Septième étape vers la restauration après avoir été victime d'abus sexuel

Confronter l'agresseur
 



Du point de vue de la victime, la confrontation de l'agresseur est l'une des étapes les plus dures parmi les dix.

Il y a plusieurs facteurs qui doivent être examinés attentivement avec un thérapeute pour déterminer si la confrontation est appropriée et si c'est dans le meilleur intérêt de la victime.

Nous devons premièrement examiner notre motivation. Quelle est notre intention derrière la confrontation? Est-ce la vengeance? La prise de conscience? La restauration? La réconciliation? Cela peut être une combinaison de plusieurs choses, mais la motivation sous-jacente devrait être la réconciliation, l'harmonie dans la relation et le règlement des choses du passé.

La confrontation n'est pas recommandée pour les victimes qui sont encore mineures ou les victimes dont les offenseurs sont au loin, n'ayant que peu ou pas de contact, ou les victimes qui se mettraient elles-mêmes à risque par la confrontation. Il peut venir un temps où, puisque les parties impliqués sont devenus adultes, ces confrontations peuvent avoir lieu, mais c'est seulement une décision prise individuellement qui nécessite beaucoup de considération dans la prière.

La confrontation c'est de remettre la responsabilité dans les mains de ses justes propriétaires. Ceci peut être fait directement en la présence de l'offenseur ou par une simulation dans un environnement thérapeutique. Ceci permet à la victime de se décharger d'un fardeau qui n'était pas à elle de porter.

2S.12:1-23 Dieu emploie la confrontation face à face pour amener David à la responsabilité. Cette histoire est une clé pour comprendre la perspective biblique de la confrontation. Elle traite des questions face à face et a pour but la réconciliation. Certains disent assurément: «Oui, mais la Bible dit aussi de pardonner les autres comme Christ vous a pardonnés. Pourquoi ne pas juste pardonner et oublier sans passer par le processus douloureux de la confrontation? Cela ne marche tout simplement  pas. Je l'ai essayé pendant près de 20 ans. Finalement j'ai découvert que je ne faisais que camoufler ma colère, mon amertume et mon ressentiment. Alors que j'essayais désespérément d'enfouir mon passé, je le retrouvais vécu dans la vie quotidienne, masqué par une colère incontrôlable envers mon bambin, un ressentiment de critique envers mon mari, une rébellion à l'autorité, une incertitude à propos de Dieu, et un profond sens de ne rien valoir. Cette portion de l'écriture et d'autres, m'ont convaincu que la confrontation est un outil biblique de valeur quand elle est bien utilisée. Mt.18:15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère.

«La vie sans confrontation est sans direction, sans but, passive. Quand les êtres humains ne sont pas mis au défi, ils tendent à dériver, à errer, ou à stagner.» - David Augsburger

Quand Jésus a traité avec les gens, Il a constamment modelé la confrontation comme un moyen efficace de motivation. Il a confronté la femme au puits au sujet de son immoralité. Il a confronté Pierre au sujet de son reniement. Le but de Jésus n'était pas d'inculquer la culpabilité mais d'aider les gens à faire face à la réalité de qui ils sont et d'où ils s'en vont s'ils ne changent pas. Il leur a fait face avec la responsabilité de leurs actions et les a mis au défi d'être différents.

La confrontation est un moyen de briser le patron incestueux. Les victimes ont besoin de réaliser que la confrontation force l'agresseur et les autres personnes importantes dans sa vie de faire face directement à l'inceste. Trop de victimes qui ont choisi de ne pas confronter ont indirectement contribué à l'abus de quelqu'un d'autre par l'agresseur, parfois même le propre enfant de la victime.

Les co-contributeurs ont aussi besoin d'être confrontés.

La distanciation émotionnelle. Par son indifférence envers son mari et son manque de sensibilité envers son enfant, la mère prépare la scène pour l'inceste.

Un agresseur est souvent caractérisé par une pauvre estime de soi et un pauvre contrôle de ses impulsions. Il peut se présenter lui-même comme un homme dominant avec une autorité rigide et être surprotecteur de ses filles. Ou il peut être un homme faible et passif qui vit constamment dans l'ombre de sa femme dominante. Il est important de réaliser qu'il n'est pas un vieil homme sale traînant sur le coin des rues. Il est habituellement très intelligent et souvent un pilier de la communauté, un homme très respecté: pasteur, docteur, évangélistes, policier ou autre professionnel.

Souvent l'agresseur essaie de se sentir émotionnellement équilibré en tyrannisant ses enfants. La plupart des autorités s'accordent pour dire que l'incident incestueux n'est pas en fait un acte sexuel, mais plutôt une tentative de gagner du contrôle ou de ressentir une sensation de puissance.

Une confrontation prématurée peut être très dévastatrice et contre productrice. Je dis souvent aux victimes qu'il est mieux d'attendre que d'aller de l'avant avant d'être prêtes. Plusieurs ingrédients doivent être présents avant d'essayer la confrontation.

1° La victime doit se sentir forte dans sa position. La victime doit savoir sans l'ombre d'un doute qu'elle est totalement innocente et dénuée de toute responsabilité pour ce qui s'est produit.

2° Elle doit travailler sur son estime de soi et avoir confiance en elle.

Mes 2 premières tentatives de confronter mon beau-père avaient été faites depuis une position de faiblesse, non de force. Mes amis m'ont fait réaliser que j'espérais et dans un sens, demandait à mon beau-père de prendre la responsabilité de ce qu'il avait fait. J'allais à lui comme un enfant plaidant sa cause, plutôt que comme une femme adulte en pleine connaissance de cause. Ensuite quand je suis allé à lui en colère, je n'ai pas laissé aucune place à la réconciliation et à la guérison, et je fus, par conséquent, reçu sur la défensive. Dans chaque situation, j'avais donné à mon beau-père le contrôle, et maintenant je devais prendre le contrôle de la situation moi-même. Mes amis m'ont partagé que ce choix n'était pas seulement pour moi-même, mais aussi pour mon mari et mon enfant qui étaient victimes de mon anxiété intense.

J'ai dit à ma mère que je souffrais de stress émotionnel chaque fois que je voyais mon beau-père et que je ne pouvais plus le voir.

En rétrospective je peux voir l'importance de cette étape. La séparation m'a permise du temps pour prendre de la force et a permis à la blessure de commencer à guérir depuis l'intérieur.

La séparation était la première des 3 étapes essentielles conduisant à une confrontation. La deuxième étape ne fut pas aussi préméditée que la première, mais son sens est devenu très clair à mes yeux à mesure que le temps passait.

J'ai vu que, pour aimer mon mari et mon enfant comme je le voulais, je devais commencer à m'aimer moi-même. J'avais besoin d'une nouvelle image de moi. J'avais aussi besoin de restaurer une bonne image de Dieu. Ph.3:10 notre but c'est de le connaître. à travers les nouvelles images de moi et de Dieu, j'ai commencé à voir les circonstances passées et présentes de ma vie depuis une nouvelle perspective. Finalement, je fus capable de comprendre que Dieu n'avait pas dirigé le traumatisme du passé, mais que dans Sa souveraineté et Sa grâce Il pouvait prendre ce traumatisme, le racheter, et le tourner en un triomphe.

La troisième étape était aussi très difficile à prendre.

Je savais que j'avais atteint une impasse et que c'était le temps de chercher de l'aide. J'ai eu les coordonnées d'un thérapeute spécialisé dans le domaine de l'inceste.

À travers la thérapie j'ai réalisé que je devais passer par l'étape de la confrontation avec mes parents.

(Jan Frank raconte comment elle a confronté ses parents)

Que devrait inclure la confrontation?

Comment peut-elle être accomplie?

Quand la confrontation ne marche pas

Pour que la question soit réglée, il est absolument nécessaire pour la victime de l'avoir réglée en elle. C'est pourquoi le travail préliminaire de séparation, d'atteinte d'une position de force, de travail sur l'image de soi et de Dieu sont si importants. La guérison ne dépend pas de la réaction de l'agresseur. Représentez-vous vous-mêmes transportant un fardeau toutes ces années. Vous en venez finalement à réaliser que vous avez transporté ce fardeau pour l'agresseur et vous décidez que c'est le temps de vous en décharger. Dans la confrontation, vous posez le fardeau aux pieds de l'agresseur. Vous n'avez pas à attendre pour voir s'il va le ramasser. Rappelez-vous, ce n'est pas votre responsabilité de le transporter dorénavant.

Certainement notre Seigneur ne limite pas la guérison seulement à ceux qui confrontent directement; autrement la victime dont l'agresseur est décédé serait sans espoir. La guérison peut être obtenue par des techniques thérapeutiques alternatives.

RÉFLEXIONS PRATIQUES

1° écrivez ce que vous souhaitez dire dans la confrontation. Rappelez-vous d'être spécifique au sujet de l'incident et détaillez les sous-produits que vous avez expérimenté en résultat, par exemple des problèmes sexuels dans le mariage, faible estime de soi, dépression, etc. Lisez cela à votre thérapeute ou à une personne sage qui vous offre son soutien pour recevoir un feed-back. Faites tout ajustement nécessaire. Si vous allez confrontez directement, priez que le Saint-Esprit vous donne le discernement au sujet du moment approprié. Pratiquez la confrontation plusieurs fois en face du miroir ou en présence de quelqu'un d'autre. Observez ce que votre langage corporel communique de manière non verbale. Il est important que votre langage corporel soit en harmonie avec votre message verbal.

2° Lisez 2S.12. Permettez au Saint-Esprit de vous parler au sujet des bénéfices obtenus par la confrontation. Rappelez-vous que même après le péché, David était toujours connu comme étant «un homme selon le coeur de Dieu.»

2Samuel 12:1 le Seigneur envoya donc le prophète Natan auprès de David. Natan entra chez le roi et lui dit: Dans une ville, il y avait deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre. 2 Le riche avait de grands troupeaux de boeufs et de moutons. 3 Le pauvre ne possédait qu’une seule petite brebis qu’il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui, en même temps que ses enfants. Elle mangeait la même nourriture et buvait le même lait que lui, elle dormait tout près de lui. Elle était comme sa fille. 4 Un jour, un visiteur arriva chez le riche. Celui-ci évita de prendre une bête de ses troupeaux pour le repas; au contraire, il prit la brebis du pauvre et l’apprêta pour son visiteur. 5 David fut vivement indigné par cette attitude du riche; il dit à Natan: Aussi vrai que le Seigneur est vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort! 6 Puisqu’il a agi ainsi, sans aucune pitié, il remplacera la brebis volée par quatre autres brebis. — 7 L’homme qui a fait cela, c’est toi! répliqua Natan. Et voici ce que déclare le Seigneur, le Dieu d’Israël: Je t’ai consacré roi d’Israël. Je t’ai sauvé des attaques de Saül. 8 J’ai livré en ton pouvoir la famille de ton maître Saül. J’ai mis dans tes bras les femmes de ton maître. J’ai placé sous ton autorité les peuples d’Israël et de Juda. N’est-ce pas assez? Je pourrais encore en faire bien plus pour toi. 9 Alors pourquoi m’as-tu méprisé en faisant ce qui me déplaît? Tu as assassiné Urie le Hittite, oui, tu as tout organisé pour qu’il soit tué par les Ammonites, puis tu as pris sa femme et tu l’as épousée. 10 Eh bien, dès maintenant, la violence ne cessera jamais de régner dans ta famille, puisque tu t’es moqué de moi en prenant et en épousant la femme d’Urie. 11 Écoute bien ce que je te déclare: Je vais faire venir le malheur sur toi, du milieu de ta propre famille. Sous tes yeux je prendrai tes femmes et je les donnerai à l’un de tes proches, qui couchera avec elles au grand jour. 12 Car ce que tu as fait en cachette, je le ferai arriver en plein jour, à la vue de tout ton peuple. 13 David répondit à Natan: Je suis coupable envers le Seigneur, je le reconnais. -Puisqu’il en est ainsi, dit Natan, le Seigneur te pardonne; tu ne mourras pas. 14 Seulement, dans cette affaire, tu as gravement offensé le Seigneur. C’est pourquoi ton enfant qui vient de naître mourra. 15 Puis Natan retourna chez lui. Le Seigneur frappa d’une maladie l’enfant que Batchéba, la veuve d’Urie, avait donné à David. 16 David supplia Dieu en faveur de l’enfant; il se mit à jeûner, et, quand il rentrait chez lui, il passait la nuit couché à même le sol. 17 Les plus respectés de ses serviteurs vinrent auprès de lui et l’invitèrent à se relever, mais il ne le voulut pas et refusa même de manger quoi que ce soit avec eux. 18 Au bout d’une semaine, l’enfant mourut. Les serviteurs redoutaient d’annoncer cette nouvelle à David, car ils se disaient: Tant que l’enfant était en vie, le roi ne voulait pas tenir compte de ce que nous lui disions. Comment lui annoncer maintenant que l’enfant est mort? Il pourrait commettre un acte désespéré! 19 David, les voyant chuchoter entre eux, comprit ce qui était arrivé. Il leur demanda: Est-ce que mon fils est mort? -Oui, il est mort, répondirent-ils. 20 Alors David se releva de terre, se baigna, se parfuma et changea de vêtements; puis il se rendit au sanctuaire pour y adorer le Seigneur. A son retour chez lui, il ordonna qu’on lui serve un repas et il mangea. 21 Ses serviteurs l’interrogèrent: Majesté, que signifie cette façon d’agir? Lorsque ton fils était encore vivant, tu jeûnais et tu pleurais, et maintenant qu’il est mort, tu te relèves et tu te remets à manger! — 22 Mais oui, répondit David, tant que mon fils était vivant, j’ai jeûné et pleuré, me disant: Qui sait? Le Seigneur se montrera peut-être indulgent à mon égard, et permettra que l’enfant survive. 23 Maintenant qu’il est mort, pourquoi jeûnerais-je? Jamais je ne pourrai le faire revenir à la vie! C’est moi qui irai le rejoindre, et non lui qui reviendra vers moi. 24 David alla consoler sa femme Batchéba et passa la nuit avec elle. Elle mit au monde un fils, qu’il appela Salomon. Le Seigneur l’aima 25 et le fit savoir à David par l’intermédiaire du prophète Natan. A cause de cet amour, Natan donna à l’enfant le nom de Yedidia, ce qui signifie aimé du Seigneur.

3° Mémorisez Ps.29:11 et Ps.31:24.

Psaume 29:11 Que le Seigneur donne de la force à son peuple, qu’il le bénisse en lui donnant la paix!

Psaume 31:24 Vous tous qui comptez sur le Seigneur, ressaisissez-vous et reprenez courage.

Reconnaître le pardon
 






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