le brouillard, et ne répondent rien. La réponse de Moïse prouve qu'il était là, prêt à tout. Nous sommes avant tout préoccupés d'expliquer à Dieu où nous voudrions aller. Et pourtant, ce qui importe, c'est d'être tout prêt, à chaque instant, à faire ce que Dieu nous ordonne. Nous attendons qu'il se présente des circonstances dramatiques, exceptionnelles, et alors nous sommes prompts à dire: "Me voici." Là où Jésus est glorifié, nous sommes prêts à marcher. Mais pour un devoir obscur, nous nous dérobons.

Etre prêt à tout, pour obéir à Dieu, c'est être prêt à faire les plus petites besognes, aussi bien que les plus grandes. Ne cherchons pas à choisir notre activité. Quel que soit le programme de Dieu, suivons-le. Quand le devoir est là devant nous, si nous entendons la voix de Dieu, comme Jésus entendait la voix de son Père, soyons tout prêts à obéir, avec l'empressement de l'amour. Jésus-Christ attend-de nous la même obéissance qu'il avait à l'égard de son Père, Il peut nous donner, à son gré, des devoirs agréables ou des devoirs rebutants, parce que son Esprit est en nous : "Qu'ils soient un, comme nous sommes un."

Soyez prêts à recevoir les visites imprévues de Dieu. Celui qui est toujours prêt n'a jamais à se préparer. Que de temps nous gaspillons à nous efforcer d'être prêts, lorsque Dieu nops appelle! Le buisson ardent est le symbole de tout ce qui encadre l'âme vigilante: elle est tout illuminée par la présence de Dieu.

- Oswald Chambers
© Ligue pour la Lecture de la Bible


Qu'avez-vous entendu ?

C'est le cri du jour! Les journaux sont remplis de nouvelles, bonnes ou mauvaises. Chacun raconte à son prochain un fait dont il vient lui-même de prendre connaissance. Chaque jour, la radio apporte les nouvelles des quatre coins du globe. Et c'est ainsi que partout l'on sait ce qui se passe dans les deux hémisphères.

Sans l'ombre d'un doute, sans hésitation, on reçoit le témoignage des hommes. L'homme de la rue qui achète un journal accorde son crédit au rédacteur de la feuille qu'il tient entre les mains. Et ainsi, on parle, on argumente, on discute... sans avoir vu, mais tout simplement parce que l'on a entendu.

Lecteur! Qu'avez-vous personnellement entendu? Durant une vie, on entend bien des choses. Certaines laissent un souvenir indélébile. Mais quand, à l'horloge du temps, lugubrement, tristement, l'heure dernière fait, elle aussi, entendre ses coups, quand l'heure du départ pour le monde invisible est arrivée, quel profit y a-t-il de toutes les vanités que nos oreilles ont entendues? Aucun! Mille bruits sont venus impressionner notre tympan. De toute cette gamme allant depuis la marche funèbre jusqu'à la valse joyeuse, il ne reste rien... lorsqu'un pauvre enfant des hommes se trouve serré de près par la mort.

Oh! combien il est important, combien il est nécessaire, indispensable, que les hommes, tous les hommes, entendent la voix de Dieu! Cette voix, cher lecteur, l'avez-vous entendue? Le Seigneur Jésus vous parle. D'où parle-t-Il? Y avez-vous jamais pensé? Voici ce que déclare l'Écriture Sainte: "Prenez garde que vous ne refusiez pas Celui qui parle: car, si ceux-là n'ont pas échappé qui refusèrent celui qui parlait en oracle sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de Celui qui parle ainsi des Cieux"! 

Ceci constitue peut-être pour vous des pensées toutes nouvelles. Il est bien vrai, pourtant, que Dieu le Créateur de toutes choses, parle à Ses créatures par le moyen des choses qui ont été faites. Il y a aussi, ne l'oublions pas, "les oracles de Dieu" ou "les oracles vivants". Vous savez de ce dont je veux parler. Il s'agit de "l'Écriture", celle-là même dont notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ a dit qu'elle ne pouvait être "anéantie". La Bible est la Parole de Dieu. Eh! quoi! Vous semble-t-il donc tellement étrange que dans un monde où les hommes ont tellement écrit, Dieu aussi ait écrit Sa Parole?

Prêtons l'oreille à la voix de Dieu. Quand Dieu parle, c'est pour nous bénir. Dieu parle à l'homme pour lui faire du bien. Et que dit-Il? Voici ce que nous lisons dans le texte sacré, c'est-à-dire dans le texte divin qui est digne de tout notre respect et de toute notre vénération:

"Car Dieu a tant aimé le monde, qu'Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle".

Vingt-huit mots exactement constituent ce court message. Vingt-huit, est comme nous le savons tous, un nombre égal à sept multiplié par quatre. Sept est le nombre de la perfection. C'est un état complet. C'est le repos. Quatre nous parle de quelque chose de fini, mais davantage en rapport avec la terre. C'est mondial. C'est universel. Ainsi il y a quatre saisons dans l'année; il est parlé des quatre vents des cieux, des quatre monarchies universelles, des quatre coins de la terre. 

Quelle glorieuse proclamation que celle qui est renfermée dans ces vingt-huit petits mots. Examinons les vérités qu'elle contient. En tout premier lieu nous sommes mis en présence du coeur de Dieu. Ah! Dieu est un GRAND DIEU. Il règne sur l'univers tout entier. Pour Lui, les mers sont sans abîmes et le ciel sans hauteur; le soleil est sans éclat et les ténèbres inexistantes. Les nations sont réputées par Lui comme une goutte d'un seau et comme la poussière d'une balance. Il enlève les îles comme un atome. Aussi, je vous citerai les paroles du prophète inspiré: "Ne sais-tu pas, n'as-tu pas entendu, que le Dieu d'éternité, l'Éternel, créateur des bouts de la terre, ne se lasse pas et ne se fatigue pas?" O lecteur! Avez-vous entendu cela?

En second lieu, l'amour de Dieu est aussi un GRAND AMOUR. Il y a longtemps que Dieu supporte un monde pécheur et coupable. Voici près de soixante siècles que Dieu nourrit l'immense famille humaine, en dépit de sa rébellion insolente et de sa révolte. La patience de Dieu, le support de Dieu, Son amour sont grands à tous les égards.

Le troisième point est le suivant: "Le monde constitue une GRANDE COMPAGNIE". Il y a de tout dans ce monde. Chacun le sait, je serai bref... Eh bien! Dieu a aimé le monde...

L'amour magnifique de Dieu à l'égard de ce monde corrompu et perdu, s'est exprimé par un GRAND DON. Qu'est-ce que Dieu a donné? Il n'a jamais cessé de nous dispenser de l'air pour nos poumons, afin que nous puissions vivre, parler, rire et chanter... Croyez-vous qu'il en coûte quelque chose à Dieu de nous donner de l'oxygène pour que notre sang veineux soit transformé eu sang artériel? Point du tout! Il en est exactement de même avec le pain dont Dieu nous gratifie, avec les fruits succulents que nous pouvons savourer. Mais, où l'amour incomparable de Dieu intervient, c'est dans le don de Son Fils unique. Ah! voilà la lumière de l'amour de Dieu qui brille de tout son éclat. 

Lecteur! Connaissez-vous le Don de Dieu? Regardez à la croix du Golgotha. Là, Dieu n'a point épargné Son Fils. Recevez simplement par la foi ce que Dieu dit. Et que dit-Il? "Je t'ai donné mon Fils. Je t'ai tellement aimé que je n'ai pas épargné pour toi, mon Fils unique."

Poursuivons! Les offres de l'évangile s'adressent à tous. Qu'est-ce à dire sinon qu'il s'agit d'UNE GRANDE INVITATION? La paix, le repos, le salut sont offerts à quiconque. Or "quiconque", c'est n'importe qui vivant dans n'importe quel milieu. "Quiconque", c'est l'homme religieux et professant. C'est aussi l'homme qui ne "professe" rien du tout...

Dieu vous offre aujourd'hui UNE GRANDE DÉLIVRANCE. Notre texte dit en effet que le don de Dieu aux hommes est afin que l'homme "ne périsse pas".

Le dernier point est qu'il ne s'agit rien moins que de recevoir UN GRAND HÉRITAGE; en d'autres termes, il s'agit de la vie éternelle. Serez-vous, dans le ciel, avec Jésus? Lecteur! Avez-vous entendu la voix de Dieu? ou plutôt, y avez-vous ajouté foi? Oh! recevez, aujourd'hui, le glorieux message de l'Évangile. Lisez l'Écriture Sainte. Elle a la puissance, à l'encontre de toutes les paroles humaines, de sauver votre âme.


- Maurice Capelle









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Nous sommes jeudi 25 mai 2017